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22/09/2009

Midi Libre – Villeroy - L'horizon judiciaire s'éclaircit pour le Triangle

Midi Libre Édition du lundi 21 septembre 2009

DR

V.A.

RAPPEL : L'association Entre Mer et Etangs s'est désistée de l'avant-dernière affaire encore en cours

L'impressionnante bataille contre le projet d'aménagement du Triangle de Villeroy, qui a défrayé la chronique au cours du premier mandat de François Commeinhes, prend fin.

Ce projet, qui a déchaîné les élus d'opposition et bien des associations de défense d'environnement avec force recours devant les tribunaux - plus de cent ont été enregistrés au moment des premiers dépôts de permis de construire - ne sera pas remis en question.

Mieux : un à un, tous les recours intentés sont rejetés par les tribunaux administratifs. Et quand ils ne le sont pas, ce sont les associations qui, elles-mêmes, se désistent. Ce fut le cas en octobre 2008 déjà, lorsque l'association émanation des élus d'opposition Sète à bâbord s'est désistée de tous ses recours contre les permis de construire.

C'est à nouveau le cas ces dernières semaines avec l'association Entre Mer et étangs, Sète environnement qui, avait intenté un recours l'arrêté préfectoral d'octobre 2003 autorisant, au titre de la loi sur l'eau, les travaux de réaménagement de la plage. Déboutée en 1 re instance, elle avait fait appel en 2007 devant la cour administrative à Marseille. Celle-là même qui vient d'acter, finalement, la décision de l'association de se désister.

Contactée, l'ancienne présidente d'Entre mer et étangs, justifie : « Financièrement, on s'aperçoit que nous n'avons plus les moyens de payer un avocat. Puis, on voit bien que maintenant, l'aménagement du Triangle de Villeroy est irrémédiable. » L'association devra quand même payer 1 000 € à la commune pour avoir fait appel.

Aujourd'hui, il reste en fait une seule procédure encore en cours. Il s'agit de l'appel de la Ville contre les élus de l'opposition après l'annulation par le tribunal administratif de Montpellier, en décembre 2007, de la délibération de juin 2004 adoptant la convention d'aménagement avec Languedoc Terrains. Il s'agit en fait du seul recours ayant débouché positivement.

Autant dire que la bataille qui a été engagée a pris des allures de Bérézina pour ses initiateurs dont plusieurs sont, en plus, sous le coup d'une action en abus de droit diligentée par la municipalité.

27/01/2009

Midi Libre 27/01/2009 : "Hérault Habitat" prêche l'urgence dans le "désert" de Thau

Édition du mardi 27 janvier 2009 - Logement social

Vendredi, conseiller général et élus du nord du bassin de Thau ont écouté les propositions de l'opérateur du conseil général. Le bassin de Thau est plus que jamais au pied du mur. En terme de logement social, s'entend.

Car alors que la surface bâtie a progressé de plus de 20 % en 10 ans et que dans un même temps, la population a augmenté de 10 %, l'offre en terme de logement social n'a pas décollé. Résultat : les besoins en ce domaine se font de plus en plus pressants alors que parallèlement, les surfaces constructibles se raréfient. Et le constat est aussi valable au nord qu'au sud du bassin de Thau, où seules les agglomérations tirent - et pas suffisamment, encore - leur épingle du jeu (lire ci-contre).

Ainsi le conseiller général Christophe Morgo avait-il convié vendredi à Poussan maires et élus du bassin de Thau pour une réunion d'information animée par le directeur général de Hérault Habitat, Jean-Pierre Pujens. Ce dernier, qui parcourt le département en rappelant l'urgence qu'il y a à agir en la matière, a également dans sa hotte de quoi séduire les communes.

L'opérateur propose en effet toute une série de dispositifs qui vont bien au-delà de la simple réalisation de logements. On trouve dans cette panoplie la location-accession mais aussi "l'accompagnement", devenu compétence du bras armé du conseil général qu'est "Hérault Habitat" depuis une ordonnance de 2007.

En location-accession, un couple peut par exemple accéder à la propriété moyennant un "loyer" de 500 à 650 € mensuels, hors aides au logement, avec possibilité de se rétracter sous 5 ans.

Quant à l'accompagnement, il désigne la prise en charge par "Hérault Habitat" des équipements structurants d'un quartier. « Certes, on n'aidera pas à construire une boulangerie, explique Jean-Pierre Pujens, mais une école, une aire de jeu, une place publique oui... ».

Deux voies régissent l'accès de l'opérateur aux indispensables terrains :
« Soit la commune met à la disposition de Hérault Habitat les surfaces nécessaires, et récupère bâtiments et terrains au bout de 35 ans.
Soit on achète le terrain. Bien sûr,
ajoute Jean-Pierre Pujens, moins on achètera cher, plus ce sera intéressant pour le futur résident, avec des loyers plus bas ou des équipements supplémentaires... »

Pour assurer la viabilité de ses projets sur le nord du bassin de Thau, Hérault Habitat peut payer les terrains jusqu'à 90 € le m² SHON (ouvrant droit à de la surface hors oeuvre nette), 130 € s'il peut compter sur un abondement direct du conseil général.

A l'issue de la réunion poussannaise, Jean-Pierre Pujens s'est en tout cas félicité d'avoir trouvé des maires « très réceptifs. La problématique étant aujourd'hui de les aider à trouver des terrains constructibles car ils sont souvent bloqués par les zones inondables, la protection des sites. » Le bassin de Thau, après avoir chanté tout l'été ...

Patrice CASTAN

05/11/2008

Témoignage : Rénover et déloger

Le projet (ou l'argent ?) n'a que faire des personnes et de leurs histoires

Dans le cadre du projet PRI, la SA Elit commanditée par la municipalité, n'a de cesse de s'enquérir et d'acheter le maximum de locaux, d'appartements et d'immeubles entiers sur les quartiers concernés, particulièrement en ce moment à l'Ile Sud.

Mais s'interrogent-ils sur les dégâts causés sur les personnes ? Ils n'en ont que faire. Vite et bien, le moins cher possible et en faisant pression sur les gens pour qu'ils paniquent et vendent au moindre prix.

Beaucoup de personnes âgées sont concernées. C'est difficile pour tout le monde de se séparer d'un lieu connu depuis longtemps, mais pour elles ?

A plus que 80 ans est-il nécessaire de les faire déménager ? N'y a-t-il pas d'autres solutions surtout si elles ont toujours vécu là ? N'est-ce pas l'occasion de provoquer chez elles, la maladie, la déprime, et peut-être même de les faire renoncer à se battre pour vivre ?

Une dame, près de 80 ans, me disait ce matin : "ils m'ont donné 6 mois de plus, je devais partir maintenant, cela me laisse encore un peu de temps"

Non loin de là, un couple, le monsieur de 90 ans atteint de la maladie de Alzheimer, la dame quelques années de moins, sont priés de partir ….

Une autre, 82 ans vient d'accepter de vendre son garage à la SA Elit après moult pressions et menace d'aller au tribunal. "Ça fait longtemps que j'ai ce garage, on l'a acheté cher ; ils ne tiennent pas compte de ça, ils voient seulement l'état aujourd'hui. Ca me désole mais ce qui me rend le plus malade, c'est de vider ce qu'il y a dedans, j'y entreposais les affaires de mes parents, remuer tous ces vieux souvenirs, c'est ça qui me rend mal."

Le projet concret de réhabilitation est, pour l'instant, surtout virtuel aux dires de responsables. De plus, avec la conjoncture actuelle de crise financière, de faillite de certains promoteurs, qu'en sera-t-il demain ?

Transplanter ces personnes dans un autre lieu qu'elles n'auront sans doute pas choisi mais accepté par crainte. Sortir de la poussière tous les vieux souvenirs ! Est-ce indispensable ?

Et si le projet de réhabilitation ne voyait pas le jour avant 10 ans ?

Si ces personnes déménageaient pour rien ?

Un plan de réhabilitation bien conçu aurait prévu de conserver un temps ces logements, pendant des travaux ailleurs et de les laisser vieillir en paix là où elles ont toujours demeuré.

Nicole Bandelier le 3 nov. 08