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25/11/2009

Midi Libre Sète - Centre-ville - PRI rue Euzet : de la difficulté de faire place nette

Édition du mardi 24 novembre 2009

Ph C.F.

DR

Au dernier épisode du Plan de restauration immobilière, un avis favorable avait été donné à la Déclaration d'utilité publique, avec quelques recommandations...

Allez, à la décharge de la Ville, mener à bien un plan de restauration immobilière (PRI) n'est jamais chose aisée.

Déjà du simple fait qu'un PRI, à la différence d'une Opération programmée d'amélioration de l'habitat, peut contraindre les propriétaires de logements dégradés à engager impérativement des travaux, ou à céder leur bien.

Et plus encore parce qu'au fur et à mesure de l'avancée des opérations de démolition-reconstruction ou de rénovation, il faut reloger, ne serait-ce que temporairement, les particuliers et les commerçants occupant les immeubles visés.

Et que la Ville de Sète ne dispose pas de logements tiroirs... Rue Euzet, tout avait relativement bien commencé en "1re tranche", avec l'édification de la résidence Les Consuls, ou encore aux n°16 et 26 de la rue où, après quelques atermoiements, les immeubles ont pu être "libérés" de leurs occupants (lire ci-dessous) afin que la rénovation débute.

Entre temps, la SA Elit, opérateur du PRI, était néanmoins tombée sur un "os", entre la rue de La Peyrade et l'ancien Studio Clément, qui avait conduit la Ville à inclure cet îlot à l'enquête d'utilité publique menée en janvier et pouvant aboutir à une éviction forcée des deux commerçants - encore en activité - visés. Le commissaire enquêteur s'était finalement déclaré favorable à la DUP avec ces recommandations : « Trouver des solutions qui permettent la réinstallation des commerces dans des conditions acceptables , mieux informer les habitants de l'avancement du projet. »

Or, qu'en est-il aujourd'hui six mois après cet avis ?

Marcel Claret, propriétaire du n° 20 rue Euzet, dont Les Vêtements Vié, occupent le rez-de-chaussée, s'est vu signifier qu'il est sous le coup d'une cession obligatoire. En se rendant propriétaire des murs, la SA Elit pourrait donc hériter d'un locataire pas tout à fait disposé à se faire "bouger" comme ça, alias l'historique Jacques Vié.

Mais au-delà de ce cas particulier,

ce que regrette l'association Cette Évolution, créée pour défendre les intérêts des résidants du secteur, c'est que la SA Elit et la Ville n'aient « pas vraiment pris en compte les recommandations du commissaire enquêteur, notamment son souhait de voir les résidants associés à l'avancée du PRI. On ne demande pas grand-chose : seulement un prévisionnel des logements qui seront concernés à l'avenir de façon à mieux accompagner les familles perturbées par la perspective d'un relogement. »

Enfin, Cette Évolution regrette une fois de plus que la Ville n'ait pas pris la précaution de se doter de logements tiroirs alors même qu'il était évident que « l'office HLM, ayant très peu de logements disponibles, ne pourrait combler cette carence ».
Et que le PRI ne fait que commencer...

Patrice CASTAN pcastan@midilibre.com

Édition du mardi 24 novembre 2009

 

CETTE Évolution : Une association qui, parfois, rend bien des services

Rue Euzet, la réhabilitation du n°16 ne saurait tarder ; le n° 26, désormais vacant, sera bientôt concerné, alors que des discussions ont été engagées avec le syndic de copropriété du n° 28. On ne peut donc pas dire que le "plan" n'avance pas.

Mais derrière cette nécessaire réhabilitation et souvent l'impératif, pour la SA Elit, de se rendre maître du foncier, le relogement n'est pas toujours une mince affaire.

Sur les quatre familles qui résidaient au n° 26 (immeuble dans un état déplorable), deux relogements n'ont pas posé de problème : la SA Elit a proposé à un couple de personnes âgées un logement en rez-de-chaussée près des halles, à un homme seul un relogement avec suivi d'un organisme social.

Les deux autres familles ont néanmoins dû être "accompagnées" par Cette Évolution.

La première, un couple de retraités, a obtenu un logement HLM hors Île sud, après 6 mois de négociations, avec possibilité de revenir dans le quartier dès que se libèrera un logement identique.

La dernière famille (un couple avec trois enfants en bas âge) a pu être relogée au premier étage d'une maison située route de Montpellier. Mais le jour où cette dernière fut invitée à intégrer son nouveau logement, assure Cette Evolution « pas d'eau, pas d'électricité, cumulus en panne... » L'association assure avoir dû intervenir auprès de la SA Elit, puis de l'OPHLM, doublant sa démarche d'un courrier au maire. « En 24 heures, l'affaire était réglée. »

Comme quoi une association de riverains n'est pas qu'un caillou dans la chaussure. La Ville ne pouvant être partout, elle l'aide à être au parfum...

02/10/2009

Actualités après le silence de l'été

Bonjour,

Nous voici présents à nouveau sur ce blog après un temps de silence ! Cependant nous n'en étions pas moins actifs sur le terrain. Certains d'entre nous n'ont pas chômé pendant cette période de vacances ! ...

