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29/01/2013

Midi Libre 27/01/2013–Point sur la restauration immobilière à Sète

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Midi Libre 27/11/2011 Logements dégradés : rénover, raser, reconstruire

Midi Libre 29/09/2011 PRI Ile Sud L'inquiétude grandit rue Carnot

Midi Libre 29/09/2011 PRI Ile Sud Au 35 rue Carnot, le PRI hante les nuits des résidents

Midi Libre 16/06/2011 PRI Ile Sud  Rénovation du quartier des Quatre ponts

28/11/2011

Sète : rénover, raser, reconstruire …

Pour le quartier des 4-Ponts une réunion analogue à celle qui s'est tenue Salle Georges Brassens vendredi soir, aura lieu au gymnase Di Stephano, 23 rue Romain-Rolland, le 6 décembre à 18h30

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Plan des rénovations des 4-PONTS fourni par la Ville lors de la réunion : 1106941725.jpg

 Cliquer sur la vignette ci-contre pour l'agrandir et l'explorer

 

 
 

MIDI LIBRE 27/11/2011, 12 h 01 | Mis à jour le 27/11/2011, 12 h 05

Sète Logements dégradés : rénover, raser, reconstruire

Réagir

Avant l’éventuel accord d’aides, un technicien juge de l’état du logement.

Avant l’éventuel accord d’aides, un technicien juge de l’état du logement. (ARCHIVES)

Ne pas se fier aux sigles : PNRQAD pour plan national de rénovation des quartiers anciens défavorisés ; OPAH pour opération programmée de l’habitat. Ne pas s’y fier mais se dire que derrière ces termes peu encourageants, il y a des opérations importantes de rénovation urbaine.

L’une, l’OPAH, est destinée aux propriétaires de logements en mauvais état qui souhaitent les réhabiliter, soit pour les occuper, soit pour les louer. Pour en bénéficier, il faut respecter des conditions de ressources (occupants) ou s’engager à pratiquer des loyers plafonnés (non occupants).

L’autre, le PNRQAD, permettra à la ville de racheter des immeubles entiers pour les “requalifier”, c’est-à-dire dans la plupart des cas les détruire (lire ci-contre).

Une réunion d’information a eu lieu vendredi soir salle Brassens. Et pour une fois, la Ville (PNRQAD) et Thau agglo (OPAH) se sont unies pour présenter les différents dispositifs.

Avec l’OPAH, des subventions jusqu’à 30 000 €

L’OPAH couvre trois quartiers de Sète : Révolution, Quatre Ponts et Saint-Louis. Et doit permettre dans les cinq ans à venir de rénover environ 300 logements. L’enveloppe globale (Thau agglo, agence nationale de l’amélioration de l’habitat et conseil général) est fixée à 5,5 M€.

Pour quels travaux

Les travaux d’amélioration de confort, d’efficacité thermique (chauffage, isolation) et d’accessibilité (personnes handicapées, personnes âgées) sont pris en compte. Une première visite est effectuée avec un technicien pour juger de l’état du logement. Cet état détermine le pourcentage de prise en charge des travaux. Ensuite, le dossier est complété avec les devis et étudier par les financeurs.

Pour quels montants ?

La subvention peut aller jusqu’à 30 000 €. En fait les travaux, plafonnés à 50 000 €, peuvent bénéficier selon les cas (état du logement, type de travaux, ressources du propriétaire) de 10 à 60 % de subventions.

Comment s'y prendre ?

Pour l’OPAH, Thau agglo a missionné le cabinet In situ qui tient une permanence le mercredi matin de 9 h 30 à 12 h 30 et sur rendez-vous (1, rue Raspail).
Tel. : 04 67 74 16 19.

Ailleurs

Dans les autres quartiers de Sète et dans les villes et villages de l’agglo, un autre dispositif, moins ambitieux, est mis en place : le programme d’intérêt général, doté de 1,3 M€. Il fonctionne grosso modo sur le même principe que l’OPAH.
Rens. : 04 99 52 97 92.

LE PNRQAD ?

Le PNRQAD vise des immeubles ciblés trop dégradés pour être réhabilités. Grâce à ce fond de 31 M€ (ville, ANRU), ils seront rachetés par la puissance publique. Puis rasés dans la plupart des cas et reconstruits. À Sète, 28 immeubles sont concernés (166 logements) dans les quartiers Îlot sud, Caraussane, Jean-Jaurès, Saint-Louis et Quartier Haut.

Ces immeubles seront recyclés en 118 logements dont 23 logements sociaux et 57 en loyer maîtrisé.

Avant l’éventuel accord d’aides, un technicien juge de l’état du logement.

03:18 Publié dans 3.1 PNRQAD | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

01/10/2011

PRI Ile Sud - Plan de restauration immobilière : l’inquiétude grandit rue Carnot

Le dossier de restauration immobilière du “35 r Lazare CARNOT”  est un des plus complexes, que la Ville de Sète devra traiter sur le plan humain.

En ayant pleinement le droit de préempter, exproprier ou procéder à des évictions, et expulser, la Ville a tous les outils en main pour arriver à ses fins. Tout un éventail de choix s’offrent à elle :
- permettre une restauration à la papa, en offrant beaucoup de facilités aux propriétaires de bonne foi (nous insistons sur la bonne foi) pour conserver leur bien, l’améliorer, ou le céder dans de bonnes conditions 
- ou à l’autre extrême, aller vers une restauration plus musclée que tout le monde appréhende et qui va permettre à un promoteur de  récupérer à un prix attractif l’essentiel des 800 m² de restauration et de réaliser une bonne opération en revendant les lots totalement restructurés à de petits investisseurs attirés par la pression démographique qui s’exerce sur Sète et la région.

De l’autre côté de la barrière, les copropriétaires “historiques” (hors SA ELIT) sont des personnes fragiles. La plupart d’entre eux ont toujours vécu dans cet immeuble. Ils ont contribué en dépit de l’exode massif vers le “Château Vert” qui a attiré tous ceux qui soufraient déjà de la vétusté de leur logement - à faire que cette rue ne soit pas totalement abandonné, par sa population d’origine.
Peu rompus à l’accélération du monde moderne, ils s'éternisent sur les difficultés passées imputables à l'aménageur, la SA ELIT, et à leur syndic; ils anticipent plus facilement sur les difficultés à venir possibles que sur les solutions qui pourraient les aider à mieux s'en sortir, c'est à dire estimer leur patrimoine de façon réaliste - en vue d’investir ou d’en tirer une valeur - au plus juste juste, qu’ils aient ou non les moyens suffisants pour faire les travaux imposés, en restant dans le cadre strict de la loi.
A leur décharge, ils ont chacun à affronter des situations  délicates autant que différentes. Comme on est loin du concept de copropriété à problème où les gens se chamaillent ou sont bloqués par l’attitude d’un copropriétaire, on est en droit d’attendre que la Ville les aident à franchir les étapes difficiles de façon plus évidente que cela n’a été fait jusqu’à présent.

En effet, la SA ELIT dans son rôle d’aménageur, qui peut rafler un maximum à la fin en faisant porter le chapeau aux copropriétaires, a du mal à imaginer qu’elle peut apporter un concours suffisant pour que ces personnes sortent des fausses solutions qu’elles espèrent sans les nommer. La Ville serait bien inspirée d’exhorter son aménageur à être plus didactique et serviable sur ce point.

En ce qui nous concerne, CETTE Evolution recommande à toutes les copropriétés touchés par une DUP de travaux obligatoires et à leur Conseil Syndical , de jouer pleinement leur rôle de décideur et de ne pas laisser la SA ELIT, leur Syndic, ou leur Architecte, les embarquer sur des solutions qui dépassent leur agrément ou les exigences de la DUP, qui conduirait ces derniers, de fait, à décider à leur place  :

