Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/03/2010

Midi Libre SETE - Logement, Plancher à refaire : loyers gratis dans l'immeuble

Édition du lundi 22 mars 2010

Plancher à refaire : loyers gratis dans l'immeuble

DR

La façade de l'immeuble situé au 30, rue Jean-Jaurès, n'a pas manqué d'interpeller le regard.

Un arrêté municipal daté du 22 février avait en effet été scotché à gauche de la porte d'entrée.

Signé par le premier adjoint, Antoine de Rinaldo, il y était question d'un péril.
Aïe. « Non imminent » , était-il cependant précisé.

Ouf. Le motif ? Une flèche dans le plancher du troisième étage, lequel doit être renforcé.
« C'est un arrêté classique de mise en demeure , explique-t-on au service juridique de la mairie. Dans neuf cas sur dix, il s'agit d'un péril non imminent. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de danger pour les habitants concernés. Ils peuvent continuer à occuper leur logement ».

Dans le cas présent, c'est la rupture d'une canalisation qui a endommagé la structure du plancher du troisième étage. Le propriétaire - la SCI Elithe, à ne pas confondre avec la SA Elit, la société d'aménagement de la ville - a bien procédé à la réparation de la canalisation. Mais restait le plancher.

L'arrêté municipal indiquant que le propriétaire a six mois pour faire les travaux nécessaires. C'est-à-dire d'ici le 1 er août. Et pour l'inciter à ne pas traîner, le code de la construction et de l'habitation prévoit un dispositif efficace : l'article L 521-2, que la mairie avait jugé bon d'afficher également sur la façade du 30, rue Jean-Jaurès.

A partir du premier jour du mois suivant la notification de l'arrêté de mise en demeure, et jusqu'au 1er jour du mois suivant l'arrêté de main-levée (une fois les travaux effectués), les locataires de l'immeuble cessent de payer leur loyer. Il suffisait d'y penser...

Marc CAILLAUD

12:44 Publié dans 3 Opérations d'aménagement | Lien permanent | | Tags : arrêté municipal, péril non imminent | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

05/03/2010

Cartographie des risques d’innondation de 2007

MIDI LIBRE Édition du mardi 2 mars 2010

Hérault : La carte d'un bassin de Thau sous les eaux

La carte d'un bassin de Thau sous les eaux

DR

 


Des digues qui cèdent sous les vagues de l’Atlantique. C’était dimanche matin, dans deux paisibles communes de Vendée.

  • Il y a 8 ans, en septembre 2002, la petite ville d’Aramon, dans le Gard, était piégée par la crue du Rhône. Là aussi une histoire de digues rompues.
  • Trois jours plus tôt, le Gardon sortait de son lit à Alès et dévastait le quartier populaire des Près Saint-Jean.
  • En 1988, un épisode pluvieux d’une rare intensité ravageait la ville de Nîmes. A chaque fois, on a compté les morts par dizaines.

Et le coût de la reconstruction a atteint des millions d’euros. A chaque fois, les populations sont restées incrédules face à de tels évènements. Ces catastrophes sont inimaginables par temps calme. Et ne se produisent qu’une fois par siècle. Ce qui incite souvent à minimiser les risques.

Faut-il craindre un tel scénario pour le bassin de Thau ? La question mérite d’être posée. D’autant que les services de l’Etat ont édité, en 2007, une carte des zones inondables autour de l’étang.

Cette carte, que Midi Libre vous révèle en exclusivité, est un outil de travail. Et n’a pas été validée pour élaborer le Plan de prévention des risques d’inondations (le fameux PPRI).

Mais sa diffusion auprès des élus avait provoqué de vives contestations. On a crié au catastrophisme, dénoncé le blocage de tous les projets de développement urbanistique. Elle est actuellement en débat. Ce n’est pas la modélisation du risque qui est dénoncée mais la probabilité qu’il se produise.

A l’époque, Midi Libre avait décidé de ne pas diffuser ces documents afin éviter un vent de panique dans la population. L’actualité récente a remis en lumière cette carte. Que nous vous livrons aujourd’hui, assortie des commentaires de deux élus locaux, François Commeinhes, maire de Sète et président du Syndicat mixte du bassin de Thau et Christophe Morgo, conseiller général de Mèze.

Ce document doit être regardé avec précaution et lucidité.

  • Précaution car il se base sur une crue centennale.
  • Lucidité parce que l’actualité de ces derniers jours en Vendée, de ces dernières années dans le Gard, a montré que le pire est toujours possible.

Ces catastrophes surprennent toujours par leur intensité et leur décalage avec la paisible réalité du quotidien. Pensez-vous un tel scénario imaginable dans le bassin de Thau ?

François Commeinhes : Il y a des différences fondamentales entre le secteur touché ce week-end en Vendée et le bassin de Thau. Là-bas, les terres ont été prises sur la mer alors qu’ici, toute la ville est construite au-dessus du niveau de la mer. Même à Villeroy, 54 000 tonnes de remblais ont été apportées pour surélever les nouvelles constructions.

Christophe Morgo : A mon avis, cela ne peut pas être aussi important que sur la côte Atlantique puisque les mouvements de la Méditerranée sont beaucoup moins forts que ceux de l’Océan.
Mais il est indéniable qu’il y aura, un jour ou l’autre, une submersion de certains de nos territoires. S’il y a de fortes pluies et un gros vent de sud, chacune des 22 communes du "Sage" (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) sera touchée. J’ai peur qu’il y ait une catastrophe un jour.

Les projections réalisées par les services de l’Etat (carte ci-dessous) vous semblent-elles réalistes ?

François Commeinhes : Si on s’en tient aux préconisations présentées dans ces documents, Sète, Marseillan ou Mèze sont rayées de la carte, Vic devient une île. Les recommandations de l’Etat qui se basent sur une élévation du niveau des eaux d’1,80 m, il faut évidemment en tenir compte mais on ne peut pas construire un port, une école de voile ou un mas conchylicole sur le Larzac.

Christophe Morgo : Il y a des incohérences. Il existe des communes où des parties sont classées en zone inondable alors qu’il n’y a aucune raison. Sur ce dossier, les ingénieurs de la DDE se sont montrés très prudents, trop prudents. De toute façon, on a pris beaucoup trop de retard par rapport à ces risques. Les PPRI (plans de prévention des risques inondation), il fallait les faire il y a cinquante ans de cela.

Êtes-vous, en tant qu’élu, favorable au principe de précaution poussé à l’extrême ?

François Commeinhes : Qu’on prenne toutes les précautions est une obligation. Mais il faut aussi savoir s’adapter, comme nous l’avons fait à Villeroy. Qu’on ne construise pas d’habitations sur les zones situées à moins de 2 m du niveau de la mer, d’accord, mais il faut pouvoir construire au-dessus en consacrant les rez-de-chaussée à des activités qui ne sont pas liées à l’habitat. Ce sont des préconisations architecturales qu’il faut imposer mais cela ne doit pas empêcher de construire.

Christophe Morgo : Non. A les écouter, il n’y aurait aucune vie humaine autour du bassin de Thau. Il y a cinquante ans, on a fait d’énormes erreurs sur ce territoire. Je pense à l’urbanisation en front de mer comme Frontignan plage ou Marseillan-plage. Ce sont des zones habitées à l’année qui ne devraient pas l’être.

Quel est l’avenir du bassin de Thau si on se base sur ces cartes ?

François Commeinhes : Il y a 120 000 habitants sur le bassin qui continuent à travailler, à se déplacer, à se loger. Et il y a la nécessité de développer la vie économique, de densifier l’habitat sur les zones d’emploi pour éviter les déplacements et l’émission de CO2. Il faut aussi répondre aux sollicitations de la population et de l’Etat qui nous demande de créer des logements. Tout réside en fait dans l’équilibre qu’il nous faut trouver entre les préconisations de l’Etat et les attentes de la population.
Christophe Morgo : Aucun. Le reproche que l’on peut faire à ces cartes, c’est qu’elles ont été faites par des ingénieurs dans des bureaux. Il y a des constructions qui ont été faites, il faut en tenir compte. Le bassin de Thau est un territoire prisé, trop prisé. Mais aujourd’hui il faut dire stop. Il y a des communes qui ont construit sur des zones humides ! C’est contre nature ! Les maisons sur le Lido c’est par exemple la porte ouverte à tout. Et les élus ne seront plus là quand la catastrophe se déclenchera…

Un élu peut-il assumer seul l’urbanisation des zones à risques ?

François Commeinhes : La charge d’élu n’est pas forcément de tout repos. Il faut savoir prendre ses responsabilités. Il y a des intérêts divergents à faire cohabiter.

Christophe Morgo : Un élu s’appuie sur son conseil municipal. Il y a discussion. Mais malheureusement, il y a trop d’argent. On promet des travaux d’aménagement, de sécurisation et… un jour ou l’autre, la nature reprend ses droits. Mais ici, sur le bassin, on est de plus en plus exposé, notamment à cause de la crise viticole : les vignes sont abandonnées, plus entretenues et cela entraîne plus de ruissellement. De plus, pour s’en sortir, les viticulteurs demandent que leurs terrains deviennent constructibles, ça bétonne et ça ruisselle encore plus…

Découvrez la carte des zones qui seraient touchées par une crue centennale autour du bassin de Thau.

François DORÉ et Philippe MALRIC

12/02/2010

Midi Libre 12/02/2010 – Sète - 4-Ponts DUP : ils sont vigilants...

Réactions aux articles précédents :
- Rénovation urbaine : la ville y va-t-elle trop fort ?
- Rénovation urbaine : L’angoisse des propriétaires
Remarque la DUP porte sur 45 immeubles et non 40 comme le dit Midi Libre.

Édition du vendredi 12 février 2010

DUP : ils sont vigilants...

DR

RAPPEL : "Tous pour Sète" et Marion Devineau réagissent à l'analyse de l'association Cette Evolution concernant la demande de déclaration d'utilité publique...

Les esprits chagrins diront qu'on aurait aimé les entendre - ou les lire - un peu plus tôt sur le sujet. Ou tout au moins plus dans le détail puisqu'à l'instar de l'association Cette Évolution - qui a relevé pas mal d'incohérences dans le dossier de demande d'utilité concernant 40 immeubles du quartier des 4-Ponts - les élus de Tous pour Sète, et Marion Devineau, ont depuis belle lurette ledit dossier en mains.
Mais bon, ce n'est pas une raison pour priver ces derniers de parole, eux qui ont réagi ces derniers jours au dossier consacré dans nos colonnes à la déclaration d'utilité publique n°5 demandée dans le cadre du plan de restauration immobilière, quartier des 4-Ponts.>

Par la voix de Jacques Montagard, Tous pour Sète dit : « Bravo à l'association “Cette Evolution” qui s'est livrée à une analyse fine du dossier pour conclure qu'une partie des immeubles concernés par la DUP ne méritaient pas des travaux et encore moins d'y être inclus » avant de regretter que « la municipalité Commeinhes s'entête à manier l'outil très coercitif qu'est la procédure de DUP à des fins autres que l'utilité publique ». Rappelant que « nous, élus de Tous pour Sète, avons exprimé notre avis défavorable à cette DUP dès le conseil municipal du 9 décembre 2009. Nous considérions aussi qu'il n'y avait aucune activité de la SA Elit en direction des habitants du quartier... »
Enfin, Tous pour Sète se gausse - c'est pas bien, ça - d'Emile Anfosso quand ce dernier assure qu'il va « mettre la pression sur l'aménageur » : « Mais que ne l'a-t-il pas fait avant, dit Jacques Montagard. La SA Elit est quand même une Sem de la Ville de Sète dont le président est François Commeinhes et M. Anfosso un administrateur... Il va se mettre la pression sur lui même. » Et de regretter pour conclure que l'aménageur ne dispose pas d'un local au coeur du quartier, « ce qui est pourtant le b.a.ba ».

Marion Devineau, elle, « face à l'inquiétude des habitants concernés par le DUP […]  demande à M. le maire de mettre à la disposition des habitants un service juridique indépendant en collaboration avec l'association Cette Evolution, qui fait bénévolement le travail qui devrait être celui des élus siégeant au conseil de la SA Elit,” (et de l'opposition ?) “pour les conseiller sur leurs droits et leur éviter de se laisser intimider par la brusquerie des méthodes que vous avez laissé mettre en place[…]. »

Pa.C.

Marion Devineau, déclare dans son communiqué original :

«Face à l'inquiétude des habitants concernés par le DUP de l'îlot sud et la détresse qu'en éprouvent certains, menacés d'expulsion de leur logement ou de leur entreprise, dont le seul défaut est d'être situé dans un secteur convoité par quelques promoteurs immobiliers triés sur le volet, je vous demande à M. le maire de mettre à la disposition des habitants un service juridique indépendant en collaboration avec l'association Cette Evolution, qui fait bénévolement le travail qui devrait être celui des élus siégeant au conseil de la SA Elit, pour les conseiller sur leurs droits et leur éviter de se laisser intimider par la brusquerie des méthodes que vous avez laissé mettre en place.
La Sa ELIT, chargée d'acheter et de revendre les biens qu'elle a préemptés ou dont elle a exproprié les occupants ne saurait en effet continuer à être juge et partie.
»

Le communiqué original de Tous pour Sète,  s’intitule :

Quatre Ponts - Bruit de bulldozer !
«Bravo à l’association “Cette Evolution” qui s’est livrée à une analyse fine du dossier pour conclure qu’une partie des immeubles concernés par la DUP ne méritaient pas de travaux et encore moins d’être inclus dans la DUP n°5. Décidément la municipalité Commeinhes s’entête à manier l’outil très coercitif qu’est la procédure de DUP à des fins autres que l’utilité publique. Rappelons que celle-ci a été refusée sur un immeuble du quai des Moulins il y a pas si longtemps et que ce refus par le commissaire enquêteur a été obtenu grâce à la mobilisation de citoyens, d’associations, de conseillers municipaux de Sète mécontents du dévoiement de la procédure. Et voilà que la municipalité recommence.

Nous, élus de « Tous pour Sète » avons exprimé notre avis défavorable à cette DUP dès le conseil municipal du 9 décembre 2009. Nous considérions aussi qu’il n’y avait aucune activité de la SA Elit en direction des habitants du quartier : présentation des programmes de travaux, suivi personnalisé des familles locataires concernées, perspectives de relogement,…. Vous avez donné la parole à M.ANFOSSO qui, d’une voix très ferme dit : « Je vais mettre la pression sur l’aménageur ». Mais que ne l’a-t-il pas fait avant. La SA Elit est quand même une SEM de la Ville de Sète, dont le président est … F. COMMEINHES et … M.ANFOSSO un administrateur. En quelque sorte il va se mettre la pression sur lui-même !

Quant au fait que l’aménageur ne dispose même pas d’un local dans le quartier qu’ il « aménage », c’est révélateur de l’état d’esprit ambiant. C’est pourtant le b-a-ba , pour toute opération de rénovation que les intervenants soient au cœur du quartier et proche de ses habitants. C’est ce qui se fait dans les autres villes en cours de rénovation

Jacques MONTAGARD
Conseiller municipal « Tous pour Sète »

23:06 Publié dans 3 Opérations d'aménagement, 3.2 PRI Ile Sud DUP5 | Lien permanent | | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |