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27/01/2009

Midi Libre 27/01/2009 : "Hérault Habitat" prêche l'urgence dans le "désert" de Thau

Édition du mardi 27 janvier 2009 - Logement social

Vendredi, conseiller général et élus du nord du bassin de Thau ont écouté les propositions de l'opérateur du conseil général. Le bassin de Thau est plus que jamais au pied du mur. En terme de logement social, s'entend.

Car alors que la surface bâtie a progressé de plus de 20 % en 10 ans et que dans un même temps, la population a augmenté de 10 %, l'offre en terme de logement social n'a pas décollé. Résultat : les besoins en ce domaine se font de plus en plus pressants alors que parallèlement, les surfaces constructibles se raréfient. Et le constat est aussi valable au nord qu'au sud du bassin de Thau, où seules les agglomérations tirent - et pas suffisamment, encore - leur épingle du jeu (lire ci-contre).

Ainsi le conseiller général Christophe Morgo avait-il convié vendredi à Poussan maires et élus du bassin de Thau pour une réunion d'information animée par le directeur général de Hérault Habitat, Jean-Pierre Pujens. Ce dernier, qui parcourt le département en rappelant l'urgence qu'il y a à agir en la matière, a également dans sa hotte de quoi séduire les communes.

L'opérateur propose en effet toute une série de dispositifs qui vont bien au-delà de la simple réalisation de logements. On trouve dans cette panoplie la location-accession mais aussi "l'accompagnement", devenu compétence du bras armé du conseil général qu'est "Hérault Habitat" depuis une ordonnance de 2007.

En location-accession, un couple peut par exemple accéder à la propriété moyennant un "loyer" de 500 à 650 € mensuels, hors aides au logement, avec possibilité de se rétracter sous 5 ans.

Quant à l'accompagnement, il désigne la prise en charge par "Hérault Habitat" des équipements structurants d'un quartier. « Certes, on n'aidera pas à construire une boulangerie, explique Jean-Pierre Pujens, mais une école, une aire de jeu, une place publique oui... ».

Deux voies régissent l'accès de l'opérateur aux indispensables terrains :
« Soit la commune met à la disposition de Hérault Habitat les surfaces nécessaires, et récupère bâtiments et terrains au bout de 35 ans.
Soit on achète le terrain. Bien sûr,
ajoute Jean-Pierre Pujens, moins on achètera cher, plus ce sera intéressant pour le futur résident, avec des loyers plus bas ou des équipements supplémentaires... »

Pour assurer la viabilité de ses projets sur le nord du bassin de Thau, Hérault Habitat peut payer les terrains jusqu'à 90 € le m² SHON (ouvrant droit à de la surface hors oeuvre nette), 130 € s'il peut compter sur un abondement direct du conseil général.

A l'issue de la réunion poussannaise, Jean-Pierre Pujens s'est en tout cas félicité d'avoir trouvé des maires « très réceptifs. La problématique étant aujourd'hui de les aider à trouver des terrains constructibles car ils sont souvent bloqués par les zones inondables, la protection des sites. » Le bassin de Thau, après avoir chanté tout l'été ...

Patrice CASTAN