  1. de s’assurer qu’il n’existe aucune divergence de vue entre copropriétaires sur leur règlement de copropriété. En cas de désaccord important notamment sur le financement des travaux des communs, les copropriétaires les plus diligents doivent exiger le recours à un expert ou un juge pour régler les points de litiges
  2. de choisir un syndic – si ce n’est déjà le cas - dont ils pourront mesurer la capacité à les guider dans leurs droits et leurs démarches pendant la DUP, et à permette aussi bien à la copropriété qu’à chacun des copropriétaires, de prendre des décisions réalistes en leur présentant à chaque étape, un lot complet d’alternatives répondant à leurs besoins 
  3. de rechercher et sélectionner, le plus rapidement possible, un homme de l’art, architecte ou un bureau d’étude, en demandant des devis sur une pré-étude et une estimation des travaux correspondant strictement aux exigences de la DUP telle qu’elle a été voté par le Conseil Municipal. Le coût de cette pré-étude, relativement modeste et accessible à toute Copropriété, permettra d’estimer sérieusement le coût des travaux réels, chose que ne permet pas de faire le barème standard appliqué par la SA ELIT évoqué en fin d’article.
  4. de s’imposer et d’exiger des échanges écrits, rédigés dans un langage compréhensible par tous, et totalement explicites de façon à éliminer tout non dits

Si ces pré-requis ne sont pas réalisés, la Copropriété et les copropriétaires, ne se donnent aucune chance  pour pouvoir

  • négocier correctement les cessions de bien qu’ils envisageraient
  • ou piloter convenablement leur projet de rénovation, en particulier pouvoir rechercher puis rentrer dans le détail des aides réelles consenties par les pouvoir public, et voir parallèlement comment étaler les travaux sur une période de temps la plus large possible pour lisser les efforts de financement.

Les Copropriétés qui s'avèreraient incapables de prendre leurs responsabilités  en suivant ces recommandations, ne pourront se plaindre par la suite que la SA ELIT prenne par défaut la responsabilité complète de la restauration et de son pilotage.

MIDI LIBRE  29/09/2011, 16 h 35 | Mis à jour le 29/09/2011, 16 h 58

2 réactions

Claude Jouelle est l'une des habitantes d'un immeuble insalubre rue Lazare-Carnot.

Claude Jouenne est l'une des habitantes d'un immeuble insalubre rue Lazare-Carnot.
(PATRICE CASTAN)

Frappé par une Déclaration d’utilité publique depuis 2005, le n°35 de la rue Lazare-Carnot devra impérativement être rénové. Dans le cadre du Plan de restauration immobilière, la SA Elit  (Société d'équipement du littoral de Thau) doit orchestrer cette rénovation, et veiller notamment à ce que chaque co propriétaire verse sa quote-part de travaux qui seront très lourds.

Or, la majorité des résidents du “35” n’ont pas des revenus leur permettant de faire face à un investissement pouvant se monter, pour chacun, à plusieurs dizaines de milliers d’euro. Et pour autant, aucun des propriétaires occupants, parfois très âgés, n’envisage de quitter l’immeuble un jour.

La SA Elit assure que des aides seront accordées, que les travaux sont incontournables et qu’elle n’a pas l’intention de tyraniser les résidents.

Il faudra bien, pourtant, avancer... Plus d’informations demain dans votre édition locale.

Glossaire :

Déclaration d’utilité publique de travaux (DUP) :
Une procédure administrative qui dans le cadre d’une opération d’aménagement permet à la Ville d’obliger les propriétaires privés à entreprendre des travaux fixées par elle, en les expropriant au besoin.
En outre, de façon à attirer des investisseurs en leur permettant de bénéficier d’une fiscalité avantageuse,  la loi Malraux par exemple, l’essentiel de la Ville de Sète a été classé en
ZPPAUP. Il en en résulte que tous les travaux dans cette ZPPAUP passent par l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France, alourdissant ainsi la facture pour tout les propriétaires alors que l’intérêt fiscal pour les gros investisseurs n’est plus que virtuel.

 

Au 35 rue Carnot, le PRI hante les nuits des résidents

MIDI LIBRE 30/09/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 30/09/2011, 11 h 36
PATRICE CASTAN

8 réactions

Au 35 : 2 logements à la SA Elit, 3 locataires, 5 proprios occupants, dont C. Jouenne.

Au 35 : 2 logements à la SA Elit, 3 locataires, 5 proprios occupants, dont C. Jouenne. (© D.R)

Claude Jouenne a 66 ans. Et, en 2004, elle a investi 83 000 € dans un petit appartement de la rue Carnot, au cœur du quartier Quatre-ponts à Sète.
45 m2 en bon état, avec climatisation, mezzanine et terrasse. Tranquille. D’autant plus tranquille qu’autour, "la SA Elit grignote, rachète des logements pour rénovation dans le cadre du PRI. Du coup, il y a beaucoup moins de voisins." Sauf que le Plan de restauration immobilière qui avance dans l’objectif de "lutter contre l’habitat indigne" a, aussi, “frappé” à sa porte. Dès 2005, avec une première Déclaration d’utilité publique, renouvelée dernièrement, pour 5 ans, le temps que le projet de rénovation aboutisse.

Il faut dire que si l’appartement de Claude Jouenne est plus que décent, ce n’est pas le cas des parties communes du 35, rue Carnot, ainsi que de certains logements qui n’ont pas connu de rénovation en bonne et due forme depuis un demi-siècle. C’est de cela que l’on a parlé en juin, en réunion de copropriété, avec, à la table, des représentants de la SA Elit, qui s’est rendue propriétaire de deux logements.

Car pour mettre en musique la rénovation des lieux, la société d’économie mixte doit s’assurer que chaque copropriétaire (ils sont une dizaine) paiera sa quote-part. Et c’est bien là que le bât blesse. Car si Claude Jouenne est disposée à investir dans la rénovation d’un immeuble qu’elle ne compte pas quitter, d’autres copropriétaires, "âgés de plus 80 ans et qui ont de petites retraites", se voient mal engager de lourdes sommes. Et encore moins quitter une adresse où ils résident depuis parfois 50 ans.

Mais de quelles sommes est-il question, justement, pour chaque copropriétaire ? Difficile de savoir. Claude Jouenne pense que "ce sera certainement plus de 15 000 €".

Isabelle Giordano dont la mère, Manuela Mirales, 88 ans et 320 € de retraite, est propriétaire au 35, estime que ce sera bien au-delà. Et s’inquiète de la "vision globale" de la SA Elit : "Nous avions déposé un projet de rénovation de la terrasse. Il y a 3 ans, nous avions même trouvé une entreprise et provisionné l’argent. Mais là où lui nous demandait 15 000 €, la refaire “à l’ancienne” comme le veut l’architecte des Bâtiments de France et la SA Elit, revient à 37 000 € ! Pour le tout, à mon avis, ce sera 70 000 €... chacun !"

Sera-t-il possible d’envisager une rénovation a minima puis de progresser par palier, de façon à ce que chaque copropriétaire puisse suivre ? Rien n’est moins sûr. Pour autant, la SA Elit devra mener à bien la rénovation du “35”.

Quant à la perspective de vendre à l’aménageur à défaut de pouvoir financer, il faudrait apparemment le faire "à un prix ridicule : on nous parle de 700 € le mètre, assure Isabelle Giordano.

C’est vrai, l’immeuble est en mauvais état. Mais vous savez, ici, ce n’étaient que des pêcheurs et des ouvriers. Ils n’avaient pas de moyens et un syndic laxiste. Ce sont des gens qui ne sont jamais allés au resto, ou en vacances. Ces appartements, c’est tout ce qu’ils ont. Et il faudrait les mettre dehors ?"

Depuis quelques mois, Au 35 de la rue Carnot, les mamies sétoises s’enferment à double tour dès qu’elles entendent parler de PRI.

11/12/2010

PNRQAD, le retour : Trois quartiers dégradés seront rénovés

MIDI LIBRE - Édition du vendredi 10 décembre 2010

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Urbanisme : Trois quartiers dégradés seront rénovés

Éligible au programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), la Ville s'apprête à créer 450 logements sur 7 ans

« Reconstruire   la ville sur la ville. » Si ce leitmotiv politique, qui caractérise entre autres la deuxième mandature Commeinhes, est fustigé par des opposants qui voient dans les actions du maire celles d'un promoteur, il est assumé tant et si bien qu'aujourd'hui, le premier magistrat sétois peut se satisfaire de la mise en place d'un « programme sétois de requalification des quartiers anciens dégradés » (PNRQAD). 60 M sur 7 ans, 450 logements (dont 170 sociaux) livrés entre Révolution, Île Sud et Quartier Haut : la manne est d'importance.

Rappelons que Sète a très vite répondu à l'appel à candidatures lancé par l'État auprès des villes au printemps 2009 :   « Même le 14 juillet, on a travaillé sur ce dossier dans mon bureau avec Martine Arquillère (*) et un stagiaire », se souvient le maire. La candidature sétoise sera soumise le 23 juillet de la même année. Le dossier est solide, construit sur la base d'études et de constats déjà réalisés, et la   « volonté municipale » finit de conquérir le ministère, lequel annonce le 7 décembre que Sète bénéficiera des moyens de ce PNRQAD.

Depuis, les périmètres de cette requalification ont été affinés, quartier par quartier, rue par rue, et hier soir, François Commeinhes a pu présenter à son conseil municipal (lire ci-dessous) le détail et le calendrier du projet.

Pêle-mêle,

  • un îlot sera démoli et reconstruit rue de la Caraussane,
  • l'îlot Saint-Louis, l'îlot Jean-Jaurès (Révolution) et l'îlot Euzet/Sémard (île sud) seront requalifiés.
  • Sans compter les aménagements de voiries, d'équipements sociaux...

Et ce n'est qu'un début. 

Yohan DOUCET ydoucet@midilibre.com

01/09/2010

PNRQAD Sete.fr N°78

Les arbres poussent sans bruit, mais les projets immobiliers ont besoin eux de beaucoup de vacarme et de redites. A l’exception de l’annonce de la journée de travail du 7 juillet 2010 des représentants de l’état et de la validation à l’unanimité des “choix antérieurs”, aucune information nouvelle pour le public depuis le discours tenu par le Maire en juin 2009 lors d’une réunion de quartier des 4 PONTS.

Les fonciers rachetés pour démolition définitive et curetage seront acquis par la Ville grâce aux 10 à 15 millions d’euros de subventions versés par l’ANRU au titre du programme PNRQAD, comme annoncés depuis longtemps.

En revanche rien n’est divulgué quant aux diverses aides destinées aux propriétaires (OPAH, plus compléments THAU Agglomération ou Conseil Général).

Plus de détail sur l'article correspondant de la GAZETTE, fin de page de

http://sete-evolution.midiblogs.com/archive/2010/07/13/pn...

Rénovation urbaine :
trois quartiers
retenus par 1’Etat

SERVICE URBANISME
Tel. 04-99-04-70-13 serviceurbanisme@ville-sete.fr

LES REPRÉSENTANTS DE L’ETAT ONT EU L’OCCASION DE SE RENDRE COMPTE SUR LE TERRAIN DE L’INSALUBRITÉ DES BÂTIMENTS RETENUS POUR LE PNRQAD.

Sélectionnée pour bénéficier de subventions au titre du plan national de requalification des quartiers anciens dégradés, Sète a reçu la visite des représentants de l’Etat.

LE PNRQAD CONSTITUE UNE ÉTAPE IMPORTANTE DE NOTRE POLITIQUE DE RÉHABILITATION ET DE RÉOCCUPATION DU CENTRE- VILLE.

Mercredi 7 juillet, le quartier de la Révolution, le Quartier haut t l’Île sud étaient l’objet de toutes les attentions. Des représentants du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, de l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat (ANAH) et l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) avaient fait le déplacement de Paris pour visiter ces trois îlots sétois susceptibles de bénéficier de subventions spécifiques de l’ANRU au titre du plan national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Lancé par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer début 2010, et doté d’une enveloppe de 150 millions d’euros, il doit permettre d’accélérer la rénovation de certains quartiers dans 25 villes de France, dont celle de Sète, à travers un programme complet : requalification d’immeubles en mauvais état, réhabilitation de logements indécents et insalubres, résorption de la vacance, amélioration du cadre de vie et des espaces publics de proximité...

Au terme d’une journée de travail, l’ensemble des opérations prévues pour les trois îlots sétois a été unanimement validé par les techniciens de l’Etat : ces secteurs particulièrement denses et aux nombreux logements insalubres vont faire l’objet d’une rénovation en profondeur, dans le cadre d’une convention liant la Ville à l’Etat pour une durée de 7 ans, dont la signature est attendue pour la fin de l’année.

  • La Ville percevra ainsi des aides spécifiques de l’ANRU notamment pour l’acquisition et le recyclage foncier, distinctes des aides aux propriétaires octroyées au titre de l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH).
  • Dans les périmètres d’intervention, Sète bénéficiera de financements croisés de 1’ANRU, de 1’ANAH, de Thau agglomération au titre de l’OPAH et du Plan local de l’Habitat et môme du Conseil général au titre de l’aide à la pierre.

Au total, le PNRQAD va non seulement permettre à la Ville de réhabiliter des immeubles et logements en y créant 70% de logements sociaux ou à loyer conventionné, mais il va également favoriser la dédensification de certains cœurs d’îlots et la requalification de l’espace public (création de places et de liaisons douces).

Ce programme constitue une étape importante de notre politique de réhabilitation et de réoccupation du centre-ville ancien “, se réjouit Emile Anfosso, adjoint au maire délégué au logement et directeur général de l’OPH de Sète, qui a accompagné tout au long de cette journée la visite. Tout en ajoutant: “Mais notre ambition est à plus long terme : elle consiste à traiter tous les immeubles dégradés du centre- ville ancien, car il s’agit là d’une réelle attente des Sétois“.

18:27 Publié dans 3 Opérations d'aménagement, 3.1 PNRQAD | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

13/07/2010

PNRQAD – Acte II- Rénovation du Quartier-Haut, des 4-Ponts et de Révolution

Midi Libre SETE Édition du mardi 13 juillet 2010

La rénovation de trois quartiers actés par l'Etat

Photo V. ANDORRA

Urbanisme - La rénovation de trois quartiers actés par l'Etat

Le Quartier-Haut, les Quatre-Ponts et Révolution vont bénéficier d'une réhabilitation fortement soutenue financièrement

Rénovation, acte II. Après que Sète a été retenu en janvier dernier parmi les 25 villes françaises pouvant bénéficier du plan national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), un deuxième pallier a été franchi la semaine dernière.

En effet, des représentants du ministère du développement durable, de l'agence nationale d'amélioration de l'habitat (ANAH) et de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ont visité trois quartiers - le Quartier-Haut, Quatre-Ponts et Révolution - susceptibles de bénéficier des subventions prévues par ce plan national.

Et ils ont validé le programme des opérations, ce qui signifie qu'une convention entre l'Etat et la Ville va être signée avant la fin de l'année pour une durée de sept ans.

Sète percevra ainsi des aides pour l'acquisition et le recyclage foncier, en plus des financements croisés de l'ANRU, l'ANAH, Thau Agglo et le Conseil général.

Au final, la Ville escompte bien

  • créer dans ces quartiers « 70 % de logements sociaux ou à loyer conventionné »,
  • réduire la densification
  • et créer des places et des voies de circulation douce.

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La Gazette de SETE Édition du jeudi 15 juillet 2010

Rénovation urbaine : 3 quartiers sétois seront remis à neuf

L’État valide la rénovation de trois quartiers de Sète: Révolution, le Quartier Haut et l’Île Sud. À la clé:18o millions d’euros.

Le périmètre de rénovation choisi par l’Etat compte près de 7000 logements - environ 16oo sont ciblés - et concerne 9400 habitant soit près d’un Sétois sur cinq.

Un contrat pour 7 ans

Le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) été lancé le 25 mars 2009

À l’époque, 87 villes avaient posé leur candidature. Le 9 décembre2009, 25 dossier avaient été retenus en Conseil des ministres, dont celui de Sète.

La signature de conventions avec les villes, initialement prévue début 2010, est désormais annoncée pour la fin de l’année. Ces conventions Villes-Etat sont prévues pour s’étaler sur une durée de 7 ans.

- - - - - - - - - - -

C’est fait: présents sur l’île singulière, ce mercredi 7, les représentants de l’Etat valident le programme de réhabilitation de l’habitat insalubre de la ville de Sète.

L’objectif de ce programme titanesque, doté d’une enveloppe de 150 millions d’euros (lire ci-contre) est de remettre en état les logements insalubres de trois quartiers de Sète : le quartier de la Révolution, le Quartier Haut et l’Ile Sud.

Au menu de l’opération, près de 1600 logements à rénover dans un secteur qui en compte près de 7000, et concerne la vie d’environ 9500 habitants, soit environ un Sétois sur cinq!

Logements vacants

« Dans ces zones, environ 30 % des logements peuvent être qualifiés de logements méritant d’être réhabilités », expliquait il y a quelques mois le maire (UMP) de Sète François Commeinhes. Lancé par le ministère de l’Ecologie et du développement durable en 2009, ce programme prévoit non seulement la remise en état des immeubles, mais à aussi pour objectif de rendre à nouveau habitables des logements inoccupés.

En outre, il a pour objectif l’amélioration du cadre de vie, notamment en prévoyant la création de nouvelles places ou encore la réalisation de voies piétonne et des zones limitées à 30 km/h.

La signature de la convention, initialement prévue début 2010, est repoussée à la fin de l’année. Les travaux pourraient démarrer dans la foulée, après les indispensables enquêtes publiques.

“Nous sommes bien entendu favorables à cette opération, assure Michel Gailhard, le leader de l’opposition au conseil municipal de Sète. Nuançant son propos, il ajoute: “Ce programme doit se réaliser dans l’intérêt des habitants des quartiers concernés et non pas dans les intérêts des professionnels de l’immobilier...” Sa crainte: qu’une fois rénovés, les logements réhabilités soient réattribués à d’autres occupants que ceux qui les habitent actuellement Le programme prévoit en effet de créer 70 % de logements sociaux ou à loyers conventionnés.

Travaux coûteux

Pour réaliser les travaux, l’aide apportée par l’Etat s’élèvera à environ 25%. La Ville percevra cependant des aides spécifiques de l’Etat, notamment pour l’acquisition et le recyclage foncier, distinctes des aides aux propriétaires octroyées au titre de l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH). Le hic, c’est que le reste de l’opération sera financé à hauteur de 25 % par la Ville de Sète et Thau agglomération, mais 50% du coût des travaux seront financés par les propriétaires eux-mêmes. Hélas tous n’auront pas forcément les moyens d’investir dans des travaux certes indispensables, mais sûrement très coûteux.

En décembre, le maire de Sète prévenait: « Pour que la Ville soi retenue, il a fallu montrer qu’elle avait les capacités de mener à terme ce projet Et donc, la Ville pourra prendre, en dernier recours, la décision de lance une Déclaration d’utilité publique s’il le faut... » Souvent synonyme d’expropriation.

LAURENT CZERNIEJEWSKI
laurent.cz@gazettedesete.fr



UNE ENVELOPPE EN BAISSE

Présenté en mars 2009, le Plan national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) prévoyait une enveloppe globale de 380 millions à répartir entre 25 villes françaises. Sète devait alors bénéficier, selon les estimations, d’environ 15 à 20 millions d’euros.

Aujourd’hui, le programme présenté par les représentants de l’État (l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat et Agence nationale pour la rénovation urbaine) prévoit une enveloppe ramenée à 150 millions d’euros, soit moins de la moitié du budget initial.

 

La rénovation des quartiers sera financée par l’État (25 %),
par la Ville et l’Agglo (25%) et par les propriétaires (5o %).

11:07 Publié dans 3 Opérations d'aménagement, 3.1 PNRQAD | Lien permanent | | Tags : pnrqad, 4-ponts, quartier-haut, révolution | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |