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20/06/2010

Sète - Disparition de Suzanne Desmond, une grande dame du théâtre

Midi Libre Édition du dimanche 20 juin 2010

Suzanne Desmond.jpgPhoto DR

Une figure sétoise du théâtre vient de s'éteindre, dans sa
89e année.

Il y a huit ans à peine, Suzanne Desmond donnait encore naissance au "Théâtre du Ressac", dont le nom constitue l'ultime symbole de toute une vie de passion pour les planches.

Elle avait commencé sa longue carrière au prestigieux cours Dullin.

Après guerre, elle prit la direction de "L'Équipe", compagnie sétoise fondée par Lucien Barjon en 1935.

Metteur en scène inspirée d'auteurs classiques et contemporains (Anouilh, Pirandello, Caldwell...), son Conte d'hiver de Shakespeare eut l'honneur d'être joué chez Dullin même, à l'Atelier.

Suzanne Desmond fut aussi une magistrale comédienne, que ce soit en Agrippine ou en Rose Mamaï (L'Arlésienne).

Le conservatoire de Sète lui doit, en 1960, sa première classe d'art dramatique, d'où sortiront Jean-Marie Winling, Moni Grego...

Elle a en outre travaillé à Montpellier, participant, sous la direction de Madeleine Attal, aux émissions dramatiques diffusées par Radio Montpellier.

Au centre culturel du Languedoc, elle donna des cours, joua et mit en scène Sartre, Claudel et Ionesco.

Son parcours l'a également conduite à Marseille, au théâtre de Lenche, puis à Teyran où elle fonda le théâtre du Krypton Bleu, y mettant en scène l'un de ses auteurs favoris, Tennessee Williams.

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09/06/2010

Ile SUD 4 PONTS : Éditions FLAM, Quincaillerie historique – Quartier Haut : Le Social

Midi Libre Sète - Édition du mercredi 9 juin 2010

Rue Carnot - Anne Contet, heureuse en son pays

Dynamique et enjouée, Anne Contet est une Sétoise pur jus puisqu'enfant, elle a grandi entre Château-vert et rue De Gaulle. Et si elle a un jour quitté Sète, c'est pour le besoin de ses études, à Montpellier puis Paris. Puis vint le moment où, « comme tout Sétois je pense », cette dernière a eu le mal du pays ; elle est donc revenue.

A 33 ans aujourd'hui, responsable de la communication et attachée de presse des Éditions Flam, elle vit on ne peut plus immergée au cœur de sa ville puisque partageant son temps entre la rue Denfert-Rochereau, où elle réside, et l'entreprise dans laquelle elle travaille, rue Carnot.

« Marie-Pierre Brot (sa patronne, Ndlr) a eu une excellente idée de maintenir l'entreprise dans ce quartier, estime Anne, car il a beaucoup d'attraits et évolue plutôt bien. Les commerces ont même tendance à s'y développer. Ce serait bien qu'un jour les secteurs piétons y soient plus nombreux... ».

Sinon, quand elle ne travaille pas, Anne Contet profite au maximum « des multiples possibilités qu'offre l'Île singulière ».: Scène Nationale, plage, restos. Elle fait tout son possible pour "consommer local", et, en outre, se déplace à pied.  Une citoyenne sétoise exemplaire, en quelque sorte, et heureuse en son pays.

Quartier Haut Pierre MANDAGOT patron du SOCIAL

Il fait tellement partie de l'histoire du Quartier Haut derrière son comptoir du Social que l'on estimait qu'il vivait quelque part dans le quartier.  Erreur. Grave. Pierre Mandagot habite à la Corniche. « C'est dans la maison familiale. C'était la maison de mes parents et quand ma mère a décidé de ne plus l'habiter pour aller en ville, je l'ai récupérée » , explique-t-il.

Et finalement le patron du Social se sent comme un poisson dans l'eau dans ce secteur de l'Île singulière. « C'est un peu un village. Nous avons tous les commerces à proximité et en plus on est près de la plage. Dans le quartier on a tout. On est en ville tout en étant à la campagne » , commente Pierre Mandagot.

Alors c'est avec un plaisir sans cesse renouvelé qu'il quitte sa maison cornicéenne pour rallier, tous les jours, son établissement dans le Quartier Haut. Un quartier qui est également une autre enclave villageoise dans la ville de Sète.

Et d'ailleurs en cette période de Coupe du Monde de football, Le Social proposera le plus souvent possible les diffusions des matchs de l'équipe de France. A savoir trois pour le premier tour de la compétition. Autant en profiter, on n'est vraiment mais absolument pas sûr qu'il y en ait d'avantage.

Michel BARILLON & la Quincaillerie historique du quai SUQUET

Michel Barillon fait plaisir à voir. C'est peut-être d'ailleurs pour cela que les Sétois sont si nombreux à pousser les portes de sa quincaillerie du quai Léopold-Suquet, commerce historique créé dans les années 1920 « par le beau-père de mon grand-père ».
Il faut dire, aussi, que Michel est un "gamin" du quartier : né quai Aspirant-Herber (où se situe aujourd'hui l'hôtel L'Orque Bleue), il a longtemps vécu rue Lazare-Carnot avant d'émigrer quai Suquet où il vit désormais, à deux pas de sa "boutique". Heureux.

Et pour cause : le coprésident de la Lance sportive (LSS), éminente société de joutes sétoise a, de là, l'œil sur ses poulains qui s'ébattent joyeusement tout l'été dans le Cadre royal, et plus généralement sur tous les chevaliers de la tintaine, qu'il apprécie.

Michel affectionne donc d'avoir vue sur cette arène, mais aussi de vivre non loin du port de pêche, cœur battant de l'Île singulière, sur un axe particulièrement animé de la ville. « Car c'est ça, une ville, c'est la vie... », estime le coprésident de la LSS.

Père de quatre enfants, « deux filles, deux garçons », il ne quitterait le quartier de son enfance pour rien au monde. Et s'il aime bien l'arrière-pays, il n'oublie jamais de remettre le cap sur son quai favori.

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14/04/2010

Midi Libre SETE - Quartier Haut - On va fêter l'Afrique

Édition du mercredi 14 avril 2010

Cela sera une première. Et assurément pas une dernière. Le Quartier Haut va accueillir samedi 24 avril ses premières Rencontres avec l'Afrique, autour d'échanges entre représentants des deux rives.

Avec dès 14 h, place de l'Hospitalet, des animations musicales avec Nimba Percussions, Italica, Jean-Louis Zardoni et les Mourres de Porc.

Des stands d'exposition de la Société Nautique, du foyer des Marins, et d'image Singulières sont également annoncés.

Pour les enfants : Mini coupe du monde de foot sur le stade de l'Hospitalet, initiation aux percussions.

Pour les grands, il y aura de la pétanque et, dès 17 h au Social, une conférence avec l'écrivain africain Eugène Ebodé et Alain Camélio, du Cercle occitan setori.

Enfin, à 19 h sera proposé un apéritif ainsi que des dégustations d'huîtres, de plats africains et sétois, arrosés de musiques italiano-occitano-africaines, avant un concert des Sénégalais de N'Galam.

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09/04/2010

Midi Libre SETE – Histoire des migrations

Édition du vendredi 9 avril 2010

Les flux intérieurs, essence sous-estimée de l'identité sétoise...

DR

SETE -  Les flux intérieurs, essence sous-estimée de l'identité sétoise...


Amalgame

C'est pratique, une ville nouvelle. En ce sens qu'il n'est pas besoin de passer au peigne fin des millénaires d'histoire pour approcher peu ou prou du "portrait génétique" de ceux qui l'habitent. Sète, c'est donc 350 ans d'histoire, si l'on veut bien oublier une occupation antique du côté du Barrou et la présence de quelques velus pêcheurs de daurades, côté étang, au Néolithique. 350 ans d'histoire, mais quelle histoire ! Celle d'un "caillou" vierge dont des générations d'immigrants vont façonner les abords jusqu'à en faire la ville que l'on connaît.

Deuxième volet de notre série sur l'identité sétoise, l'immersion que nous proposons aujourd'hui ne se veut pas exhaustive, mais assez complète, néanmoins, pour mettre le doigt sur des réalités insoupçonnées, parfois occultées.

Parmi celles-ci, la certitude que le peuplement sétois a largement plus reposé sur les apports d'un large arrière-pays (de tout le grand Sud jusqu'en Auvergne, en fait) que sur les migrations venues de l'étranger.

Autre surprise : Italiens, Espagnols et autres Pieds-noirs, s'ils ont largement contribué à l'identité culturelle de la ville, ne furent pas les seuls à débarquer de contrées lointaines.

Certes supérieurs en nombre aux Allemands, Suisses, Danois, Suédois, ils ne le furent pas en terme d'influence sur le développement du port. En tout cas dans les premiers temps. Enfin, ce cheminement sur les sentiers des origines sétoises nous aura révélé combien ce port fut un havre de paix pour bien des populations d'immigrants, qu'ils soient pauvres ou riches, juifs ou protestants...

Sète ayant semble-t-il toujours préféré l'amalgame à l'ostracisme.

Édition du vendredi 9 avril 2010

SETE -  Début XVIII e siècle,

RAPPEL : L'Île singulière s'est d'abord distinguée par d'étonnantes facultés d'assimilation. Nationalités et religions s'y sont toujours côtoyées sans encombres...

Début XVIII e siècle, les premiers étrangers à tenter l'aventure sétoise sont de trois origines. On y trouve des groupes de pêcheurs catalans (les premiers pêcheurs sétois, en somme), venus de Gérone, de Palamos, etc. Dans le sillage du poisson bleu, ils se fixeront dans l'embryon de ville qu'est Sète. En 1730, ils sont 200 au Souras Bas. Ils amènent avec eux leurs palangres, leurs filets, et font le commerce de poisson salé.

Parallèlement, l'aube du XVIII e siècle voit débarquer à Sète de grandes familles de négociants nordiques, dont les maisons mères se situent en Suisse, au Danemark, en Hollande, en Suède, en Allemagne, en Écosse. Jusque-là plutôt en affaires dans le Bordelais, ils profiteront d'un canal du Midi qui permet au trafic - de vin, déjà - d'éviter Gibraltar. Et contribueront de fait au développement du vignoble languedocien. Des fils de bonnes familles débarquent ainsi à Sète pour armer les navires, organiser les expéditions. Ils s'installeront plus tard quai Herber par exemple et gonfleront la communauté protestante locale.

Mais la fin du XVIII e siècle rime aussi avec l'arrivée des premiers "Italiens sétois", et pas des manuels, ceux-là mais de riches commerçants génois et sardes qui développeront Sète. Comme Barcelone, d'ailleurs. En 1789, l'Île singulière compte 6 500 âmes.

Malgré un affaiblissement sensible entre 1830 et 1850, des flux migratoires persistent en provenance de Ligurie, de Toscane et de Vénétie, sans commune mesure, toutefois, avec le déferlement qui aura lieu quelques décennies plus tard.

Quand le port reprend de la vigueur, une deuxième vague d'immigration nordique (Suisse, Allemagne, Danemark) coïncide avec la réouverture des grandes maisons de négoce, dont celle de Yohan Franke, propriétés de quelques-uns des grands noms du cimetière Marin : les Herber, Koester... Compétiteurs, ces négociants introduiront le nautisme à Sète, comme la notion de sport dans les joutes, d'ailleurs.

1870 : c'est la guerre. Ces commerçants germaniques sont mal vus. Des "maisons" ferment. Les tarifs douaniers augmentent. Du fait de l'oïdium, du phylloxera et de l'exploitation des terres algériennes, Sète trahit son arrière-pays : son port, qui jusque-là exportait, devient importateur.

1875 : l'unité italienne est faite, mais dans les campagnes, les Italiens crèvent de faim. Le gros de l'émigration vers le sud de la France en général et Sète en particulier va s'opérer en plusieurs vagues. Ceux de ces Italiens qui sont des pêcheurs connaissent les côtes, savent jusqu'où ils peuvent aller, mais on trouvera aussi des terriens qui se feront portefaix, manœuvres, etc. Ce premier "gros" courant d'immigration italienne est néanmoins relativement faible. On les appelle, à tort, « Les Calabrais ». Ils ne représentent pas plus de 4 % d'une population d'environ 25 000 habitants (le courant venu de l'arrière-pays occitan est alors très supérieur). On retrouvera ces immigrants au Quartier haut, au Souras Bas, mais aussi rue Carnot. Cette fois, ce ne sont pas des négociants mais bien le peuple italien qui gagne Sète, souvent poussé par la famine.

Entre 1875 et 1910, des villages entiers du Golfe de Naples (Gaeta, Cetara...) émigrent. Ceux-là iront à la pêche et prospéreront. Les actes racistes déplorés à Aigues Mortes ne trouveront pas écho en Île singulière. Pour devenir patrons pêcheurs, beaucoup d'Italiens choisissent la naturalisation. Les mariages avec les autochtones sont fréquents. Déjà français en 1914, ils se battront sur les fronts de Marne, de la Somme et de l'Artois. Ils deviennent propriétaires de leur bateau, s'intègrent et, très vite, n'ont que peu de chose à voir avec ce qu'ils étaient à leur arrivée.

Une immigration qui s'intensifiera entre 1915 et 1919. Au début du XX e siècle, un autre courant, moins sensible mais continu, voit de nombreux terriens issus de la région de Valencia, en Espagne, gagner Sète. Et même des habitants des îles Baléares qui prendront en charge le commerce des primeurs.

Rien, toutefois, à côté du pic de 1939, l'exode républicain, qui confortera la place des Espagnols comme 2 e "groupe", à Sète. Des immigrés qui, dotés de moins de faconde que leurs homologues transalpins et peut-être moins en proue du développement de la pêche, se fondront plus discrètement dans la masse.

Les premiers Pieds-noirs à toucher la terre sétoise le feront quant à eux à la fin des années 1950, quand sera mis fin au protectorat français en Tunisie. On y trouvera bon nombre de pêcheurs, débarquant d'ailleurs à Sète avec de bons bateaux, non sans susciter la convoitise des cousins déjà basés à Sète.

Ils seront suivis, dès 1962, par les réfugiés d'Algérie, très souvent d'origine italienne et espagnole (notamment les Oranais) d'ailleurs, qui retrouveront, à Sète, d'autres cousins. Quelques familles de harkis rejoindront elles aussi Sète, mais ce courant d'Afrique du Nord ne sera pas supérieur au courant intérieur.

Et c'est la politique du regroupement familial qui, jusqu'en 1970, notamment vis-à-vis du Maghreb, mettra la dernière touche au tableau du Sétois d'aujourd'hui. Dont la qualité première, comme le résume la responsable des archives municipales, Cathy Lopez, est d'être « de sang brassé ». Car on n'est jamais prophète en son pays.

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18/11/2009

Midi Libre SETE - Rue Sémard Travaux interrompus, trottoirs peu praticables...

Édition du mercredi 18 novembre 2009

Rue Sémard Travaux interrompus, trottoirs peu praticables Les riverains de la rue Sémard, et notamment ceux qui résident dans la portion comprise entre la rue Euzet et la rue Carnot, sont un peu dépités.

