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05/12/2008

Midi Libre 4/12/3008 - Revue de Presse PRI

SETE :  Édition du jeudi 4 décembre 2008

Coincés dans les tiroirs...

Parmi les paramètres ralentissant l'avancée du Plan de restauration immobilière (Pri) : la pauvreté de la ville en "logements tiroirs" permettant de reloger résidents et commerçants dont les immeubles sont touchés par des travaux lourds.

Un problème qui a notamment fait surface rue Euzet avec, outre le cas des Ets Aprile et Vié, celui de locataires qui, au n° 26 de la rue, sont en attente d'un relogement - les propositions de la SA Elit n'ayant semble-t-il pas permis de régler le problème à ce jour.

Un souci inhérent à tout Pri, plus criant sur Sète, qui n'a pas empêché le chargé d'opération de la SA Elit de rappeler mardi que les propriétaires et peut-être plus encore les bailleurs ont tout à gagner à voir leur immeubles réhabilités, « au regard de l'état de certains logements dans lesquels les occupants sont parfois obligés de vivre.»

A condition, toutefois, comme l'a dit un résident, qu'ils puissent y revenir une fois les travaux finis. En s'acquittant de loyers quasi similaires à ceux qu'ils payaient avant les travaux. Une crainte que la SA Elit et la Ville ont tenté de dissiper en rappelant que dans presque tous les immeubles réhabilités seront proposés des logements à loyers conventionnés. Dont devraient bénéficier prioritairement ceux qui étaient là avant les travaux ?

SETE :  Édition du jeudi 4 décembre 2008 - Quartier des 4-Ponts - Le centre sportif Clavel sera rénové

Une réunion était organisée mardi autour du plan de restauration immobilière. L'initative de l'association des 4-Ponts de solliciter la tenue d'une réunion sur le devenir immobilier du quartier « tombait bien », comme l'a dit, mardi soir, François Commeinhes, puisque Ville et SA Elit (partenaire essentiel du Plan de restauration immobilière sur l'îlot sud) comptaient prendre langue avec les résidents.

Une réunion sise au centre sportif Clavel, où plus de 150 Sétois avaient fait le déplacement pour entendre élus et techniciens préciser les contours de ce que sera le quartier dans les cinq ans à venir. D'emblée, le maire rassurait la présidente du comité de quartier, Béatrice Gaeta, et l'assemblée, sur un sujet leur tenant particulièrement à coeur : la survie, ou plutôt la résurrection du centre Clavel.

Un équipement structurant du quartier, à l'architecture "stalinienne", mais particulièrement bien pensé qui, a assuré le maire, « sera restauré ». Seront ainsi inscrites au budget 2009, les sommes nécessaires aux premières études « en vue de la réhabilitation totale de l'édifice, qui s'échelonnera sur 2 à 3 ans ».

Ceci étant dit, Philippe Roussel, chargé d'opération Sud pour la SA Elit, rappelait que« la SA Elit n'intervient que sur les immeubles étant destinés à être entièrement restaurés la différence d'une Opération programmée d'amélioration de l'habitat, Ndlr) » et que l'objectif est bien de « lutter contre les marchands de sommeil ».

Et le technicien de dresser ensuite le bilan des actions engagées - et parfois achevées - dans le cadre du Plan de restauration immobilière : un immeuble de 42 logements livré en 2007 rue Euzet (à l'angle de la rue Clavel) ; la réalisation de 13 logements , dont 4 conventionnés, après réhabilitation du n° 26, rue Euzet ; le regroupement des n° 7 et 9 rue Fondère pour la réalisation de 10 logements accessibles aux personnes à mobilité réduite ; la réalisation de 5 logements conventionnés au 41 rue Clavel. Ces projets étant « les plus avancés, le permis de construire ayant été obtenu ».

A noter, en outre et à venir, la réalisation de 50 logements, avec accession sociale, toujours rue Euzet (2 e tranche en cours) , « une fois les commerçants relogés » et enfin un projet de 40 logements avec parkings, rue de la Savonnerie, après destruction de l'ancienne imprimerie.

Des "avancées" qui, hormis le problème du manque de logements tiroirs, ont été relativement bien perçues dans la salle, quelques résidentes regrettant même que ça n'aille « pas assez vite ». Certaines contraintes, évoquées çà et là, auront permis de comprendre pourquoi .... Photo Vincent ANDORRA 

PERPIGNAN :  Édition du lundi 1 décembre 2008 -

Fabrice Villard : "Le logement social a un coût"

Les services municipaux estiment qu'en ville pas moins de 8 000 logements insalubres doivent être "traités".  

Un chantier énorme qui aujourd'hui est entre les mains de Fabrice Villard délégué au sein du conseil municipal à la politique du développement du logement. Pour réaliser ces rénovations il faut des moyens et du temps.

L'opposition municipale tire à boulets rouges sur le programme concernant Saint-Matthieu, ce qui a le don d'énerver l'élu."La ville a initié dans le quartier Saint-Jacques, et notamment rue de la Révolution française des actions de réhabilitation, assure Fabrice Villard, et personne n'a rien trouvé à redire. Nous faisons le même type d'opération à Saint-Matthieu et là on nous accuse de gaspiller de l'argen t public. "

Vente à perte ?
Ce que pointent du doigt les conseillers municipaux d'opposition, c'est le différentiel financier entre l'achat des immeubles par la ville dans le périmètre de restauration immobilière (pour un montant de plus d'un million d'euros), et la vente de ces mêmes immeubles à un opérateur privé pour 550 000 euros.  "Bien sur que nous avons une différence entre ces deux sommes, convient Fabrice Villard. A l'achat nous étions en concurrence avec des sociétés immobilières et des particuliers, nous avons dû nous plier au prix du marché. Ensuite il faut réhabiliter. Nous ne le faisons pas nous-mêmes, ce n'est pas notre métier ". 

Comme par exemple transformer les 39 logements existant en 25, donc plus grands, plus aérés plus accessibles. Outre les travaux sur la structure même des immeubles, il y a une obligation financière, car contractuellement les logements une fois terminés et qui seront à la vente, devront l'être en dessous de la valeur du marché, nous sommes dans une opération sociale, soit 1 800 euros le m 2 en moyenne. 

"Evidemment avec toutes ces contraintes, poursuit l'adjoint au maire, les opérateurs ne se sont pas bousculés pour prendre en charge le chantier. C'est l'entreprise Fondeville et sa filiale Agir qui ont accepté le marché". Et comptablement pour que l'opération immobilière soit rentable au bout du bout le prix d'achat maximum qu'il était possible d'accepter pour le lot était de 550 000 euros. CQFD.

Locataires toujours  prioritaires
A ce jour les immeubles concernés par le périmètre sont toujours la propriété de la ville. Si tout est conforme, alors la mairie signera le permis, encaissera les 550 000 euros, Fondeville deviendra propriétaire et les travaux pourront enfin commencer. Par contre il faudra que tous les locataires aient été relogés. 

Sur l'ensemble du périmètre 25 familles ont déjà déménagé, il en reste encore 3 "à convaincre". "Nous leur avons fait plusieurs propositions, assure l'élu, les locataires sont aussi prioritaires pour retrouver à la fin de l'opération leur logement restauré et réhabilité, le tout toujours avec un prix de logement social".

Oui, mais la différence sera là aussi. Les loyers payés actuellement par les locataires toujours en place sont (très) inférieurs au prix du marché, et encore bien moins chers que l'équivalent en logement social. On peut comprendre qu'ils aient alors des réticences pour déménager.

Denis Dupont 

22:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : pri, logements tiroirs, prix du marché, prix conventionés | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |