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22/09/2011

Les emprunts source de création de monnaie et d’accélération des déficits pour un état.

Les emprunts toxiques qui résultent de produits financiers sont aussi difficiles à comprendre qu’à avaler, pour le commun des mortels pourtant bien impactés. 

Ce n’est pas une raison pour bouder cette vidéo qui s’attaque au mécanisme beaucoup plus simple de l’emprunt.

Elle s’applique à démontre de la façon la plus didactique possible qu’en plus des déficits ordinaires qui relancent de nouveaux emprunts en raison d’une insuffisance de ressources, le fait de payer des intérêts au marché financier pour un état – au lieu de battre monnaie comme on faisait autrefois (trop souvent en trichant) – créé des déficits de nature purement financière qui croissent de façon plus systématique que les ressources du pays (la fameuse croissance !).

 

Toutefois si ce point de vue n’a rien d’inexact, on peut lui reprocher, non seulement d’être un peu lourd, mais surtout de semer la confusion.

En effet, bien que cette démonstration soit parfaitement correcte sur le plan technique, on pourra malheureusement toujours lui opposer n+1 raisonnements allant dans des sens totalement différents et présentant tout autant d’avantages… que d’inconvénients !

La seule véritable question qui se pose est politique et non pas technique :
“Est-il vraiment utile qu’un Etat qui emprunte gave ses créanciers au risque de tomber sous leur joug
?”

Comme dit l’adage “Tout avantage a ses inconvénients” ! Ça dépend pour qui...

_______________________

La dette publique de la France, « au sens de Maastricht »
a été évaluée à 1 646,1 milliards d'euros,fin 1eT 2011 soit environ 84,5 % du PIB
Elle ne représentait que 663,5 milliards d'euros à la fin de 1995, ou 55,5 % du PIB.
Elle avait atteint 1 211,6 milliards d'euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007

 

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02/08/2011

Brassens chanté à travers le Monde …

Redécouvrir Brassens avec de magnifiques sonorités :

http://www.youtube.com/watch?v=rXpP4kv_K8E

http://itunes.apple.com/fr/album/brassens-echos-du-monde/...

 

Dans le cadre de FiestaSète, ce 2 août à 18h00 :

Brassens, Echos du monde.

Hôtel de Paris, 2 rue Frédéric Mistral, Sète.

Par Emile Omar.

Tchatche musicale : Echos du monde, à l’hôtel de Paris, 2 rue Frédéric Mistral, 34200 Sète (Entrée libre). Présentation et écoute de la compilation conçue par Emile Omar, programmateur de Radio Nova, et présence de Clémentine Deroudille, co-commissaire de l’exposition Brassens et la liberté à la Cité de la Musique.

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01/04/2011

Poisson d’Avril façon Magic System

“… il voulait faire poisson d'Avril oh
Alors que c'est pas partout qu'on peut braiser le poisson…”

et il s’est fait écailler …

"Avion fait pas marche-à-derrière
C'est parce que y a pas rétroviseur"


http://paroles.zouker.com/magic-systeme/poisson-d-avril,2...

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24/03/2011

Dommage ça passe loin et au dessus de Sète et son Agglo

Sciences en Fiction : Un festival de cinéma grand public qui donne la parole aux chercheurs et ouvre au débat

Sciences en Fiction présente une série de films de Sciences-Fiction suivis d'un débat entre les spectateurs, des scientifiques et créateurs.

Il se déroule au printemps 2011 à Carcassonne, Castelnaudary, Nîmes, Lodève et Olargues

Les films proposés sont des films d'anticipation sociale tels que Bienvenue à Gattaca, Minority Report, Contact. Quant à Steamboy, il s'agit d'un film d'animation japonais qui présente une relecture de la révolution industrielle.

Les questions de société mises en évidence concernent les sciences et les croyances, les manipulations génétiques, la vie extra-terrestre...

Toutes les informations complémentaires et le programme détaillé : http://www.connaisciences.fr/wikini/sciencesenfiction

 

Au fait vous avez vu ? ci-dessous :

ECONOMIE

MIDI LIBRE Édition du jeudi 24 mars 2011

Projets d'EDF dans le nucléaire américain: Il faut y mettre fin

Thomas Lohnes DDP/AFP/Archives

Projets d'EDF dans le nucléaire américain: "Il faut y mettre fin"

 

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing estime qu'il faut mettre un terme au projet du groupe d'énergie à capitaux public EDF de construire des centrales nucléaires aux Etats-Unis.

"Il faut y mettre fin", ajoute M. Giscard d'Estaing, dans un entretien que publie le quotidien Le Monde daté de vendredi.

"Je ne comprends pas comment les gouvernements du passé ont laissé EDF investir dans la production d'électricité nucléaire aux Etats-Unis! (...) S'il survenait un problème de gestion, les autorités américaines seraient extrêmement exigeantes vis-à-vis d'un partenaire étranger", souligne-t-il.

"C'est nous exposer à un gros risque alors que cet investissement ne présente pas d'intérêt pour l'économie française", note l'ancien président, dont le mandat avait été marqué par une spectaculaire accélération de la construction de centrales nucléaires sur le territoire français.

EDF souhaitait construire une centrale nucléaire de troisième génération, de type EPR, à Calvert Cliff, dans le Maryland (Est des Etats-Unis), mais ce projet a été fragilisé par la rupture avec son partenaire Constellation Energy Group.

Mais le groupe français dispose toujours d'une structure pour investir dans le nucléaire aux Etats-Unis, après avoir racheté à Constellation sa participation de 50% dans leur coentreprise nucléaire UniStar.

17:37 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | | Tags : sciences | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

22/03/2011

Philippe BILGER : Georges Brassens : rien à jeter

On croyait tout connaitre de Brassens. Et bien non ! L’année Georges Brassens nous livre, petit à petit, de ci de là, au gré des manifestations qui lui sont consacrées et des souvenirs que ses proches font revivre, des tas de petits trésors inattendus.
L’exposition Georges Brassens qui vient de démarrer à Paris à la Cité de la Musique, ne fait point exception. C’est ce que nous raconte Philippe BILGER ancien Avocat Général près la cour d'appel de Paris, célèbre pour son franc-parler,  qui s’en est trouvé tout chose et un peu retourné, ce dimanche.

Georges Brassens : rien à jeter

Il y a tant de sujets possibles aujourd'hui pour un blog, sérieux, graves, même tragiques ou badins mais riches d'enseignement que j'ai un peu honte de m'être laissé guider par le bonheur d'une opportunité dominicale.

Je suis allé voir l'exposition consacrée à Georges Brassens à la Cité de la Musique. Le commissaire en est Joann Sfar à l'évidence bien meilleur et même remarquable dans ce registre que comme cinéaste. En effet, ce qu'il nous offre est exceptionnel. L'existence de l'homme et de l'artiste Brassens, du poète et de l'être privé est détaillée grâce à une multitude d'éclairages : tableaux biographiques limpides, amours, amitiés, l'incessant travail du créateur, films, manuscrits, chansons et entretiens. Son enfance et sa jeunesse y sont notamment présentées de manière très émouvante avant que Patachou lui donne sa chance artistique à l'âge de trente ans et qu'il connaisse la formidable carrière que l'on sait d'auteur-compositeur et d'interprète, personnalité à la fois discrète, modeste, simple et adorée des Français (Le Monde, Le Figaro, Libération, Marianne 2, nouvelobs.com).

J'ai été d'autant plus surpris par les trésors de cette exposition qu'inconditionnel de ses textes et de ses musiques qui n'ont pas pris une ride - beaucoup de visiteurs fredonnaient ce que Brassens chantait -, lecteur de ses biographes, j'étais persuadé que je n'y apprendrais rien de fondamental. Quelle erreur ! Je suis ressorti enthousiasmé avec l'envie décuplée, traduite aussitôt de retour à mon domicile, de me replonger dans l'univers de Brassens qui, passant par toutes les veines de l'inspiration poétique, a su satisfaire, entre autres, les anarchistes libres et iconoclastes, les désengagés intelligents de l'Histoire, les tendres masqués, les amoureux du quotidien, les défenseurs de la faiblesse et les contempteurs de la célébrité vulgaire.

Ecoutant les chansons, tout au long de cette exposition, et constatant l'acharnement avec lequel Brassens peaufinait ses textes en fuyant la facilité, en recherchant le mot juste et la rime nécessaire, on ne peut qu'être conscient de la qualité irremplaçable de cet artiste. On ose le qualifier de génie de la variété parce que lui-même, plus que tout autre, était conscient des limites de ses exercices par rapport aux immenses poètes qu'il admirait comme, par exemple, Rimbaud et Mallarmé.

Il n'empêche qu'un gouffre sépare Georges Brassens de beaucoup de créateurs d'aujourd'hui et même de ses compagnons artistiques d'alors, notamment Charles Aznavour et Jacques Brel. Il arrive même à ceux-ci de s'abandonner à des rimes qui n'ont pas de raison profonde mais résultent de la domination de la sonorité précédente. Aujourd'hui cette licence est la règle au point que le sentiment est inspiré par le mot au lieu de le gouverner. Chez Brassens rien de tel. Impossible de trouver une faiblesse, une paresse qui feraient dire à l'auditeur qu'il y a là une scorie qu'un peu plus de travail aurait fait disparaître. Il y a une logique du thème et de son développement qui représente le terreau exclusif à partir duquel le langage se déploie, ironique, désarmant, satirique, provocant ou délicat.

Ce qui se dégage aussi de cette multitude d'aperçus sur Georges Brassens dans sa totalité, ce sont les métamorphoses de sa personnalité. En effet, une approche sommaire, voire simpliste aurait pu laisser croire à un Brassens brut, structurellement anarchiste, anti-religieux et anti-autorité, dont les phases ultérieures de sa vie n'auraient fait qu'exploiter cette base originelle. En réalité, et lui-même n'a cessé de le faire valoir dans des entretiens, sa vision a évolué, ses détestations ont été sinon dissipées du moins atténuées et il est devenu une sorte de sage "tout terrain" avec une tolérance qui résultait directement de son indifférence moqueuse à l'égard des joutes de l'immédiat. Ce qui est demeuré et qui me touche au-delà de tout, c'est son incoercible besoin de liberté, sa haine du troupeau et du grégarisme humains, sa pitié émue et jamais mièvre pour les humiliés et les petits de la vie, sa critique sarcastique des puissants contents de l'être.

Il y a des livres de chevet. Pour moi, Georges Brassens est un chanteur de chevet.

Quittant cette exposition de haute volée, je songeais à quel point l'inégalité culturelle était choquante. La mémoire et l'importance de Brassens ont été honorées. Mais quoi, par exemple, pour un Jean Anouilh ? Pas une exposition, pas un colloque, pas une émission spéciale, pas une seule grande pièce représentée ces dernières années, pas un geste ni un hommage du ministère de la Culture. Une honte quand tant sont couronnés qui ne le méritent pas. Les décrets de nos Autorités sont impénétrables.

Rien à jeter chez Georges Brassens. Rien de bon chez Jean Anouilh ?

02:49 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

12/03/2011

A Jacques MONTAGARD, généreux compagnon de route des sétois

Jacques, un voile de tristesse tombe sur combien de grandes amitiés, de solidarités cultivées avec ferveur, d’espoirs recréés, de combats continus contre l’arrogance et les iniquités ?

Et ta belle sincérité, ton honnêteté scrupuleuse, ta modestie… 

Et ce douloureux calvaire, pour un juste comme toi, de devoir accepter de tout perdre, face à cette ultime injustice, ô combien douloureuse, qu’est le cancer ?

Jacques, sur les chemins escarpés de nos fragiles existences, tu es encore une voix qui nous inspire le meilleur.

 

Tous pour Sète

Sète Tribune

Midi Libre

La Valse des Pantins

Les Vicomtes de Brageole

 

Ce Lundi 14, après l'éloge émouvant prononcé par François Liberti (voir Hérault du jour ci-dessous), les membres du Collectif "Tous pour Sète" ont rendu hommage à leur tour à leur ami Jacques.

Le texte de Michel Gailhard "Nous perdons un ami, les Sètois perdent un fervent défenseur"

Sur l'Hérault du Jour "Le dernier hommage à Jacques MONTAGARD"