Car après de nécessaires travaux sur les réseaux d'eau et de gaz durant lesquels les pavés des trottoirs ont été déposés, force de reconnaître que ces derniers ne leur ont pas été restitués à l'état de billard. « A la place des pavés déposés, ils ont par endroits mis du ciment, mais ce n'est pas de niveau et c'est assez dangereux pour les résidants de la rue, dont la moyenne d'âge est élevée » , explique cette Sétoise qui vit rue Sémard depuis 71 ans.

Du reste, les travaux ne seraient pas achevés mais seulement interrompus. Une rumeur court même, selon laquelle un immeuble qui menace ruine ne serait pas pour rien dans cette interruption...

Photo Vincent ANDORRA

DR

Quartier Haut Quand la Begum vendait des chapeaux Avant d'épouser l'Aga Khan III, la Sétoise Yvette Labrousse avait ses habitudes dans les magasins du Quartier Haut. Comme ses parents étaient amis avec Tozzi le chapelier, elle lui rendait service de temps en temps. Sur ce cliché on la voit derrière le comptoir en compagnie d'Adrien Catanzano, dit Riquette. Ce dernier fut longtemps considéré comme le "maire" du quartier. C'est son neveu Vincent Licciardi, un ancien de Midi Libre, qui garde précieusement ce cliché original.

Pierres Blanches Interdit de stationner sur le parking Début octobre, deux panneaux, un sens interdit et une interdiction de circuler pour les cyclos, ont été installés juste avant la troisième partie du parking des Pierres-Blanches, à proximité du panoramique éponyme. On ne peut donc stationner que sur les deux-tiers de ce parking. Mais les automobilistes n'en tiennent pas compte vu qu'ils ne voient pas très bien pourquoi l'accès est désormais interdit.

 

Vos réactions

18/11/2009 à 12h21 | Begum

C'est drôle comme les sétois aiment se raconter des contes de fées... Si Yvette Labrousse est bien née à Sète en 1906, elle n'y est restée que 15 mois. Ses parents ont alors déménagé pour Cannes puis plus tard à Lyon où elle fût élue miss Lyon en 1929. Alors quant à vendre des chapeau à Sète... Peut-être y est-elle revenue en visite mais c'est peu probable. Donc qui est sur la photo, d'ailleurs non visible sur le site Internet de ML (mais ça c'est habituel).

11/11/2009

SETE Quai Samary Luigia entretient la flamme

Édition du mercredi 11 novembre 2009

DR

DR


On l'appelle Corine, mais son prénom, c'est Luigia. Patronne du bar Le Samary depuis 1982, cette Italienne de Salerne qui a passé son enfance à Alger a retrouvé, à Sète, pas mal de ceux qui, originaires de ses deux pays, l'Algérie et l'Italie, ont aussi choisi l'Île singulière, « bon compromis ».

Dans les années 1970, elle a commencé par travailler dans les bars pour élever, seule, ses quatre enfants. Au boulot, c'était Corine, à la maison, Luigia, « pour les protéger ». Puis Corine a pris les commandes de « l'ancien Corsica de madame Filippi » et de son magnifique zinc d'inox, d'alu et d'étain, « d'au moins 70 ans », qui avait été conçu non au gabarit européen mais plus haut, « pour convenir aux Américains et Australiens, qui s'y accoudaient nombreux à l'époque ».

Du Samary, Corine a fait un lieu de vie : on y mange, le midi (on vous conseille le couscous), les associations s'y réunissent et c'est même un relais colis « pour les artisans du coin et même le sex shop d'à-côté ».

Là, Corine regrette « ces grilles qui ont tué la convivialité, quai d'Alger. On se croirait en cage et les croisiéristes qui débarquent partent en bus à Carcassonne sans jeter un regard autour d'eux ».

La patronne, elle, est à un an de la retraite. Le quartier retient son souffle...

00:31 Publié dans Vie des quartiers - Souvenirs | Lien permanent | | Tags : samary, bonne table | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |