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18/08/2011

Plans de prévention des risques naturels littoraux : les attentes du ministère

Gestion des risques  |  Aujourd'hui à 10h50  |  Actu-Environnement.com

A lire là : http://www.actu-environnement.com/ae/news/pprn-littoraux-...

On y relève notamment :

[…] Cinquante-six communes disposaient en février d'un plan de prévention approuvé.

Le ministère a identifié 303 autres communes considérées comme prioritaires sur l'ensemble du littoral métropolitain français, ''en raison du risque pour les vies humaines constaté actuellement, ou qui pourrait s'y accroître significativement du fait d'une urbanisation non maîtrisée''. Ces communes devront prescrire ou réviser leur PPRN Littoral d'ici 2014.

''Il importe que ces plans couvrent des bassins de risque cohérents, le plus souvent intercommunaux. Dans ce but vous pourrez étendre leur périmètre au-delà des seules communes prioritaires, indique la ministre aux préfets concernés. Il est également nécessaire de coordonner systématiquement ces plans au niveau régional, et si besoin en interrégion pour les zones à risques le nécessitant''.

Le guide méthodologique d'élaboration des PPR Littoraux est en cours de révision et une version actualisée devrait être diffusée d'ici fin 2011. Une circulaire devrait venir préciser d'ici là les grandes orientations, ''en particulier les principes relatifs à la prise en compte du risque de submersion marine et de gestion des espaces situés derrière les ouvrages de protection contre les submersions et les modalités de prise en compte de l'impact du changement climatique sur l'aléa à considérer''. Ces principes feront l'objet de décrets afin d'en ''renforcer la portée réglementaire et juridique''.

[…]

16:26 Publié dans 3.0 Contraintes Plans de Prévention des Risques | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

16/03/2011

Réunion PPRI Marseillan– Un parasol forain !

Les réactions de "Marseillan bien THAU"

PPRI Réunion publique MARSEILLAN PINET POMEROLS 16/03/2011

Quel est le but de ce PPRI ? Assurer la sécurité des biens et des personnes, mais surtout dégager l’Etat de ses responsabilités, sur le mode du « On vous avais prévenu ».

En effet, cela a été expliqué par la représentante de la DDTM ; l’Etat en a marre de casquer des sommes de plus en plus lourdes sur le fond de garantie « catastrophes naturelles ».

Il s’agit donc clairement de faire reporter sur l’habitant ou l’entrepreneur situé en zone rouge le risque … par l’intermédiaire de sa prime d’assurance !

« Ce n’est pas un parapluie que vous ouvrez à la DDTM, c’est un parasol de forain ! » a répliqué Jean Marc Bardou, gérant du camping Nouvelle Floride.

A lire ici http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2011/03/16/2...

08/03/2011

Le PPRI est dépourvu de toute logique : C'est ce que "Marseillan Thau" dit

C'est ici http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2011/03/01/2...

La conclusion souligne les incohérences sur le territoire :

Ensuite, sauf erreur de notre part, nous avons vu que Marseillan plage était très contraint. Ce qui ne semble pas être le cas de son voisin Le Cap D’Agde, puisque si nous savons bien lire, le camp naturiste ne semble pas touché, puisqu’il est en zone blanche ! Pourquoi ?

 

PPRI_AGDE

 

(Carte issue du site de la DDTM, rubrique PPRI Agde).

 

Enfin, des rumeurs persistantes accréditeraient la possibilité de remblaiements sur la commune de Sète malgré le PPRI.

La ville souhaiterait acquérir des terrains appartenant à la SNCF et à RFF sur la zone dite de « Cayenne », derrière la gare, à condition de pouvoir les remblayer pour les rendre constructibles, puisqu’ils sont situés sous la zone des 2 mètres de PHE. Les services de l’Etat seraient prêts, disent les mauvaises langues bien informées, à signer une dérogation. Si tel était le cas, Y aurait-il 2 poids 2 mesures selon la ville et selon le vendeur et l’acheteur ?  

 

Merci de nous avoir suivi jusqu’au bout de ce long exposé et au 14 mars !!!!

03/03/2011

Le souffle de Xynthia a décoiffé l’Etat. Et à Sète ?

Nous revenons sur les leçons que l’Etat a tiré de la tempête Xynthia, les échos de la réunion PPRI salle Brassens rapportés par Midi Libre, et la mise en évidence des points de désaccord  officiellement échangés entre Maire et Préfet.

Une leçon qui n'a pas été tirée en tout cas, c'est celle de la conjonction d'un risque naturel et d'un risque technologique. La région de Sète étant exposée à des risques technologiques majeurs, l'hypothèse qu'une forte immersion entraîne par un enchaînement malencontreux un accident technologique ne devrait pas être négligée.

Le Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
lance PAPI ce 17 Février 2011. Ci-dessous le texte modifié le 25 Février.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Tempete-Xynthia-...

Tempête Xynthia, un an après : des actions fortes pour prévenir les inondations

17 février 2011 (mis à jour le 25 février 2011) - Prévention des risques

Un an après la tempête Xynthia, le plan national submersions rapides vient d’être validé par le premier ministre, après une large concertation conduite de juillet 2010 à début février 2011.

Véritable feuille de route de l’Etat en matière de prévention des risques d’inondation, ce plan, doté d’un budget de 500 M€, comprend plus de 60 actions concrètes. Et un nouvel appel à projets "programmes d’actions de prévention des inondations " (PAPI) est lancé.

Ce dispositif complet vise

  • à mieux maîtriser l’urbanisation dans les zones dangereuses,
  • améliorer la vigilance météo et l’alerte des populations,
  • et renforcer la fiabilité des digues

Il se décline en  quatre axes prioritaires du plan submersions rapides.

1 Maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques

  • Accélération des plans de prévention des risques littoraux (PPRL). Dans un délai de 3 ans, 242 nouvelles communes littorales devront être couvertes par un plan de prévention des risques (PPR). Les PPR de 68 communes seront également révisés ; la prise en compte des risques en amont dans les stratégies d’aménagement sera encouragée ;
  • Aucune construction de digue ne pourra être autorisée pour ouvrir de nouveaux secteurs à l’urbanisation ;
  • L’Etat proposera à la fin 2011, un référentiel technique officiel de travaux de prévention du risque d’inondation dans l’habitat existant, qui servira de support aux professionnels (bâtiment, experts, administration) pour définir, prescrire, ou réaliser des travaux.

2 Améliorer les systèmes de surveillance, de prévision et d’alerte

  • Mise en place par Météo France d’une vigilance spécifique météo « vagues submersions » pour fin 2011. Pour chaque département littoral, elle définira grâce au code couleur en vigueur – vert, orange, rouge - un niveau de vigilance, en fonction des prévisions de niveau de mer et de hauteur des vagues ;
  • Une meilleure couverture du territoire par le renouvèlement et le renforcement du réseau de radars hydrométéorologiques. Ce plan radar sera réalisé sur 10 ans et représente un investissement supplémentaire de Météo France et du ministère du développement durable de 10,6 M€. 1,4 M€ seront mobilisés dès 2011 ;
  • L’extension du réseau de cours d’eau surveillé par l’Etat. 20 800 km de cours d’eau font actuellement l’objet d’une surveillance par l’Etat sur le territoire métropolitain. Aux extensions déjà prévues - pour un linéaire de l’ordre de 600 km sur 2010 et 2011 – s’ajouteront dans les deux ans qui viennent celles actuellement à l’étude.

3 Renforcer la fiabilité des digues

L’engagement de 1200 km de travaux de confortement d’ouvrages est prévu sur la période 2011-2016 et l’Etat mobilisera pour cela des ressources de l’ordre de 500 M€.

Le travail de recensement des digues sera achevé d’ici la fin du 1er trimestre 2011 pour les digues fluviales et d’ici la fin de l’année pour les ouvrages maritimes.

Les services de contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques (digues et barrages) ont été regroupés au sein des Directions Régionales de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, et renforcés à hauteur de 50 postes sur 2009-2011.

4 Développer une véritable culture du risque

Les plans communaux de sauvegarde, procédures visant à préparer et organiser la commune pour faire face aux situations d'urgence, seront rendus obligatoires dès prescription d’un plan de prévention des risques.

Actuellement ils ne sont mis en place que pour les PPR approuvés.

Un nouvel appel à projets "programmes d’actions de prévention des inondations " (PAPI)

Un nouvel appel à projets PAPI lancé. Ces contrats entre un maître d’ouvrage, l’Etat, les collectivités locales permettent de déployer sur un bassin de risques une politique cohérente, qui prend en compte tous les aspects de la prévention :

  • maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risques,
  • réduction de la vulnérabilité du bâti existant,
  • protections,
  • alertes,
  • information préventive

Cette nouvelle génération de PAPI intègre désormais explicitement le risque de submersion marine. 48 PAPI ont été financés depuis 2002.

Afin d’assurer la cohérence de la politique de gestion des risques d'inondation, la ministre a annoncé la mise en place d’une nouvelle gouvernance, ouverte aux collectivités territoriales et à la société civile.

En effet, il ne peut exister de politique de prévention des inondations efficace et pertinente sans un effort collectif et un dialogue constant entre tous les acteurs concernés.

« Dans notre façon d’appréhender le risque d’inondation, il y a désormais un avant et un après Xynthia. Cependant, il est à déplorer que la prise de conscience actuelle de la réalité du risque de submersions marines se soit faite au prix de tant de morts et de familles anéanties. Trois mois plus tard, les pluies torrentielles du Var avec leur cortège de victimes sont venues à leur tour nous rappeler notre grande vulnérabilité face aux inondations.
Le plan présenté aujourd’hui a pour objectif de protéger les populations et de sécuriser l’ensemble du territoire. Mais au-delà de ces mesures, il nous faudra également résister à la tentation de l’oubli car c’est bien notre capacité collective à entretenir le souvenir de tels drames qui est la meilleure garantie pour éviter les erreurs du passé en particulier en matière d’aménagement et d’urbanisation
». a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet.

Et à Sète ? Chi va piano, va sano e va lontano

Quelle que soit la volonté de la Municipalité de freiner des 4 fers, il semblerait quand même que la prescription en rouge ci-dessus, devrait s’appliquer immédiatement, puisque le Préfet a pris arrêté pour nous prescrire le PPR.

 

Midi Libre Édition du jeudi 24 février 2011

PPRI : une histoire de remblais à déblayer...

 

Cent cinquante personnes ont assisté mardi soir, salle Brassens, à la réunion publique concernant le projet de plan de prévention des risques d'inondation présenté il y a quelques semaines en conseil municipal.

Encore une fois, des techniciens de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) sont venus détailler le contenu de ce plan et ses conclusions pour une Île singulière   « très concernée par les effets de la submersion marine ».

Et particulièrement   « les quartiers situés de part et d'autre de la voie ferrée et du canal de la Peyrade ». Dans cette   « zone exposée au risque », est interdit tout type de construction, d'ouvrage ou d'aménagement. Pas question de remblayer, donc.

Sauf que le document précise qu'   « une exception est faite pour le secteur situé entre la voie ferrée et le canal de la Peyrade ». Raison invoquée :   « un projet stratégique de pôle d'échange multimodal autour de la gare ferroviaire de Sète ».

L'exception prévaut dans la mesure où il n'y a pas de logements, selon les techniciens de la DDTM. Or, notamment autour du bassin du Midi, il pourrait y en avoir.

Bref, on se noie devant tant de contradictions. Il serait temps que la transparence surnage.


Y.D.

Secteur de la gare SNCF

  • Document du Préfet (produits en Septembre 2007) :

    Légendes

    Les aléas dans ce quartier vont de fort (rouge) à moyen (moyen). Cette cartographie des risques connue depuis septembre 2007, ne gêne pas trop la Ville qui dans son PADD de fin 2008 affichait malgré tout sa volonté d’urbaniser tout ce secteur vide de constructions ou très peu dense, comme rappelé ci-dessous.

    Conseil Municipal du 11 Février 2011 délibération 2011-02 page 1
    http://www.sete.fr/IMG/pdf/conseil-fevrier-2011.pdf donne le détail des arrangements envisagés avec le Préfet :
  •  L’article R562-8 du Code de l’Environnement prévoit que les avis recueillis lors de cette phase de consultation  seront  annexés  ou  consignés  au  registre  d’enquête.  (Toutes  suggestions  ou  contre-propositions  éventuelles  au  projet  présenté,  devront  être  expressément  formulées  et  dûment motivées dans la délibération).
     
    L’étude  détaillée  du  dossier  de  projet  de  PPRI  permet  d’acquérir  une  compréhension  des phénomènes naturels pris en compte et des objectifs recherchés pour la prévention des risques de submersion  marine,  ainsi  que  des  mesures  règlementaires  d’utilisation  des  sols  et  de  prévention proposées.
     
    La concertation menée avec les services de l’Etat lors de l’élaboration du PPRI a eu pour objectif de concilier  au  mieux  la  nécessaire  prise  en  compte  des  risques  avec  les  enjeux  économiques stratégiques.
     
    Ainsi : 
     
    - Pour les activités telles que la pèche, la conchyliculture et le nautisme, qui nécessitent la présence  de  la  mer,  de  l’étang  et  du  canal,  la  prise  en  compte  de  la  construction  des  planchers techniques au niveau du terrain naturel.
     
    - Dans le périmètre du futur Pôle d’Echange Multimodal (PEM), l’autorisation de remblais dés lors qu’il n’y a pas une aggravation de la vulnérabilité des biens et des personnes
     
    La réalisation future du PEM  est en effet reconnue comme d’intérêt régional pour le développement des  transports  en  commun  notamment  ferroviaires  et  nécessaire  au  plan  des  déplacements multimodaux à l’échelle  de l’agglomération.  Ce Pôle constitue un atout essentiel pour les activités commerciales  et  passagers  du  port    régional  sétois  et  de  manière  générale  pour  le  devenir économique de la ville.

    Ce secteur est le dernier lieu d’urbanisation possible de la ville de Sète, dont le territoire est à la fois très attractif et très limité par des contraintes naturelles fortes.
     
    Il s’agit d’un projet global, élaboré en concertation depuis 2007 avec les services de l’Etat, la Région Languedoc Roussillon, le Conseil Général de l’Hérault, Thau Agglomération, la SNCF et  RFF, qui intègre  la  mixité  des  fonctions  urbaines  (transport  public  activités  économiques  et  habitat notamment social). De plus, ce projet structure la desserte urbaine multimodale (routière, ferroviaire et fluviale), depuis les entrées Est et Nord de la commune.
     
    Le périmètre est à l’échelle du projet, il s’étend depuis la gare, au Nord et à l’Est du Bassin du Midi sur un foncier essentiellement public. 
     
    Le remblaiement des terrains classés en zone UB1 ET RU1 sera effectué sous maitrise publique dans le cadre financier des opérations d’aménagement. Une fois réalisé et constaté une révision du PPRI  pourra  prendre  en  compte  le  niveau  du  terrain  pour  une  évolution  du  zonage  et  de  son règlement.
     
    L’étude  du  dossier  soumis  à  consultation  a  permis    toutefois  de  relever  des  dispositions  dans  le projet  de  zonage  et  le  projet  de  règlement,  qui  doivent  faire  pour  la  ville  de  Sète  l’objet  de  modifications, au regard d’enjeux fort de renouvellement urbain et de développement économique.:
     
     1ère modification Le   projet   de  règlement   du   PPRI   dans   la   seconde   partie :   « Clauses règlementaires  applicables  aux  projets  nouveaux dans  chaque  zone »  au  paragraphe  4  « Zones bleues de précaution BU et BU1 » devrait autoriser pour les constructions en secteur urbain que la surface du 1er plancher, aménagé exclusivement à usage de stationnement, (garage) soit calé au minimum à la cote 1.5 m NGF et non de 2.m NGF comme le propose le règlement, sous réserve de l’application  de  mesures  constructives  garantissant  l’étanchéité  des  locaux  en  cas  de  crue  et  le calage de tous les accès au dessus de la cote 2.00 m NGF.                                           
      
    Le calage à 1.5m NGF de la surface des planchers de garage, du fait des conditions énoncées, ne constitue pas une aggravation du risque, mais procure des conditions plus favorables de réalisation technique pour la réhabilitation et le renouvellement des constructions en zone urbaine.
     
    2ème modification : Les cartes de zonage  réglementaire, planches 1/2 et 2/2 doivent intégrer dans le  secteur  de  Villeroy  les  données  altimétriques  (origine  Orthophotoplan  2009)   qui  lui  ont  été communiquées par la commune et qui n’ont pu être retranscrites à temps. 
     
    3ème modification  La  carte  de  zonage  réglementaire,  planche  1/2  comportent  des  zones  BU1  et RU1  attenantes, localisées au Nord et Est du Bassin du Midi, dans lesquelles sont autorisés les remblais ; elles sont destinées à la réalisation d’un Pôle d’Echange Multimodal.
     
    Or les terrains classés en zone RU et BU au Nord du RD2 en continuité territoriale du périmètre du projet de Pôle d’Echange multimodal doivent, en toute logique d’aménagement de ce territoire,  être classés  en  zone  RU1  BU1  afin  d’assurer  un  renouvellement  urbain  à  vocation  économique complémentaire d’intérêt communautaire, cohérent avec celui du Pôle d’échange
     
    Après  en avoir délibéré, le Conseil municipal :
     

    APPROUVE   le  projet  de  PPRI  ci-joint,  soumis  à  la  consultation  officielle  de  la  collectivité  par  les  services  de  l’Etat,  sous  réserve  de  la  prise  en  compte    des modifications suivantes
     
    1.   Autorisation  pour  les  constructions  en  secteur  urbain  que  la  surface  du  1er  plancher  aménagé exclusivement à usage de stationnement (garage) soit calé au minimum à la cote 1.5m NGF, sous réserve de l’application de mesures constructives garantissant l’étanchéité des locaux en cas de crue et le calage de tous les accès au dessus de la cote 2.00 m NGF. 
     
    2.   Intégration  dans  le  secteur  de  Villeroy  et  pour  certaines  parcelles  identifiées  des  données altimétriques, (origine Orthophotoplan 2009)  communiquées par la ville.
     
    3.   Classement en zone RU1 et BU1 des terrains classés en RU et BU situés au nord du RD2.

  • Document de la Ville (Novembre/Décembre 2008) :

    Les projets de la ville ont été abordés à plusieurs reprises. On était clairement à cette époque là, sur un scénario d’urbanisation importante dans le secteur de Cayenne et de la gare.

    Le bassin de Cayenne devait être prolongé vers l’Est par un nouveau canal. Des résidences d’étudiants ont été un temps envisagées dans ce secteur là, en raison de la proximité de la gare et de l’augmentation des cadences de TER en rapport avec la future ligne grande vitesse du TGV.

    A l’occasion du PADD, on a eu droit à cette magnifique illustration de la gare double face, dotée d’une nouvelle entrée côté route de Balaruc, et pompeusement décrite comme un projet multimodal. Mais beaucoup moins de détails dans le document officiel de présentation du PADD http://www.sete.fr/IMG/pdf/PADD_Nov_2008.pdf

    Quelques parkings supplémentaires autour d’une gare réunissant trains régionaux, autobus de la ville et du département, et une hypothétique desserte par bateaux ultra-locale ou improbable (transports fluviaux, bateau de croisière, ferry), ne confèrent pas à ce projet le caractère multimodal au sens où on l'entend dans les Cercles de la Communauté Européenne qui est plus axé sur les transports logistiques ou des nœuds de transport de voyageurs beaucoup plus vitaux que ce que peut ambitionner le projet sétois avec une activité économique peu performante, durable partout y compris sur Aquatechniques qui aura perdu son industrie lourde et où on ne pourra guère attirer en remplacement, de grandes activités de services employant un personnel important.

22/02/2011

Plan de prévention des risques

A la suite de la réunion organisée par le Préfet, ce mardi 22/02/2011 Salle Brassens, en introduction de l'enquête publique de mars, portant sur le Plan de Prévention des Risques d'Inondations, notre dossier Risques (voir rubrique PAGES à droire en haut) a été complété afin de vous permettre d'accéder directement aux documents officiels .

http://www.herault.equipement.gouv.fr/article.php3?id_art...

05/03/2010

Cartographie des risques d’innondation de 2007

MIDI LIBRE Édition du mardi 2 mars 2010

Hérault : La carte d'un bassin de Thau sous les eaux

La carte d'un bassin de Thau sous les eaux

DR

 


Des digues qui cèdent sous les vagues de l’Atlantique. C’était dimanche matin, dans deux paisibles communes de Vendée.

  • Il y a 8 ans, en septembre 2002, la petite ville d’Aramon, dans le Gard, était piégée par la crue du Rhône. Là aussi une histoire de digues rompues.
  • Trois jours plus tôt, le Gardon sortait de son lit à Alès et dévastait le quartier populaire des Près Saint-Jean.
  • En 1988, un épisode pluvieux d’une rare intensité ravageait la ville de Nîmes. A chaque fois, on a compté les morts par dizaines.

Et le coût de la reconstruction a atteint des millions d’euros. A chaque fois, les populations sont restées incrédules face à de tels évènements. Ces catastrophes sont inimaginables par temps calme. Et ne se produisent qu’une fois par siècle. Ce qui incite souvent à minimiser les risques.

Faut-il craindre un tel scénario pour le bassin de Thau ? La question mérite d’être posée. D’autant que les services de l’Etat ont édité, en 2007, une carte des zones inondables autour de l’étang.

Cette carte, que Midi Libre vous révèle en exclusivité, est un outil de travail. Et n’a pas été validée pour élaborer le Plan de prévention des risques d’inondations (le fameux PPRI).

Mais sa diffusion auprès des élus avait provoqué de vives contestations. On a crié au catastrophisme, dénoncé le blocage de tous les projets de développement urbanistique. Elle est actuellement en débat. Ce n’est pas la modélisation du risque qui est dénoncée mais la probabilité qu’il se produise.

A l’époque, Midi Libre avait décidé de ne pas diffuser ces documents afin éviter un vent de panique dans la population. L’actualité récente a remis en lumière cette carte. Que nous vous livrons aujourd’hui, assortie des commentaires de deux élus locaux, François Commeinhes, maire de Sète et président du Syndicat mixte du bassin de Thau et Christophe Morgo, conseiller général de Mèze.

Ce document doit être regardé avec précaution et lucidité.

  • Précaution car il se base sur une crue centennale.
  • Lucidité parce que l’actualité de ces derniers jours en Vendée, de ces dernières années dans le Gard, a montré que le pire est toujours possible.

Ces catastrophes surprennent toujours par leur intensité et leur décalage avec la paisible réalité du quotidien. Pensez-vous un tel scénario imaginable dans le bassin de Thau ?

François Commeinhes : Il y a des différences fondamentales entre le secteur touché ce week-end en Vendée et le bassin de Thau. Là-bas, les terres ont été prises sur la mer alors qu’ici, toute la ville est construite au-dessus du niveau de la mer. Même à Villeroy, 54 000 tonnes de remblais ont été apportées pour surélever les nouvelles constructions.

Christophe Morgo : A mon avis, cela ne peut pas être aussi important que sur la côte Atlantique puisque les mouvements de la Méditerranée sont beaucoup moins forts que ceux de l’Océan.
Mais il est indéniable qu’il y aura, un jour ou l’autre, une submersion de certains de nos territoires. S’il y a de fortes pluies et un gros vent de sud, chacune des 22 communes du "Sage" (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) sera touchée. J’ai peur qu’il y ait une catastrophe un jour.

Les projections réalisées par les services de l’Etat (carte ci-dessous) vous semblent-elles réalistes ?

François Commeinhes : Si on s’en tient aux préconisations présentées dans ces documents, Sète, Marseillan ou Mèze sont rayées de la carte, Vic devient une île. Les recommandations de l’Etat qui se basent sur une élévation du niveau des eaux d’1,80 m, il faut évidemment en tenir compte mais on ne peut pas construire un port, une école de voile ou un mas conchylicole sur le Larzac.

Christophe Morgo : Il y a des incohérences. Il existe des communes où des parties sont classées en zone inondable alors qu’il n’y a aucune raison. Sur ce dossier, les ingénieurs de la DDE se sont montrés très prudents, trop prudents. De toute façon, on a pris beaucoup trop de retard par rapport à ces risques. Les PPRI (plans de prévention des risques inondation), il fallait les faire il y a cinquante ans de cela.

Êtes-vous, en tant qu’élu, favorable au principe de précaution poussé à l’extrême ?

François Commeinhes : Qu’on prenne toutes les précautions est une obligation. Mais il faut aussi savoir s’adapter, comme nous l’avons fait à Villeroy. Qu’on ne construise pas d’habitations sur les zones situées à moins de 2 m du niveau de la mer, d’accord, mais il faut pouvoir construire au-dessus en consacrant les rez-de-chaussée à des activités qui ne sont pas liées à l’habitat. Ce sont des préconisations architecturales qu’il faut imposer mais cela ne doit pas empêcher de construire.

Christophe Morgo : Non. A les écouter, il n’y aurait aucune vie humaine autour du bassin de Thau. Il y a cinquante ans, on a fait d’énormes erreurs sur ce territoire. Je pense à l’urbanisation en front de mer comme Frontignan plage ou Marseillan-plage. Ce sont des zones habitées à l’année qui ne devraient pas l’être.

Quel est l’avenir du bassin de Thau si on se base sur ces cartes ?

François Commeinhes : Il y a 120 000 habitants sur le bassin qui continuent à travailler, à se déplacer, à se loger. Et il y a la nécessité de développer la vie économique, de densifier l’habitat sur les zones d’emploi pour éviter les déplacements et l’émission de CO2. Il faut aussi répondre aux sollicitations de la population et de l’Etat qui nous demande de créer des logements. Tout réside en fait dans l’équilibre qu’il nous faut trouver entre les préconisations de l’Etat et les attentes de la population.
Christophe Morgo : Aucun. Le reproche que l’on peut faire à ces cartes, c’est qu’elles ont été faites par des ingénieurs dans des bureaux. Il y a des constructions qui ont été faites, il faut en tenir compte. Le bassin de Thau est un territoire prisé, trop prisé. Mais aujourd’hui il faut dire stop. Il y a des communes qui ont construit sur des zones humides ! C’est contre nature ! Les maisons sur le Lido c’est par exemple la porte ouverte à tout. Et les élus ne seront plus là quand la catastrophe se déclenchera…

Un élu peut-il assumer seul l’urbanisation des zones à risques ?

François Commeinhes : La charge d’élu n’est pas forcément de tout repos. Il faut savoir prendre ses responsabilités. Il y a des intérêts divergents à faire cohabiter.

Christophe Morgo : Un élu s’appuie sur son conseil municipal. Il y a discussion. Mais malheureusement, il y a trop d’argent. On promet des travaux d’aménagement, de sécurisation et… un jour ou l’autre, la nature reprend ses droits. Mais ici, sur le bassin, on est de plus en plus exposé, notamment à cause de la crise viticole : les vignes sont abandonnées, plus entretenues et cela entraîne plus de ruissellement. De plus, pour s’en sortir, les viticulteurs demandent que leurs terrains deviennent constructibles, ça bétonne et ça ruisselle encore plus…

Découvrez la carte des zones qui seraient touchées par une crue centennale autour du bassin de Thau.

François DORÉ et Philippe MALRIC