La dernière famille habitant au 26 rue Honoré Euzet a déménagé dans la première quinzaine de juillet. Après quelques difficultés car la famille est rentrée dans ce logement alors que les travaux d'aménagement et les réparations diverses n'étaient pas terminés. Cela a causé des désagréments à la famille et notre présence lors des discussions et négociations avec la SA Elit a été très importante à la fois pour faire activer les travaux mais aussi pour réconforter la famille qui se sentait désemparée. Un déménagement est toujours difficile surtout quand on est obligé de partir, quand cela ne se passe pas bien, c'est encore plus stressant.

Aujourd'hui, ce ne sont plus que de mauvais souvenirs. la famille s'est appropriée les lieux et les a embellis à sa convenance (papier peint). Le logement est agréable et spacieux. Les trois jeunes enfants profitent de ce nouvel endroit, de surcroît avec un petit jardin.

Au 26 rue H Euzet, les travaux vont donc continuer ; le déblayage des espaces non occupés avaient déjà commencer dès le mois de juin.

D'autres nouvelles du quartier ? Le conseil municipal du 15 septembre a pris la décision d'engager une procédure d'expropriation pour le 14 rue Pierre Sémard afin de poursuivre la réhabilitation de ce pâté de maisons. Le dernier locataire - couple âgé avec un jeune - a déménagé également cet été un peu plus loin, dans la même rue. Nous avons rencontré le propriétaire actuel prêt à négocier avec la municipalité.

Autre nouvelle : Notre association a juste un an d'existence, nous allons bientôt fêter cela !

Faites nous vite savoir si vous souhaitez nous rejoindre ...

A bientôt

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19/02/2009

Midi Libre Sète 14.02.2009 : Sinistre une maison se fissure quai des Moulins

 

Midi Libre Sète 14.02.2009 : Sinistre une maison se fissure quai des Moulins

La bâtisse centenaire est mitoyenne de la parcelle en chantier sur laquelle doit s’élever un ensemble de bureaux

Par précaution » Ginette Caujolle, qui habite là depuis plus de cinquante ans, est hébergée depuis hier chez son fils, à Béziers. 
Et pour cause : ce jeudi, lézardes et fissures sont apparues sur les planchers, cloisons, murs de refends, jonctions des murs et des sols de la maison familiale située au 24, quai des Moulins à Sète. 
Une maison mitoyenne du terrain où s’élèvera bientôt un ensemble de bureaux comprenant notamment le siège du groupe sétois Proméo, sur lequel les engins de terrassement s’activent depuis plusieurs semaines.

Après une phase de démolition des bâtiments qui s’élevant sur cette parcelle, l’entreprise chargée du chantier s’est semble-t-il engagée depuis quelques jours dans la réalisation de pieux de béton censés soutenir le futur immeuble.

Des travaux de terrassement ayant bien sûr généré des vibrations, avec peut-être quelques conséquences sur la maison centenaire de Ginette Caujolle.

Déclaration de sinistre faite, un expert a d’ores et déjà été mandaté sur place alors que le promoteur du projet concernant le terrain voisin a, lui, fait une déclaration d’assurance.

En début de semaine, une expertise plus complète de- devrait permettre de dire dans quelle mesure l’apparition de fissures au 24, quai des Moulins, est imputable aux travaux menés à proximité immédiate de la bâtisse.

Pa C.

Midi Libre Sète 18.02.2009 : Félicitations...

Suite à votre article du 14février “Une maison se fissure quai des Moulins”, je ne peux m’empêcher de “féliciter” tous les décideurs pour être arrivés à.faire partir de chez elle une dame de près de 80 ans qui ne demandait que son droit:  vivre et mourir dans la maison qui est la sienne et que son époux avait entièrement restaurée afin que leurs vieux jours se passent en paix.

Bravo donc, messieurs, vous êtes sans doute fiers de vous l! Dans quelle société vivons-nous7 Est-ce toujours l’appât  de l’argent qui fait marcher le monde et pourquoi sommes-nous donc si fiers d’être le pays des droits de l’homme alors que nous ne sommes même pas capables de les faire respecter?

II est encore temps que nos instances politiques, si prêtes à manifester leur soutien pour des causes lointaines, s’occupent de ce qui se passe devant leur porte au risque de perdre toute crédibilité.

Marie-Claire Routier Méric

 

02/01/2009

Les Consuls

L'immeuble les Consuls est loin d'être un bon ambassadeur du programme de rénovation urbaine de la rue Honoré EUZET à Sète.

Dans ce digne immeuble comprenant pas moins de 0% d'appartements sociaux :

- 6 appartements au moins, sur 42 sont vides (soit 15% de taux de non occupation). Sur ces 6 appartement vides, 3 sont en attente de location, à environ 15€ le m², il faut pas loin de 2500€ de revenus pour un T3; les 3 autres sont à vendre !

- sur 3 locaux commerciaux, celui qui a la plus petite ouverture, proposé à la location à environ 1000€ par mois, n'a toujours pas trouvé preneur.

- 1 parking fermé donnant sur la rue Clavel n'aurait pas trouvé acquéreur, aussi.

Enfin, petits arrangements entre grands de ce petit monde sétois :

L'un des derniers Conseil Municipal nous apprenait que FDI Promotion a versé à la Municipalité une pénalité pour avoir éliminé de sa réalisation pas moins de 29 parkings sur 2 niveaux et en avoir livré que 39 (voir image ci-dessous et plan du niveau supérieur ici).

Cette surface de parkings non construits, restée propriété de FDI Promotion, devra être racheté par la SA Elit, pour réaliser la 2e tranche de rénovation. Cliquer sur la photo pour l'agrandir :

IMG_3089.JPG

On est irrémédiablement amené à penser que notre Municipalité fauchée comme les blés, et son compère FDI Promotion qui doit avoir besoin de ronds, ont trouvé un bon compromis entre eux en s'arrangeant sur le dos des normes et des occupants.

 

Quant à cette 2e tranche de rénovation, elle devrait autoriser la destruction des immeubles allant de l'angle de la rue de la Lapeyrade et la rue Euzet, au 1e bâtiment jouxtant les Consuls; ce dernier toutefois, étant épargné de toute destruction ou rénovation, en raison de la "qualité de sa construction", devrait voir son riche écrin Consulaire doublé sur bâbord. Si bien, que ce nôble bâtiment s'est déjà vu surnommer, la "Verrue".

 

Extrait du site Internet de la Ville de Sète :

 


Un quartier rajeunit (19 avril 2006)

Sitôt achevés les travaux de voirie, la rue Maurice Clavel, à son intersection avec la rue Euzet, a vu s’ouvrir un important chantier : la démolition des immeubles allant de la Brasserie Alsacienne jusqu’au centre sportif.



François Commeinhes a visité mercredi cet ilot où fin 2007 seront livrés 42 logements et 39 parkings.

On trouvera 24 T2 de 48m2, 13 T3 de 71 m2 et 5 T4 de 83 m2. la moitié de ces logements est déjà vendue sur plans par FDI Promotion ainsi que les commerces en rez-de-chaussée où s’installeront la pharmacie de la rue Euzet, les vêtements Vié et le Bar Athénée.

En attendant, la Brasserie et les chais Doumayrou sont démolis par les spécialistes d’AD, société spécialisée qui traite les déchets par tri sélectif. Bientôt, ce sera le tour de l’ex-cinéma Athénée, puis des immeubles contigus.

Une opération menée en partenariat avec la ville par la Semalis que dirige Régis Magat.

05/11/2008

Témoignage : Rénover et déloger

Le projet (ou l'argent ?) n'a que faire des personnes et de leurs histoires

Dans le cadre du projet PRI, la SA Elit commanditée par la municipalité, n'a de cesse de s'enquérir et d'acheter le maximum de locaux, d'appartements et d'immeubles entiers sur les quartiers concernés, particulièrement en ce moment à l'Ile Sud.

Mais s'interrogent-ils sur les dégâts causés sur les personnes ? Ils n'en ont que faire. Vite et bien, le moins cher possible et en faisant pression sur les gens pour qu'ils paniquent et vendent au moindre prix.

Beaucoup de personnes âgées sont concernées. C'est difficile pour tout le monde de se séparer d'un lieu connu depuis longtemps, mais pour elles ?

A plus que 80 ans est-il nécessaire de les faire déménager ? N'y a-t-il pas d'autres solutions surtout si elles ont toujours vécu là ? N'est-ce pas l'occasion de provoquer chez elles, la maladie, la déprime, et peut-être même de les faire renoncer à se battre pour vivre ?

Une dame, près de 80 ans, me disait ce matin : "ils m'ont donné 6 mois de plus, je devais partir maintenant, cela me laisse encore un peu de temps"

Non loin de là, un couple, le monsieur de 90 ans atteint de la maladie de Alzheimer, la dame quelques années de moins, sont priés de partir ….

Une autre, 82 ans vient d'accepter de vendre son garage à la SA Elit après moult pressions et menace d'aller au tribunal. "Ça fait longtemps que j'ai ce garage, on l'a acheté cher ; ils ne tiennent pas compte de ça, ils voient seulement l'état aujourd'hui. Ca me désole mais ce qui me rend le plus malade, c'est de vider ce qu'il y a dedans, j'y entreposais les affaires de mes parents, remuer tous ces vieux souvenirs, c'est ça qui me rend mal."

Le projet concret de réhabilitation est, pour l'instant, surtout virtuel aux dires de responsables. De plus, avec la conjoncture actuelle de crise financière, de faillite de certains promoteurs, qu'en sera-t-il demain ?

Transplanter ces personnes dans un autre lieu qu'elles n'auront sans doute pas choisi mais accepté par crainte. Sortir de la poussière tous les vieux souvenirs ! Est-ce indispensable ?

Et si le projet de réhabilitation ne voyait pas le jour avant 10 ans ?

Si ces personnes déménageaient pour rien ?

Un plan de réhabilitation bien conçu aurait prévu de conserver un temps ces logements, pendant des travaux ailleurs et de les laisser vieillir en paix là où elles ont toujours demeuré.

Nicole Bandelier le 3 nov. 08