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03/11/2008

Midi Libre 3 Novembre 2008 - Bakhta BRAIKI : Le problème à Sète, c'est l'insalubrité »

VOS PAPIERS :

Nom : Braiki.
Prénom : Bakhta.
Age : 39 ans.

Profession
: directrice générale de Solidarité Urgence Sètoise.
Signe particulier : d'abord promise à une carrière de juriste, puis après s'être orientée vers un DESS de directrice d'établissement sanitaire privé, cette Franco-algérienne revendiquée se tourne définitivement vers le domaine social à la naissance de sa fille, Ylheme, aujourd'hui âgée de huit ans et demi.

 

Depuis samedi et jusqu'au 15 mars, les expulsions de logement sont suspendues. A votre connaissance, combien de personnes sont concernées par ce sursis à Sète ?
Je dirais environ une dizaine. Du coup, leur cas devient moins urgent que d'autres pour nous. Car ils ont un toit jusqu'en mars. On n'est plus pressé. On va pouvoir travailler en toute sérénité sur leur dossier et mettre en place ce qu'il faut pour la commission de surendettement, notamment.

Avez-vous remarqué une recrudescence des expulsions avant cette date butoir du 31 octobre ?
On l'a moins ressenti, cette année. Le nombre est, me semble-t-il, moins important. Mais je crois surtout que, pour éviter les campagnes médiatiques liées à cette période, on expulse un peu plus en août et en septembre.

Justement, à quel type d'expulsion êtes-vous confrontée ?
Le problème, à Sète, c'est l'insalubrité des logements. Les locataires se disent "je ne vais pas payer mon loyer, comme ça, le propriétaire fera les travaux". Or, si on ne paie pas ou si ne consigne pas l'argent, le propriétaire peut enclencher une procédure d'expulsion. Plus globalement, les locataires méconnaissent leurs droits... Et, en plus, quand les problèmes financiers leur tombent dessus, la honte fait d'énormes dégâts. Usés, fatigués, ils se mettent encore plus en difficulté et on en arrive à des situations qu'on ne peut plus rattraper.

Quelles sont les personnes les plus touchées ?
Les familles monoparentales, les personnes âgées, les travailleurs pauvres. Ce sont eux, de plus en plus, qui sont confrontés à ces expulsions.

Quelles sont les solutions ?
Aujourd'hui, dans le parc privé, un 30 m 2 , c'est environ 500 €. On est quasiment au niveau de Montpellier. Et, en plus, les agences demandent des garanties considérables.Il y a un outil qui est intéressant mais encore trop peu utilisé sur le bassin : le bail glissant. Le logement est attribué à une personne mais c'est une association, la nôtre par exemple, qui est le locataire pendant un an. Ensuite, durant cette période, on regarde comment la personne gère son budget, si elle paie bien les loyers. Si c'est le cas et que tout le monde est d'accord, le bail va glisser au nom de la personne. C'est une garantie pour les propriétaires et un accompagnement pour les locataires. Car il faut aussi leur faire comprendre que certains abonnements ne sont pas nécessaires, qu'il faut vivre selon ses moyens, que l'ère du formidable est passée.
Il y a des abus dans les deux sens...C'est vrai. Par exemple, on a eu un couple de personnes âgées qui s'est retrouvé avec l'eau coupée et une partie de son entrée murée car le propriétaire souhaitait vendre l'immeuble vide. Il ne restait plus qu'eux. Heureusement, on a mis en place les procédures qui leur ont permis, au final, de pouvoir rester.

Quid du droit opposable au logement à Sète ?
Il faut d'abord des personnes qui revendiquent ce droit. Et puis, nous, associations, devrions mutualiser nos forces pour mettre en place, valider ce droit. Il n'y a d'opérateur ciblé dans la région. Et peu de logements. Bien que le sous-préfet ait évoqué certains domaines maritimes. C'est une piste pour le logement social.

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25/10/2008

Relogement dans un placard en instance...

Voir aussi Blog 7à7 pour l'explication de texte : http://www.7a7.fr/ce-bon-vieux-piston/ 

Midi Libre - Édition du samedi 25 octobre 2008

© Midi Libre

Tension : L'élu au tourisme charge le cabinet du maire

Francis Hernandez réclame « un électrochoc » au niveau du fonctionnement municipal.

Francis Hernandez ne sera pas présent, ce matin, à l'inauguration du Passage du Dauphin. Volontairement. Pour cet ajoint au maire délégué au tourisme depuis mars qui était adjoint au commerce lors du premier mandat de François Commeinhes, la coupe est pleine.

« L'inauguration du Passage du Dauphin, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase » lance cet élu passionné et direct. Un adjoint qui, contre des vents et marées souvent très forts, a défendu six années durant ce projet. En 2001, au conseil municipal de Sète puis à partir de 2003 à l'agglomération de Thau.

Mais aujourd'hui, la lecture du carton d'invitation, le pousse à sortir de sa réserve : «Que les institutionnels y apparaissent, c'est normal. Mais on aurait quand même pu associer les commerçants qui ont accepté de subir les travaux pendant six mois. ». Et l'élu de déplorer que le service économique de l'Agglo d'une part, mais surtout le cabinet du maire de Sète « aient décidé seuls ». Sans se rapprocher du porteur du projet : « Je ne suis pas dans l'opposition ! » lance-t-il.

Irrité, Francis Hernandez va plus loin. La préparation de l'inauguration du Passage du Dauphin est, dit-il, le reflet du fonctionnement municipal actuel : 

« Aujourd'hui, on ne demande plus rien aux élus. Pendant sept ans, nous avons essayé de maîtriser le cabinet mais là, il a pris le pas sur nous, au point de nous diviser pour mieux régner et tenter de nous détacher de François Commeinhes. » 

S'adressant à ce dernier, il réclame « un électrochoc au niveau du fonctionnement municipal » avant de lâcher : « François Commeinhes est un des meilleurs maires que Sète n'ait jamais eu, mais il est très mal conseill é et entouré ». Francis Hernandez critique tous azimuts, « un cabinet qui parfois met des bâtons dans les roues des élus, qui n'arrive pas à stabiliser le secrétariat du maire et qui décide de réduire le nombre de secrétaire des élus de 3 à 1. »

Et sur le plan politique, cet élu UMP juge : « Ce n'est pas à un cabinet non encarté de décider des futurs candidats que l'UMP proposera aux cantonales ni à s'immiscer dans la vie des associations politiques. » 

 

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16/10/2008

Midi Libre 16 Octobre 2008 - S ETE : Rue Euzet Le relogement au coeur de la polémique

La réhabilitation programmée du quartier implique le déplacement de commerçants, propriétaires et bailleurs

Un Plan de restauration immobilière (PRI), de par la latitude dont il dispose à l’égard, par exemple, de propriétaires récalcitrants, et de son caractère plus contraignant qu’une simple OPAH (Opération programmée d’amélioration de l’habitat), se met rarement en place sans accrocs. Et le PRI sétois, dont l’opérateur pour la Ville est la SA Elit, ne devrait pas faire exception.

Car alors que l’affaire “Aprile-Vié” traîne en longueur (lire ci-dessous) rue Euzet, une polémique enfle sur “l’îlot sud” concernant «les méthodes des représentants de la SA ELIT », quand il s’agit, notamment, de proposer des options de relogement.

Aussi les commerçants précités ont-ils été rejoints aujourd’hui par une quinzaine de locataires, propriétaires, sympathisants de la rue et de l’ensemble du périmètre visé par la restauration immobilière du cœur de ville.

Ensemble, ils ont créé “Cette Evolution” «afin de défendre les intérêts des résidants et, surtout, les informer sur leurs droits ».

Dans le fond, ce que dénonce aujourd’hui la jeune association, c’est donc «l’attitude» d’une société d’économie mixte qui serait allée « jusqu’à proposer comme relogement à un couple d’octogénaires habitant le quartier depuis 40 ans un appartement insalubre, rue de Tunis ». Et les résidants de douter même que «la SA Elit soit véritablement en mesure de proposer des logements-tiroirs dignes de ce nom ».

« Nous avons relogé une famille dans un grand F4 après... un an de recherches»!

Une carence de solutions immédiates que ne contredit pas Philippe Roussel, de la SA Elit, qui précise toutefois que «le logement de I’OPHLM proposé aux octogénaires rue de Tunis, qui me semblait de toute façon inadapté, l’a été après une proposition sur un F2 neuf». Assurant que d’autres propositions seront faites, mais que la tâche est ardue: «J’ai utilisé la dizaine de logements-tiroirs (en état correct) dont nous disposions sur le périmètre du PRI. C’est une bataille de tous les jours. Aujourd’hui, j’ai par exemple besoin d’un F4 pour compenser un des deux logements du 26 rue Euzet, et je n’ai que trois pistes: les logements à vocation publique de I’OPHLM, les logements que nous pouvons acquérir dans le cadre du FR1 et erfin ceux qui se libérerons dans les immeubles que nous aurons rénovés. Ce n’est vraiment pas évident: nous avons par exemple relogé il y a trois semaines une famille dans un grand F4 après... un an de recherches f Le fait est qu’il n’y a pas de logements convenables. » Tout est dit.

Pa.C.

Aprile et Vié dans l’attente

« Ces commerçants auront obligatoIrement des propositions écrites d’ici quelques semaines, c’est la loi », assurait le 5 août dernier dans nos colonnes Henri Dorne, directeur général délégué de la SA ELIT. Or, à ce jour, “les Vié” n’auraient reçu aucun embryon de proposition alors que “les Aprile” attendent toujours, même si la SA Elit estime leur cas « en voie de règlement ».

Pour mémoire, le 22 juillet dernier avait été votée en conseil municipal une demande d’ouverture d’enquête d’utilité publique pouvant aboutir à l’éviction forcée de ces commerçants historiques de la rue Euzet.

23:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

DUP Rue Honoré EUZET - Article MIDI LIBRE Juillet 2008

Commerce Jacques Vié : « Je me battrai jusqu’au bout » ;

« Comme moi, François Commeinhes est chef d’entreprise, il peut se mettre à ma place...»

ENTRETIEN

La réalisation de la 2e tranche de logements rue Euzet se heurte au relogement, ou déplacement, des Vêtements Vié

Au vu du bâtiment neuf où ont repris place la pharmacie et le bar L’Athénée, seriez-vous prêt à réintégrer la rue Euzet après réalisation de la 2e tranche ?
Peu importe le bâtiment On dénigre la rue Euzet mais c’est un des meilleurs axes commerçants de la ville. Nous nous y sentons bien et notre entreprise est viable.

Le bâtiment que vous occupez doit être démoli. Avez-vous eu des propositions de relogement. fût-il temporaire?
Nous savons depuis des années qu’il sera démoli. Les premières propositions datent de l’époque Liberti. Elles étaient menées par la Sémalis, aujourd’hui par la SA ELIT (société d’économie mixte de la ville, ndlr). Nous avons eu par le passé une proposition de relogement au rez-de-chaussée du bâtiment de la dite tranche.

Mais vous avez refusée?
Oui, car ce n’était pas adapté à mon commerce. Le local faisait 65m2 contre 100m2 pour nos locaux actuels. En outre, pour être rentable, nous avons besoin de volume de stockage. C’est le cas de notre magasin, qui est haut de plafonds, ce n’était pas le cas du local proposé. La discussion quant à l’achat des murs - nous ne sommes pour l’heure propriétaires que du fond - n’avait donc pas été engagée. Cela date de 2005.

Depuis, avez-vous eu d’autres propositions ?
Des discussions avec le représentant de la SA ELIT mais rien d’officiel. En fait, je panse qu’ils voulaient seulement prendre la température. A l’is sue de la dernière démarche de ce type, le mois dernier, j’ai demandé une réunion tripartite en mairie. On m’a dit que c’était impossible. Entre-temps, j’ai par ailleurs appris qu’il était prévu de faire voter en conseil municipal une demande d’enquête d’utilité publique.

Quel Impact pourrait-elle avoir sur l'avenir devotre commerce?
Si le principe est voté en conseil municipal et que la préfecture valide le caractère d’utilité publique, cela peut donner lieu à une éviction sans relogement - sorte d'expulsion, en d’autres termes - ou un relogement avec indemnisation partielle.

Vous avez donc sollicité une entrevue avec le maire..
Oui, car il est en outre le président de la SA Elit. II me l’a accordée la semaine dernière.

Que lui avez-vous demandé?
Que l’on me notifie par courrier des propositions concrètes. Je veux simplement continuer à exercer mon métier sereinement, comme l’ont toujours fait mes aïeuls. Et, s’il me faut partir, que l’on me propose des options qui n’alourdissent pas les charges pesant sur mon entreprise.

Votre souhait est-il de rester rue Honoré-Euzet?
Si la proposition que l’on me fait est viable, je voudrais partir provisoirement, le temps des travaux, pour réintégrer ensuite un local adapté. Si c’est le cas, je suis même prêt à investir pour acheter les murs. Même si l’idéal serait bien sûr que la SA ELIT, ou le promoteur ensuite, reste maître des murs. Je pourrais ainsi continuer sur le même principe que mon arrière- grand-père, grand-père, père, — depuis 112 ans. Dans le fond, pourquoi serait-ce à moi de changer mon fonctionnement et d’augmenter mes charges en achetant les murs?

Estimez-vous la pérennité de votre entreprise menacée?
Pas directement mais cette affaire d’enquête d’utilité publique est comme une épée de Damoclès au-dessus de ma tête.

Q'espérez-vous aujourd'hui ?
Ce que j’explique dans la conclusion du courrier que j’ai remis à François Commeinhes: que nous allions vers des négociations plus sereines avec des propositions convenables, comme celles qui ont été faites auparavant aux différentes parties, commerçants et propriétaires immobiliers. Et d’abord, qu’il nous rassure sur l’enquête d’utilité publique...

Pensez-vous être entendu?
Comme moi, le maire est chef d’entreprise, il est dans le même schéma patrimonial que moi, avec sa clinique. Il peut se mettre à ma place.
Dans le cas contraire, je me battrai jusqu’au bout. Et si la Ville demande cette enquête d’utilité publique, il faudra qu’elle réalise en lieu et place de ce bâtiment un projet d’intérêt général, comme des habitations à loyers modérés par exemple, autrement..

Recueilli par Patrice CASTAN Photo., VincentANDORRA

01:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : dup, euzet, vié | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

15/10/2008

Commerces Les “historiques” de la rue Euzet menacés

 

RAPPEL :  Le conseil municipal a voté une demande d’enquête d’utilité publique pouvant aboutir â l’éviction forcée des Vêtements Vié et de la pâtisserie Aprile

 

C’est chose faite. Lors du conseil municipal du 22 juillet, les élus de la majorité ont Voté une demande d’ouverture d’enquête d’utilité publique concernant la deuxième tranche de réhabilitation de la rue Euzet.

Un vote motivé, selon Emile Anfosso, rapporteur de ladite question, par « la nécessité d’aboutir », y compris via une expulsion (en fait une éviction forcée sans relogement) « car les négociations avec deux commerçants, Aprile et Vié, n’avancent pas ».

Deux commerçants ou plutôt deux couples de commerçants qui, dans le public ce soir-là, ont eu un peu de mal à « avaler » la formule. Jacques Vié, patron du magasin de prêt-à-porter éponyme, l’a d’ailleurs fait savoir « Je leur ai dit que c’est inexact, explique-t-il Nous n’avons reçu aucune proposition écrite de la part de la SA ELIT (la société d’économie mixte qui a succédé à la Semalis) ou de son président, François Commeinhes, pour quitter nos commerces durant les travaux, ou â jamais. Alors comment peuvent-ils dire que les négociations n‘avancent pas ? »

Tout juste Jacques Vié concède-t-il avoir eu une proposition orale « de 75000 € pour partir, sans relogement, alors que nous sommes propriétaires du fonds commercial. Où croyez-vous que nous pourrions nous installer avec 75000€? »

Même constat du côté de la pâtisserie Aprile, elle aussi installée depuis des lustres rue Ronoré-Euzet: « Aucune proposition écrite ne nous a été faite, assure Serge Aprile. Tout a été purement verbal. En ce qui nous concerne, nous souhaitons réintégrer l’immeuble neuf en achetant les murs, puisque jusque-là, nous ne sommes propriétaire que du fonds. Or, nous n’avons pu avoir aucune idée de la somme qu’il faudra débourser pour les murs. En outre, ce qui est surprenant, c’est qu’avant de mener une telle -réhabilitation, la Ville n’ait pas prévu des ‘logements-tiroirs où nous transférer. Nous ne pouvons nous permettre, même temporairement, d’arrêter notre activité trop d’années de travail, derrière. » Aussi les deux commerçants ‘historiques’ du quartier de la ville ne cherchent-ils pas leur inquiétude. « Pourquoi les négocia concernant la première tranche ont-elles toutes abouties à l’amiable alors que nous devons faire avec cette épée de Damoclès - l’enquête d’utilité publique et, au bout, une éventuelle éviction forcée – au dessus nos têtes ? » ajoute Jacques Vié.

« Ces commerçants auront obligatoirement des propositions écrites d’ici quelques semaines. C’est la loi. »

Interrogé sur le sujet, l’absence de proposition écrite alors même que l’opportunité d’ouverture d’une enquête d’utilité publique a été soumise aux élus, le directeur général délégué de la SA ELIT, Henri Dorne, se veut rassurant :

« Nous sommes en train d’essayer de reloger ces commerçants dans des conditions acceptables. Quant à la demande d’enquête d’utilité publique, c’est ni plus ni moins que la méthode réglementaire. Ces commerçants auront obligatoirement sous quelques semaines, des propositions écrites, c’est la loi. Ce genre de question ne peut se négocier oralement, toute proposition sera faite dans le respect du Code l’urbanisme avec estimation des Domaines, indemnités de dédommagement. Mon but, c’est que ces commerçants restent surplace.Une intention louable, même si on n’en est apparemment pas là

Question de méthode

Les commerçants “visés’ par le vote de la majorité contestent, outre le caractère même d’utilité publique, la méthode utilisée. Un point sur lequel les époux Aprile et Vié sont semble-t-il rejoints par l’opposition.

Jacques Montagard, qui avait pris la parole à ce sujet en conseil municipal, s’en explique :

« Lors de ce conseil étaient mises au vote trois “DUP” (déclarations d’utilité publique). Nous étions partis sur le principe de voter contre les deux premières (quai des Moulins et Avenue du Maréchal Juin), pas forcément contre celle de la rue Euzet Or il nous est apparu qu’il n’y avait pas eu de proposition précise faite à ces commerçants.
La “DUP” est une arme lourde et d’après nous, les voies de concertation n’ont pas été épuisées. Nous avons donc voté contre. En outre, François Liberti a fait remarquer que ces enseignes sont deux “Institutions’ à Sète. Mais soyons clairs: nous ne sommes aucunement contre la réhabilitation du centre ancien. »

Le préfet de région devrait avoir le dernier mot

Que craignent les deux commerces sétois visés rue au Euzet? Que la demande d’ouverture d’une enquête d’utilité publique par la majorité sétoise, une fois visée par le contrôle de légalité, trouve grâce auprès du préfet.

Avant cela, toutefois, le représentant de l’État nommera un enquêteur qui lui soumettra ensuite ses conclusions.

Selon son appréciation du résultat de l’enquête, le préfet donnera on non son aval au classement en utilité publique.

Dès lors, si les négociations n’ont pas abouti, une ‘éviction forcée sans relogement’ pourrait être prononcée à l’égard des dits commerçants. Moyennant une indemnisation qui devrait là aussi donner lieu à un bras de fer.

23:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : sete, pri, sa elit | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |