Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/10/2008

Midi Libre 16 Octobre 2008 - S ETE : Rue Euzet Le relogement au coeur de la polémique

La réhabilitation programmée du quartier implique le déplacement de commerçants, propriétaires et bailleurs

Un Plan de restauration immobilière (PRI), de par la latitude dont il dispose à l’égard, par exemple, de propriétaires récalcitrants, et de son caractère plus contraignant qu’une simple OPAH (Opération programmée d’amélioration de l’habitat), se met rarement en place sans accrocs. Et le PRI sétois, dont l’opérateur pour la Ville est la SA Elit, ne devrait pas faire exception.

Car alors que l’affaire “Aprile-Vié” traîne en longueur (lire ci-dessous) rue Euzet, une polémique enfle sur “l’îlot sud” concernant «les méthodes des représentants de la SA ELIT », quand il s’agit, notamment, de proposer des options de relogement.

Aussi les commerçants précités ont-ils été rejoints aujourd’hui par une quinzaine de locataires, propriétaires, sympathisants de la rue et de l’ensemble du périmètre visé par la restauration immobilière du cœur de ville.

Ensemble, ils ont créé “Cette Evolution” «afin de défendre les intérêts des résidants et, surtout, les informer sur leurs droits ».

Dans le fond, ce que dénonce aujourd’hui la jeune association, c’est donc «l’attitude» d’une société d’économie mixte qui serait allée « jusqu’à proposer comme relogement à un couple d’octogénaires habitant le quartier depuis 40 ans un appartement insalubre, rue de Tunis ». Et les résidants de douter même que «la SA Elit soit véritablement en mesure de proposer des logements-tiroirs dignes de ce nom ».

« Nous avons relogé une famille dans un grand F4 après... un an de recherches»!

Une carence de solutions immédiates que ne contredit pas Philippe Roussel, de la SA Elit, qui précise toutefois que «le logement de I’OPHLM proposé aux octogénaires rue de Tunis, qui me semblait de toute façon inadapté, l’a été après une proposition sur un F2 neuf». Assurant que d’autres propositions seront faites, mais que la tâche est ardue: «J’ai utilisé la dizaine de logements-tiroirs (en état correct) dont nous disposions sur le périmètre du PRI. C’est une bataille de tous les jours. Aujourd’hui, j’ai par exemple besoin d’un F4 pour compenser un des deux logements du 26 rue Euzet, et je n’ai que trois pistes: les logements à vocation publique de I’OPHLM, les logements que nous pouvons acquérir dans le cadre du FR1 et erfin ceux qui se libérerons dans les immeubles que nous aurons rénovés. Ce n’est vraiment pas évident: nous avons par exemple relogé il y a trois semaines une famille dans un grand F4 après... un an de recherches f Le fait est qu’il n’y a pas de logements convenables. » Tout est dit.

Pa.C.

Aprile et Vié dans l’attente

« Ces commerçants auront obligatoIrement des propositions écrites d’ici quelques semaines, c’est la loi », assurait le 5 août dernier dans nos colonnes Henri Dorne, directeur général délégué de la SA ELIT. Or, à ce jour, “les Vié” n’auraient reçu aucun embryon de proposition alors que “les Aprile” attendent toujours, même si la SA Elit estime leur cas « en voie de règlement ».

Pour mémoire, le 22 juillet dernier avait été votée en conseil municipal une demande d’ouverture d’enquête d’utilité publique pouvant aboutir à l’éviction forcée de ces commerçants historiques de la rue Euzet.

23:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |