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24/11/2008

NOUVELOBS.COM 22.11.2008 Première manifestation européenne pour le droit au logement

LOGEMENT

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081122.OBS2160/premiere_manifestation_europeenne_pour_le_droit_au_loge.html

Plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi dans les rues de Marseille pour dénoncer les difficultés à se loger en Europe. L'épicentre de la mobilisation était Marseille, où se tient lundi une réunion des ministres européens du Logement.

Le vieux port de Marseille (Reuters)

Le vieux port de Marseille (Reuters)

Ils étaient plusieurs centaines selon les organisateurs, quelque 350 d'après la police, à manifester samedi 22 novembre à Marseille. Ces militants pour le droit au logement voulaient se faire entendre avant que ne débute, lundi, une réunion des ministres européens du Logement. Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de Droit au Logement (DAL) ou encore le maire PCF de Gardanne Roger Mei, ont accompagné le défilé derrière une banderole "pour le droit au logement pour tout(e)s, à Marseille, en Europe". Marseille constitue, selon les organisateurs, "le meilleur exemple de la financiarisation de l'immobilier et des politiques d'urbanisme et du logement menée depuis 20 ans".

Manifestation européenne

A l'origine de cette manifestation, une vingtaine d'associations ainsi que des partis de gauche dénoncent la difficulté grandissante pour les populations européennes de se loger, en raison de la hausse des loyers et de la dégradation des conditions de logement.
Des manifestations étaient également prévues dans plusieurs villes européennes : Bilbao, Barcelone, Rome, Zurich, Saint-Pétersbourg ou encore Istanbul où 17 quartiers sont menacés de démolition, souligne Annie Pourré, membre du réseau No Vox et du Droit au logement (DAL). "C'est la première mobilisation (européenne) sur ce thème", ajoute-t-elle.

"Nettoyage des grandes villes populaires"

Pour Benoît Eugène, membre du comité du Quartier Midi à Bruxelles, rasé pour un projet immobilier où les anciens habitants, modestes, n'ont pas eu leur place, "il y a une idéologie de la mise en concurrence des villes européennes pour attirer les bureaux, les commerces. La spéculation foncière empêchera les gens de se loger". "On est en train de nettoyer les dernières grandes villes populaires", dénonce-t-il, citant aussi Marseille.
Lundi, le directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin doit recevoir un porte-parole du collectif.
"Il y a 250.000 mal-logés en Provence-Alpes-Côte d'Azur alors que 198.000 logements sont vacants, dont 60.000 à Marseille", souligne Sébastien Barles, des Verts. Et Bruno Cocaign (Verts) de mettre en garde : "si l'Etat ne remplit pas sa mission de droit de réquisition, on peut s'attendre à des réquisitions" par la population.

Réquisition sauvage

A Marseille, le cortège est passé par le quartier de la République, symbole de la rénovation urbaine, où de squatteurs ont investi un immeuble. Les manifestants ont acclamé leurs banderoles : "Ils investissent, nous aussi" et ont renchérit en scandant : ""Ils spéculent, nous payons, application de la loi de réquisition". l'immeuble d'en face portait la pancarte "bureaux à louer".
"La rue de la République, rachetée par des institutions financières, est la synthèse de ce que nous vivons", a déclaré à l'AFP M. Eyraud. Selon lui, "il faut décourager la spéculation immobilière, réguler les loyers et produire du logement social en grand nombre".

(avec AFP)

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22/11/2008

MARSEILLE CAPITALE EUROPÉENNE DU LOGEMENT

Source : La Grenouille 88.8 http://www.grenouille888.org/dyn/spip.php?rubrique450

Émissions spéciales
du vendredi 21 au mardi 25 novembre

 

En ces temps de crise financière, crise du logement et explosion de la bulle immobilière, la Grenouille vous propose une thématique sur les transformations urbaines en général et la rue de la république en particulier.

De nouvelles émissions et des rediffusions à l’occasion de la mobilisation européenne pour le Droit au logement et à l’habitat choisi prévue le 22 novembre à Marseille.

Une mobilisation en réaction à la venue toujours à Marseille les 24 & 25 novembre des ministres européens du logement et de l’urbanisme.

 

Mobilisation européenne le 22/11 à Marseille : Samedi 22/11, 13h Rassemblement Porte d’Aix, 14h Manifestation, 16h-19h Forum au théâtre Mazenod, 20h Concerts au Paradox. Plus d’infos



VENDREDI 21 NOVEMBRE

-> 15 h : À L’ÉCOUTE DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE - PART 1
Bienvenue aux riches
2 émissions pour comprendre la complexité de ce vaste chantier urbain du centre ville de Marseille. Enfin, le centre ville est accessible aux riches ! Plusieurs tentatives échouées dans les deux derniers siècles ont laissées croire que les pauvres détiennent le record des logements dans cette partie de la ville. Le paquet a donc été mis pour changer la situation, attirer une population imposable dans cette rue si originellement impériale. Mais les investisseurs privés ou publics vont-ils réussir ce grand pari ? 2 ans après un premier travail radiophonique, la radio ré-interroge le projet immobilier de la rue de la République, les méthodes musclées de certains promoteurs, les répercussions sur les habitants. Par Caroline Galmot
Écouter l’émission

-> 16 H : MARSEILLE, CAPITALE EUROPÉENNE DU LOGEMENT
Émission spéciale à l’occasion de la mobilisation pour le Droit au logement et à l’habitat choisi en Europe prévue le 22 novembre, en réaction à la venue à Marseille des ministres européens du logement et de l’urbanisme. Avec Alessi dell’ Umbria (auteur de "Histoire universelle de Marseille", Ed. Agone), Annie Pourre (No Vox), Nourredine Abouakil (Un centre ville pour tous), Benoît Eugène (Comité Quartier Midi, No Vox), et La Caravane du logement.


SAMEDI 22 NOVEMBRE

-> 06H00 : L’HISTOIRE UNIVERSELLE DE MARSEILLE
Urbanisme et désintégration

"À présent que la ville elle-même est en voie de désintégration, comment est-il possible de partir du local pour atteindre à l’universel ? Cette analyse des rapports contradictoires d’une ville avec l’État-nation puis avec la mondialisation veut contribuer à poser la question." (Agone) Alessi dell Umbria n’est ni historien, ni universitaire, mais il est très impliqué dans la vie marseillaise et celle de son quartier de la Plaine. Treize années de recherches documentaires et d’écriture pour aboutir aux 700 pages de "L’histoire universelle de Marseille", sorti aux éditions Agone. On retrouve dans le livre l’histoire de l’an 1000 à l’an 2000 de la ville avec une implication très forte de l’auteur dans les aspects politiques, urbanistiques, sociaux et culturels. Le ton libertaire du livre se retrouve ici dans cette série d’entretiens avec Alessi Dell’ Umbria. Par C. Galmot
Écouter l’émission

-> 13h30 : LA VILLE SANS NOM
Par Pascal Messaoudi avec Bruno Le Dantec. Bruno Le Dantec est écrivain. Depuis quelques années, l’auteur Marseillais filtre les déclarations publiques des hommes politiques et autres bras droits "rattachés" au pouvoir de Marseille. C’est l’histoire des habitants de Marseille, des Marseillais et de ceux qui les assassinent. 
Écouter l’émission

-> 14h00 : MARSEILLE CAPITALE EUROPENNE DU LOGEMENT
Ecouter l’émission :

MP3 - 54 Mo
Marseille, capitale européenne du logement







-> 15H00 : À L’ÉCOUTE DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE PART 2
Écouter l’émission




-> 18h45 : La cité du Plan d’Aou voit sa vue sur mer disparaître au profit de constructions d’un promoteur
Petit tour dans le bureau de vente du projet immobilier "Les terrasses de la mer" avant de se rendre de l’autre côté du chantier et rencontrer les habitants de la cité du Plan d’Aou. Par Anouk Batard
Écouter l’émission

DIMANCHE 23 NOVEMBRE

->06H00 : ART, VILLES & RÉSISTANCES, Art security service
La culture au service de la gentrification.
Entretien avec Benoit Eugène, rédacteur en chef de la revue Agone, dont le dernier numéro s’intitule Villes & résistances sociales ; et Bernard Mulliez, réalisateur du film Art security service, inclus dans la revue. Par Anouk Batard.
Écouter l’émission

-> 11H00 : L’HISTOIRE UNIVERSELLE DE MARSEILLE
Urbanisme et désintégration
Écouter l’émission

-> 13h45 : La cité du Plan d’Aou voit sa vue sur mer disparaître au profit de constructions d’un promoteur
Écouter l’émission

-> 15H00 : UNE VILLE SANS NOM
Écouter l’émission

-> 17H10 : ATTENTION A LA FERMETURE DES PORTES ! documentaire sonore de création
La rue de la République est-elle comme on veut bien nous le faire croire une rue sans âme rongée par les rats et pour laquelle une réhabilitation est plus que nécessaire afin d’y proposer des logements décents pour tout le monde ? Que dire alors de toutes ces personnes qui y habitent depuis des décennies. Un vide pas si désert que ça, pour ceux qui veulent bien prêter l’oreille et écouter le murmure grandissant de ces voix qui nous rappelle au bon sens. 
Réalisation Caroline Galmot - Création sonore Eric Massua


LUNDI 24 NOVEMBRE

-> 06H00 : À L’ÉCOUTE DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE - PART 1
Bienvenue aux riches
Écouter l’émission

-> 10H00 : GENTRIFICATION À MARSEILLE ET BRUXELLES
Émission réalisée par Anouk Batard diffusée le 27 octobre 2007 sur Radio Grenouille.
« Revitalisation », « réhabilitation », « gentrification » les termes diffèrent mais l’objectif reste le même : transformer des quartiers populaires en petits Manhattan bien propres et luxueux. L’émission tente de décrire les dessous de la gentrification, et de sortir de la langue de bois pour nous interroger sur le rôle de la culture dans ce processus. Les artistes installés dans des quartiers populaires comme la Belle de mai ou Belsunce ne sont-ils pas, malgré eux, gentrificateurs ? Invités : 
- Gwenael Brëes, un des programmateurs du cinéma Nova à Bruxelles, réalisateur d’un film autour du quartier de la gare du Midi : Dans dix jours ou dans dix ans. 
- Paul Erika (Patrick Taliercio), marseillais d’origine, qui vit à Bruxelles, et est réalisateur d’un documentaire intitulé les indésirables de la rue de la république, film qui a bien sûr été tourné à Marseille. 
- Corinne Pontier, du collectif d’artistes Ici-même . 
- Vincent Bonnet de la Compagnie , atelier d’artistes implanté à Belsunce (quartier du centre-ville de Marseille). 
- Martine Derain, de l’association Un centre ville pour tous .
Écouter l’émission

-> 13H30 : ART, VILLES & RÉSISTANCES, Art security service
La culture au service de la gentrification.

Écouter l’émission

-> 15H30 : MARSEILLE VUE PAR SES DÉCIDEURS ECONOMIQUES
Une émission d’Anouk Batard & Katia Kovacic
Avec Laetitia Alegrini (présidente de l’association des commerçants du quartier République), Orelie Campello (conseillère en marketing), Jean-Claude Gaudin (maire de Marseille), Jean-Noël Guérini (candidat PS), Christophe Masse ( candidat PS, délégué au développement économique au Conseil Général), Patrick Mennucci (candidat PS), Renaud Muselier (alors président d’Euromed et premier adjoint adjoint au maire), Jacques Pfister (président de la Chambre de commerce et d’industrie), Marc Piétri (promoteur immobilier), Olivier Rosato (avocat), Christian Saury (chasseur de tête), Renaud Tarazzi (architecte au sein d¹Euromed), Jean-Louis Touret (3e adjoint au maire, délégué à la finance et au développement économique), Jacques Truau (Président du club de la croisière), Jean Viard (sociologue, chef d’entreprise, candidat à présidence d¹euroméditerrannée en cas de victoire du Parti Socialiste), Robert Vigouroux (ancien maire). Écouter l’émission


MARDI 25 NOVEMBRE

-> 06H00 : À L’ÉCOUTE DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE PART 2
Écouter l’émission

-> 10H00 : DES PLACES PUBLIQUES POUR QUOI FAIRE ?
Places publiques : lieux de vie ou de passage ?

Retransmission radiophonique du plateau TV participatif organisé par Tabasco Vidéo et Radio Grenouille avec : Alèssi Dell’ Umbria (auteur de "Histoire universelle de Marseille"), Sylvie Amar (co-directrice du Bureau des compétences et des désirs), Benoît Eugène (rédacteur en chef de la revue Agone), Jean-Luc Linares (architecte).
Écouter l’émission

-> 15h45 : La cité du Plan d’Aou voit sa vue sur mer disparaître au profit de constructions d’un promoteur
Écouter l’émission

 

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20/11/2008

Cyberacteurs : NON au projet de mobilisation pour le logement

Cyber @ction 285 : Projet de loi de mobilisation pour le logement :  NON aux atteintes à la mixité sociale

http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=344

Le projet de loi dit « de mobilisation pour le logement» de Madame Christine Boutin, ministre du Logement suscite de vives inquiétudes car il touche certains droits fondamentaux et risque, notamment, de porter atteinte au principe de mixité sociale.

Ce projet de loi, actuellement en débat au Parlement, remet en cause le droit au maintien dans les lieux, précarise la situation de nombreux locataires et porte atteinte à la mixité sociale en poussant les classes moyennes à quitter le logement social.

Les locataires en HLM dont les revenus seraient deux fois supérieurs aux plafonds de ressources auraient trois ans pour quitter leur logement. Ces mêmes plafonds seraient aussi diminués de 10%. A cela, s’ajoute le décret renforçant le supplément de loyer de solidarité applicable aux locataires dépassant d’au moins 20% les plafonds de ressources. Ces derniers loin d’être riches (ex : un couple vivant dans un 73m2 à Paris et gagnant 4416€/mois devrait payer un surloyer de 740€/mois soit plus que son loyer actuel (633€) ; une famille de 4 personnes vivant à Grenoble et gagnant 4 300€/mois devrait payer 1776€ de surloyer) seraient ainsi incités à quitter leur logement social, sans qu’on leur propose de solution dans le parc privé.

Les locataires en sous-occupation sont aussi concernés : s’ils refusent trois propositions de relogement, ils devront eux aussi partir. Si à première vue la mesure peut paraître de bon sens, dans la pratique un couple de jeunes retraités dont les enfants sont partis devraient quitter leur F5 pour un F3 ou F2 sans aucune garantie d’avoir un loyer au m2 similaire. Quelles seront, par ailleurs, les conséquences familiales et sociales d’une telle mesure lorsque les parents et grands parents ne pourront plus recevoir dignement leur famille ?

Pour l’association de consommateurs et locataires CLCV (www.clcv.org), faire partir du logement social les locataires les plus solvables, ceux par qui un minimum de mixité économique et sociale existe encore ne résoudra pas la crise du logement, mais représente au contraire le risque de transformer les HLM en véritables ghettos pour pauvres relégués dans les quartiers périphériques des villes. Ces dispositions ne répondent pas à la crise actuelle, car si les ménages se pressent vers les logements sociaux c’est que les loyers du privé sont devenus inabordables, or ici rien n’est fait pour accroître une offre de logements économiquement accessibles là où la demande est forte.

Ce texte facilite également les expulsions en réduisant à un an, au lieu de trois, le délai pendant lequel le juge de l’exécution peut suspendre une décision d’expulsion. Cela précariserait des locataires de bonne foi et  accroîtrait la file d’attente des ménages que l’on retrouvera prioritaires au relogement dans les commissions de médiation créées par la récente loi relative au droit au logement opposable !Ainsi expulserait-on plus facilement pour s’obliger à reloger dès le lendemain !!!

Enfin, ce projet de loi prévoit l'assouplissement des règles définies à l'article 55 de la loi SRU en matière de mixité sociale (20 % de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3500 habitants) en intégrant dans la comptabilisation de ces logements, ceux qui seraient produits aux fins d'accession à la propriété sous condition de ressources.

 A l'heure où de nombreuses communes (330 communes sur 730, soit 45%) n'ont pas respecté les objectifs de rattrapage fixés par les préfets, cette mesure serait contre-productive en matière de mixité sociale. En effet, l'accession, même sociale, s'adresse à des ménages dont les revenus sont nettement plus élevés que ceux des demandeurs de logement locatif social.

 Il s'agit là d'un «message» d'encouragement aux maires qui résistent aux dispositions de la loi SRU, ceci en totale contradiction avec la nécessaire solidarité territoriale face à une crise du logement sans précédent.

Pour toutes ces raisons, l’association de consommateurs et locataires CLCV (www.clcv.org) demande que :

- les dispositions ci dessus énoncées soient retirées du projet du loi pour ne pas porter atteinte à la mixité sociale déjà fortement fragilisée dans les quartiers d’habitats sociaux ;

- le projet de loi adopte des mesures permettant l’accès, pour tous, à un logement décent dans des conditions économiquement réalistes, tout en veillant à la mixité sociale. Cela est possible en prévoyant par exemple que toute construction neuve comporte un pourcentage de logements sociaux notamment dans les villes n’ayant pas 20% de logement sociaux, en développant le conventionnement dans le secteur privé (un bailleur s’engageant à plafonner son loyer en contrepartie d’avantages fiscaux ou de certaines garanties de l’Etat). Des mesures pourraient ainsi renforcer l’offre de logements économiquement accessibles pour tous.

Nous vous invitons à signer cette cyber@ction pour faire pression dans ce sens

 

Laure Bourgoin CLCV Chargée de mission Logement 
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

 

Sur le site Cyberacteurs cette cyber @ction est signable en ligne http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_dep.php?id=344

00:32 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : logement, social, mixité | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

03/11/2008

Le "Bus Dalo" sera à Montpellier mercredi prochain 5 novembre Place Antigone de 10h à 18h

Le "Bus Dalo" sera à Montpellier mercredi prochain 5 novembre à la place Paul Becque à Antigone (de l'autre côté du centre commercial) de 10h à 18 h

Seront présents : la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique. Les Enfants de Don Quichotte seront représentés également.

Au "club de la presse", un échange aura lieu entre les associations initiatrices et la presse de 14h à 15 h. Des informations précises seront données concernant la mise en place réelle de ce dispositif sur le département de l'Hérault, chiffres à l'appui.

L'opération "DALO : un toit c'est un droit" a été réfléchie par la Fondation Abbé Pierre et le Secours Catholique pour informer, sensibiliser les personnes mal-logées et le grand public, mobiliser l’ensemble des acteurs.

En effet, de nombreux problèmes ont été rencontrés lors de la mise en œuvre du droit opposable au logement : manque de moyens, mauvaise information et accompagnement des familles, manque de volonté politique parfois et manque de logements disponibles à des prix "sociaux".

La Loi Dalo introduit, entre autre chose, le principe du "Droit au Logement opposable" ; c'est-à-dire que toute personne doit être logée ou hébergée dans un logement décent, sinon elle peut faire un recours, l'Etat étant garant de l'application de cette loi. En ce cas, elle saisit la "commission de conciliation" de son département par le biais de travailleurs sociaux ou d'associations agréées qui constitueront le dossier avec elle et l'accompagneront tout au long de la démarche (dossier compliqué, critères très précis) ; en cas de refus de la commission st si la demande est justifiée, la personne peut saisir le tribunal administratif.

Profitez de cette journée pour venir vous renseigner sur cette loi permettant à chacun d'avoir un logement que vous soyez en situation d'hébergement, de mal-logement et logement indigne, en sur-occupation, que vous soyez professionnels ou bénévoles concernés par cette difficulté. Les dossiers de saisine pourront être faits sur place avec l'aide des associations présentes.

23:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : dalo, fondation abbé pierre, secours catholique, enfants de don quichote | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Droit au logement opposable

CHIFFRES

Expulsions

Le communiqué de presse de la Fondation Abbé Pierre, daté du 30 oct. 08 émet ses réflexions sur les chiffres de 2007 que les Ministères de la Justice et de l'Intérieur viennent de fournir concernant les expulsions locatives.

 

De chiffres éloquents et qui posent effectivement questions. Ces expulsions concernent le plus souvent des familles ne pouvant pas assurer le paiement de leur loyer (non paiement ou dette de loyer).

 

Les procédures d'expulsions, les décisions de justice ordonnant l'expulsion et les demandes de recours de la force publique pour les réaliser (les différentes étapes du processus) ont augmenté depuis 7 ans de près de 30 %.

 

Le Préfet octroie le recours de la force publique de façon de plus en plus conséquente :

+ 4,4 % en 1 an, + de 61,2 % en 7 ans.

 

Un collectif inter-associatif propose un moratoire des expulsions locatives à partir du 15 Mars 2009. Cette proposition trouve toute sa cohérence au regard de ces chiffres.

 

 

Nous venons d'avoir les renseignements concernant le département :

 

Dans l’Hérault, 1 991 décisions d’expulsions locatives pour impayés de loyer ont été prononcées en 2007 (soit une augmentation de 16% par rapport à 2006) et environ 600 familles de Montpellier sont menacées d’expulsion depuis le 15 mars 2007.

 

Il serait intéressant de connaître cette situation sur la CABT et la ville de Sète.

Information à suivre..

 

 

23:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : dalo | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

La Fondation Abbé Pierre s'inquiète et s'insurge face aux procédures d'expulsions toujours aussi nombreuses

Les ministères de la Justice et de l'Intérieur viennent de fournir les chiffres 2007 sur les procédures d'expulsions locatives.

- Les décisions de justice sont toujours à la hausse avec 105 917 jugements (contre 102 967 en 2006) soit + 2,8 % et correspondent à une progression de + 32 % depuis 7 ans.

- Les demandes de concours de la force publique sont également en progression : 41 250 demandes en 2007 (contre 38 740 en 2006) soit 6,5% d'augmentation et correspondent à une progression de 24,6 % depuis 7 ans.

- L'octroi de la force publique par les préfets est encore plus inquiétant avec 26 523 interventions (contre 25 144 en 2006) soit + 4,4 % et correspondent à une augmentation de 61,2 % en 7 ans.

- Seules les expulsions "manu militari" restent stables à un niveau néanmoins élevé avec 10 640 ménages en 2007 contre 10 719 en 2006.

La progression des impayés de loyer (cf. notre communiqué de presse du 29 octobre 2008) soit + 96 % dans le secteur privé et + 58 % dans le secteur social laissent malheureusement présager des chiffres catastrophiques pour 2008 et 2009 pour le nombre d'expulsions et par conséquent le nombre de personnes à la rue.

La proposition d'un moratoire des expulsions locatives à partir du 15 mars 2009, sollicité par le collectif inter-associatif, trouve ici toute sa cohérence.

Contact presse : Michèle SANTONASTASO, chargée des relations avec la presse

01 55 56 37 45 - 06 23 25 93 79

msantonastaso@fondation-abbe-pierre.fr

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