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27/04/2015

Connaissez-vous VINCENT DAFFOURD from MONTPELLIER ?

 
Pourquoi, Grands Dieux, mettre en place une plateforme de Chèque Santé prépayé alors que nous avons la Sécurité Sociale ?

Simple ! Tous les actes de santé ne sont pas remboursés en toute ou partie . Et il reste "un reste à charge" très important.. ( de l'ordre de 20 milliards d'€ en 2014 !)

Pourquoi cette idée ?
Quels sont les professionnels de santé dont les actes ne sont pas remboursés ? (une cinquantaine de spécialités).. Combien sont-ils en France ?

La Sécurité Sociale rembourse des actes médicaux "curatifs" avec notre système médical "hospitalo-centré", alors que la plateforme de Vincent est plutôt tourné vers le prédictif.. et la prévention.

Comment fonctionne Cheque Santé ? Quelles en sont les principales fonctionnalités ? Qui finance ? Comment se fait le paiement chez le spécialiste ?
Quel est le retour sur investissement pour ceux qui finance le Cheque Santé ? (car il y en a un. : 1 € investi dans la prévention santé par une entreprise lui "rapporte" 13 €...)

La prévention va-t-elle à terme diminuer le curatif ?
Le Cheque Santé pose-t-il des problèmes avec les différents Conseil de l'Ordre (médecins, pharmaciens, ..) et autres syndicats de professionnels de santé ?

La mécanique de la plateforme Cheque Santé peut-elle être adaptée à d'autres marchés assurentiels.. etc..

Que pense Vincent de la e-santé ? "Le marché français de la santé a quelques problèmes pour s'adapter à la médecine des 4P..."

Business model, commercialisation, concurrence, nouvelles fonctionnalités (prises de rendez-vous en ligne, téléconsultation visiophonique, etc.. ) , visées internationales (naturellement), recherche de fonds, etc...

https://chequesante.com/

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Posts liés

https://chequesante.com/tag/vincent-daffourd/ 

http://www.lejournaldesrh.com/quand-lentreprise-cheque-la...

http://www.maddyness.com/finance/levee-de-fonds/2015/03/1...

 

Et aussi, toujours à MONTPELLIER :

 






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25/02/2015

[1/3] Les géants du web, tous à l'assaut de l'e-santé !

Par Jean-Michel Billaut - Jean Michel Billaut est le président fondateur de l'Atelier BNP Paribas (atelier créé en 1978 au sein du groupe de la Compagnie Bancaire, laquelle a été racheté par BNP Paribas en 2001). Il a été l'un des instigateurs de l'utilisation du Minitel en matière financière, dès son lancement au début des années 1980. Puis, l'un des artisans très actif de l'introduction de l'Internet en France dès la mi-1990. Il préconise depuis plusieurs années la création d'un réseau de télécommunications à très haut débit, à base de fibre optique, sur tout le territoire français (il a été à l'origine du réseau optique de la ville de Pau sous l'égide de feu André Labarrère, sénateur maire et ancien ministre). Il a reçu de nombreux prix pour son action et a été élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur par le président Chirac. Aujourd'hui "officiellement" à la retraite depuis 2010 (et amputé d'une jambe en 2009), il n'en continue pas moins son observation de la société française, prise de plein fouet par le tsunami numérique mondial. Il est ainsi devenu l'animateur "virtuel" du billautshow.tv où il interviewe en visiophonie de chez lui, des créateurs français de startups. Plus de 3 500 sont ainsi passés devant sa webcam depuis sa "mise à la retraite" et son amputation. Il a donc une bonne connaissance de la France 2.0. Il écrit aussi des articles sur différents domaines dont l'e-santé, la disruption du système économique traditionnel, les startups, etc. Articles publiés sur son blog et ailleurs. Il participe également à des conférences en mode physique et virtuel en visiophonie ou en robot de téléprésence. Il est enfin "advisor" de différentes startups françaises. Il est suivi dans les différents réseaux sociaux par plusieurs dizaines de milliers de personnes.

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lundi 23 février 2015

Selon Jean-Michel Billaut, pionnier de l'Internet, le développement de l'intelligence artificielle et des sciences cognitives aura un impact inévitable sur l'avenir des "sachants", et notamment dans la domaine de la santé. Lui-même victime d'une erreur médicale, il livre pour Les Clés de demain une longue analyse (publiée en trois épisodes) sur le passage d'une médecine curative à une médecine prédictive et ses conséquences pour le système de santé français. Dans ce premier volet, il décrit comment le secteur de l'e-santé est devenu le nouveau terrain de jeu des géants du web.

Nous allons passer graduellement d'une médecine curative à une médecine prédictive et personnalisée. C'est la médecine dite des 4P : Personnalisée, Participative, Prédictive, Préemptive. Changement majeur dans nos sociétés humaines ! Pourquoi ? Mais à cause de ces damnées startups, que diable !
Depuis 2011, en effet, des milliers de startups se sont créées aux Etats-Unis dans le domaine de l'e-santé, financées par le capital risque et le crowdfunding américains. A hauteur de 2 milliards de dollars en 2013. Et l'estimation pour l'année 2014 est de l'ordre de 4 milliards de dollars ! Il se passe manifestement quelque chose...
L'Américain de base a intérêt au prédictif

SUR LE MÊME SUJET

La santé du futur

Dossier médical en ligne, maison de retraite et hôpital intelligents... Le numérique est en train de révolutionner le monde de la santé. Et laisse entrevoir une médecine davantage fondée sur la prévention et les soins « sur mesure ».

Selon mon estimation (basée essentiellement sur les donnés des principaux incubateurs américains), il y aurait probablement environ 5 000 startups estampillées "e-santé" chez l'Oncle Sam ! Celles-ci ont ouvert la voie aux grands de la technologie américaine, qui ont commencé à s'y engouffrer en 2014. Il faut dire que le système de santé américain favorise l'apparition du prédictif, car là-bas le curatif coûte cher, très cher : toutes choses égales par ailleurs, deux fois plus cher que chez nous, pour le même acte médical/chirurgical. Et leur système d'assurance maladie n'a rien à voir avec le nôtre : 30 % des Américains environ n'ont pas de couverture maladie convenable. L'Américain de base a donc intérêt au prédictif. Cette approche lui permettrait probablement d'éviter de tomber malade, et donc d'éviter de payer très cher pour se faire "réparer" dans les hôpitaux.
Même Salesforce s'y met !
A mon sens, ce marché de l'e-santé est beaucoup plus important que celui du e-commerce. Car là, toute l'Humanité est concernée à terme. Les géants de la technologie américaine ne s'y sont pas trompés. Apple a ainsi dévoilé son dossier médical personnalisé (le Healthkit) ainsi que sa montre iWatch qui va probablement jouer un grand rôle dans sa stratégie e-santé. IBM, quant à lui, commence à mettre au travail son super-ordinateur Watson bardé d'intelligence artificielle (voir plus loin).
Google n'est pas en reste et prépare tout un tas de choses pour combattre la vieillesse, le cancer, interpréter le génome humain, etc. La firme de Mountain View a ainsi racheté en 2014 pour presque un milliard de dollars, trois ou quatre startups dans le domaine de l'intelligence artificielle, dont Deep Mind, start-up anglaise avalée contre 400 millions de dollars ! Curieux quand même ! On aurait pu penser que ces "choses médicales" seraient du ressort des mandarins et autres "big pharmas"... Eh bien non ! Google s'en occupe et va devenir peut-être le médecin 2.0 de l'humanité... Mais il n'y a pas que nos deux compères. Intel s'y met, et on dit qu'Amazon, Facebook eux aussi fournissent leur stratégie e-santé.Même l'entreprise SalesForce s'est lancée dans la course. 
Watson, plus rapide que les sachants
Mais revenons sur le Watson d'IBM : un nouveau type d'ordinateur avec des nouveaux modèles de microprocesseurs qui fonctionnent comme les neurones du cerveau humain, neurones de silicium équipés de batteries d'algorithmes d'intelligence artificielle. Cela fait des dizaines d'années que l'on parle d'intelligence artificielle, sans que celle-ci ait réellement décollé. Mais le moment semble maintenant venu. Watson est aussi approvisionné par des mémoires gigantesques dans lesquelles il est possible d'y enfourner tout le savoir humain d'un secteur donné (textes, images, vidéos, etc.) C'est justement le cas pour la médecine réparatrice (en attendant le prédictif en mode cloud ?)
Le Watson, qui comprend la voix humaine (l'anglais pour l'instant), travaille déjà en effet avec des médecins américains. Et on dit qu'il va aussi vite, sinon plus vite pour poser un diagnostic qu'un «sachant biologique». Sachant, qui a dû faire des années d'études, et qui n'est pas toujours fiable... Il y a en France entre 600 et 700 000 erreurs médicales par an, conduisant à environ 30 000 décès. On compte 5 millions d'erreurs aux Etats-Unis avec le nombre de décès en rapport ! Les mauvais esprits diront que les systèmes de santé curatifs actuels génèrent une hécatombe plus importante que le carnage sur les routes...
Pour l'instant, Watson constitue une aide aux médecins traditionnels... Mais dans 10 ans ? On se souvient que le grand père de ce Watson, dénommé Deep Blue, avait battu en 1996 le champion du monde d'échecs Kasparov. Le petit-fils fait nettement mieux.. Et il ne va pas s'arrêter à la médecine...
Retrouvez dès demain le deuxième volet de cette longue analyse dédiée au passage de la médecine curative à la médecine prédictive.
Crédit photo : Olle Eriksson

Mots clefs : ibm;e-santé;Google;start-up;Watson;Healthkit;DeepMind;apple

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LES LUS

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04/12/2014

Télérama : Une idée du futur proche en cinq innovations

Il y a plus singulier que l'Ile Singulière : la Singularity University

http://www.telerama.fr/monde/une-idee-du-futur-proche-en-...

Booster ses capacités cérébrales, imprimer des organes vitaux en 3D, conduire sans volant et sans accidents… De la créativité, comme s'il en pleuvait. A l'Université de la singularité, c'est déjà demain.

Les 19 et 20 novembre 2014 avait lieu le premier congrès européen de l’Université de la singularité à Amsterdam. Face à plus de neuf cents entrepreneurs, les ingénieurs de la SU (Singularity University) se sont relayés dans des présentations ultra-rodées pour vendre au public un futur fait de nanotechnologies, de capteurs sensoriels, de médecine exponentielle ou d’impression en 3D… Entre prophéties transhumanistes flippantes et innovations fascinantes, nous avons retenu cinq technologies qui annoncent le monde de demain.

Le séquençage de l’ADN démocratisé : la révolution du biohacking

La technologie : le séquençage de l’ADN permet de tracer la carte d’identité génétique d’un homme, d’un animal, ou d’un végétal. Il est en passe de se démocratiser, son coût, jadis astronomique, devenant de plus en plus faible (1 000 euros environ aujourd’hui). Mais à quelles fins ?

La mise en pratique : grâce au biohacking, on peut par exemple fabriquer du fromage simplement à partir de levure. Plus utile, il permet aussi de mieux connaître le fonctionnement des bactéries. « Pourquoi pas un jour prescrire des yaourts personnalisés pour rééquilibrer les métabolismes », suggère ainsi John Mac Cauley, un ingénieur de la SU, prophétisant un futur plein de bifidus actif.

Le séquençage rendra aussi possibles des manipulations sur les gênes eux-mêmes grâce à une nouvelle méthode, baptisée CRIPR, déjà utilisée sur le riz, la levure, le ver à soie, la souris, le rat et… des cellules humaines. « Combien de temps avant la manipulation génétique sur les humains ? », questionne Mac Cauley.

Des sociétés font en tout cas déjà usage du séquençage : le Parabon snapshot nanolab a ainsi mis au point un logiciel capable de recréer un visage à partir d’un ADN prélevé au bout d’une cigarette. L’entreprise AC Venter est quant à elle parvenue à recréer un ADN synthétique. Son projet Arctic Apple a débouché sur la création de pommes qui ne pourrissent ni ne brunissent une fois ouvertes.« Impossible de s’opposer au progrès », nous a confié Salim Ismaïl, porte-parole de la SU lors d’un entretien. Effectivement.

Les biosensors (capteurs biologiques) : vers le brain hacking

La technologie : enregistrer l’activité du cerveau pour interpréter ou en retranscrire le contenu et, éventuellement, influer sur son fonctionnement.

La mise en pratique : le Neurosky Mindwave, un casque disponible à l’achat sur Amazon pour 80 dollars, mesure les signaux émis par les ondes cérébrales afin d’évaluer notre niveau d’attention. Associés à des jeux ou des programmes éducatifs, il est censé « apprendre à contrôler son cerveau et optimiser la concentration ».

Plus fascinant (et inquiétant), le Dream catcher : cette machine, mise au point par une équipe de scientifiques japonais, enregistre les mouvements du cortex pendant le sommeil et se révèle capable ensuite de retranscrire le contenu de nos rêves (avec une fiabilité de 60%). On se rapproche doucement d’Inception.

L’impression 3D : matériaux, nourriture et… organes vitaux

La technologie : fabriquer soi-même ses assiettes, ses lampes…, sous-traiter la fabrication de pièces industrielles ou même produire des organes vitaux pour la médecine, voire de la nourriture pour le secteur de l’alimentation.

La mise en pratique : la Formule 1, domaine qui utilise le plus cette technologie, crée depuis longtemps des pièces uniques qu’elle teste sur les voitures de course. L’impression 3D sert aussi à pallier des défauts de fabrication, courants dans l’industrie malgré tous les contrôles qualité (sur l’avion présidentiel américain Air Force One, des spécialistes se seraient amusés à lister tous les défauts qu’ils y trouvaient).

Aux Etats-Unis, l’organisation America Makes soutient et développe la pratique dans tous les domaines : design, matériaux, technologie, main-d’œuvre. Mais surtout, l’impression 3D fait aujourd’hui son apparition dans la médecine : la firme Organovo se targue ainsi de pouvoir fabriquer des tissus humains, vascularisés et utilisables ensuite pour des greffes. Prochain horizon : l’impression d’organes vitaux.

Evidemment, avant tout cela, le secteur de l’alimentation aura aussi intégré la technologie, pour la fabrication de hamburgers ou d’Oreo au Nutella, au choix. On aura aussi peut-être construit une base lunaire, toujours en impression 3D.

La voiture autonome et les routes intelligentes

La technologie : des voitures sans volant ni conducteurs et des routes dont la signalisation s’adapte aux conditions extérieures (temps, accidents, objets, etc…). L'objectif étant de diminuer les accidents de la route et rendre les déplacements plus sûrs.

La mise en pratique : Brad Templeton, membre de l’Université de la singularité et l’un des concepteurs de la Google Car, prône l’avènement des véhicules autonomes, ces voitures sans volant dans lesquelles nous seront simples passagers. Selon lui – et donc dans une relative subjectivité –, cette technologie est susceptible de diminuer de manière drastique le nombre de morts sur les routes dans le monde (1,2 millions chaque année).

A voitures futées, routes intelligentes. C’est le projet porté par le designer et artiste Daan Roosegaarde (et le constructeur hollandais Heijmans), qui est venu présenter« Smart highways » au congrès de l’Université de la singularité. Le concept ?« Construire des routes durables et interactives à travers des moyens d'éclairage intelligents, le recyclage énergétique, et des panneaux de signalisation qui s’adaptent aux conditions de circulation » (temps, accidents, objets…).

Concrètement, imaginez des routes dotées de bandes signalétiques non pas blanches, mais d’un bleu fluorescent, s'éclairant grâce à la lumière emmagasinée la journée ; des symboles phosphorescents (flocons, pluie) qui apparaissent sur l’asphalte en fonction de la température ; des éclairages contrôlés par capteurs qui s’éteignent quand la route est vide ; des voies qui offrent aux voitures électriques la possibilité de se recharger par induction, tout en roulant !

La médecine exponentielle : auto-suivi et docteur à la demande

La technologie : prendre rendez-vous avec un médecin comme on réserve une table au restaurant, sur son smartphone ; « checker » son corps comme on regarde ses e-mails, vingt-cinq fois par jours, pour prévoir les dysfonctionnements.

La mise en pratique : voici venue l’ère de la médecine à la demande : des sites américains comme Medicast, Doctors on demand permettent aujourd’hui de prendre rendez-vous ou de faire appel à un médecin 24h/24, comme on commanderait une pizza ou un taxi.

Avec les smartphones, on est aussi à l’aune de l’auto-suivi médicalisé, au quotidien. Grâce à des capteurs sous les vêtements et tout un tas d’applications, chaque compartiment de notre santé pourra être observé. Des instruments comme Alive Corpermettent de suivre son rythme cardiaque constamment.

Le vital connect Healthpatch, un patch à placer sur la peau, le Scanadou, stéthoscope digital de la taille d’un biscuit, ou la Healthwatch, la « montre santé », remplaceront une consultation de routine chez le médecin en fournissant des informations en temps réel sur votre tension, votre température, ou même votre niveau de stress.

Avec l’idée que ces données seront envoyées directement à votre médecin en cas de souci. Comme l’explique Daniel Kraft, physicien et détenteur de la chaire de médecine à l’Université de la singularité : « Le médecin du futur pourrait être celui qui vous prescrit une application plutôt qu’un médicament. »

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28/08/2014

Smart city : "L'intelligence d'une ville est celle de ses habitants", d'après Jean-Louis Missika

Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, explique pourquoi et comment Paris va devenir une smart city.

http://www.usine-digitale.fr/article/smart-city-l-intelli...

Smart city : "L'intelligence d'une ville est celle de ses habitants", d'après Jean-Louis Missika

 

L'Usine Digitale - Quand on parle smart city, on cite Barcelone, Singapour, New York, voire Londres ou Stockholm… Mais rarement Paris. Pourquoi ?

Jean-Louis Missika - C’est un problème de communication. Le cas de Barcelone est particulier. Des expérimentations, orchestrées par des grands opérateurs, y sont particulièrement mises en valeur. Les autres sont des villes qui communiquent avec peut-être davantage de moyens. Mais Londres, par exemple, n’est pas forcément plus avancé que Paris sur ces sujets. Et outre Autolib’ et Vélib’, Paris a mené nombre d’expérimentations, notamment sur la récupération de la chaleur, l’installation de panneaux photovoltaïques et le traitement des déchets. Durant cette mandature, nous allons réaliser ce qui n’avait pas été fait, c’est-à-dire le passage à une grande échelle. Alors, nous parlerons beaucoup de Paris, car les réalisations seront réellement innovantes.

Quelle est la problématique phare de Paris, ville intelligente ?

Je mettrais en avant la notion d’humanité. Le concept de smart city englobe beaucoup d’aspects, non encore stabilisés. Les grands opérateurs, et notamment ceux des systèmes d’information, réfléchissent en termes de tableau de bord, de modélisation de la ville. Mais les théoriciens, les philosophes de la ville montrent qu’elle n’est pas modélisable, qu’elle dépasse toujours les modèles intégrés dans lesquels on veut la faire rentrer. L’intelligence d’une ville, c’est l’intelligence de ses habitants.

Quelles garanties pouvez-vous apporter aux citoyens pour que la ville intelligente ne soit pas qu’une ville de contraintes et de privation de libertés ?

Il y a plusieurs sujets. Concernant l’anonymat des données, collectées notamment par les compteurs intelligents à domicile, c’est une garantie que nous pouvons apporter facilement pour les données que nous contrôlons, et que nous pouvons exiger des autres pour celles que nous ne contrôlons pas. Concernant la surveillance par les caméras, la ville de Paris n’est pas favorable à un système panoptique. La vidéoprotection est nécessaire, mais ne doit pas se substituer à la présence physique de policiers dans les rues. On doit mettre des caméras uniquement là où c’est nécessaire. Et concernant la mise en relation des grands systèmes d’information de la ville, aucun habitant ne peut être contre, car cela améliore la qualité de vie. Il ne faut pas surévaluer les risques. Le maire de Paris n’aura pas sur son bureau un tableau de bord de suivi en temps réel de tout ce qui se passe dans la capitale.

À quoi servira la mission Ville intelligente au sein de la mairie de Paris ?

La smart city consiste à produire de la transversalité. Or la mairie de Paris est historiquement organisée en grandes directions verticales : voirie, propreté, espaces verts, architecture… Cette mission est un accélérateur de projets. Le travail de la petite équipe rattachée au secrétariat général consiste à repérer dans les feuilles de route les sujets de type smart city. Et de travailler avec les adjoints sur ces sujets transversaux. La digitalisation concerne, par exemple, trois ou quatre adjoints différents. Idem pour l’énergie, l’extension du Wi-Fi ou la mise en relation des réseaux.

Où en êtes-vous de la définition d’une feuille de route pour les réseaux intelligents et de la mise à disposition des big data ?

Les smart grids, c’est considérer que l’information produite par un réseau physique d’eau, de chaleur, de transport doit permettre de faire mieux fonctionner la ville. Et que ces différents réseaux doivent dialoguer entre eux. C’est plus difficile à faire qu’à dire. Il y a des obstacles technologiques. Mais aussi juridiques, car lorsqu’il y a délégation de service public, l’opérateur est propriétaire des données s’il n’est pas stipulé qu’elles doivent être ouvertes dans le contrat. C’est tout ce travail que nous devons mener avec nos partenaires, sachant que la donnée est aussi considérée par les opérateurs privés comme un avantage compétitif. Les raisons de leurs réticences à l’open data ne sont pas toutes illégitimes. Mais on ne peut plus se permettre de discuter au cas par cas avec les opérateurs. Nous avons introduit une clause open data par défaut dans les tous les appels d’offres de la ville de Paris. Elle précise que les données produites dans le cadre du contrat sont libres et doivent être accessibles sans commercialisation et sans restrictions autres que celles liées à la sécurité. Cela va nous permettre, dans la durée, à mesure que les contrats se renouvelleront, d’avoir un système où l’interopérabilité des systèmes d’information sera garantie par ces clauses.

Vous critiquez le compteur d’électricité Linky dit intelligent. Y aura-t-il une autre solution pour Paris ?

Nous ne pouvons rien contre. Linky est une décision d’EDF soutenue par le gouvernement. Nous pensons qu’il devrait être plus ouvert, mais nous ne pouvons pas refuser. Nous pouvons juste favoriser les développements de solutions alternatives. Dans la précédente mandature, nous avons financé un appel à projets sur l’efficacité énergétique et un projet de capteurs citoyens, avec des solutions ouvertes où la donnée appartient d’abord à celui qui l’a produite. Je suis raisonnablement optimiste sur ces questions d’open innovation. C’est un phénomène qui caractérise nos sociétés au XXIe siècle. Les entreprises qui résistent risquent de se faire contourner par les usagers et de perdre le contrôle. On l’a expliqué à la RATP. Mais cela risque d’arriver à EDF, au Syndicat des transports d’Île-de-France…

Avez-vous un calendrier pour l’extension du Wi-Fi ?

L’objectif est de lancer un dialogue compétitif à la rentrée, pour trouver le modèle économique et technique le plus intéressant. Il concernera les grands opérateurs télécoms, mais aussi des acteurs du mobilier urbain, des acteurs spécialisés dans les réseaux professionnels d’entreprises…

Quel est le retour d’expérience de Velib’ et d’Autolib’ ?

Ces succès militent en faveur de l’idée que la grande échelle est importante. C’est ce que l’on va faire maintenant. Ce qui a fait la force de Velib’, c’est le maillage. Aucun Parisien n’est à moins de 370 mètres d’une station. À terme, pour Autolib’, ce sera 500 ou 600 mètres. Surtout, Velib’ n’a pas été conçu pour les touristes, mais pour les déplacements quotidiens des Parisiens. Et le service est en lien avec les autres modes de transport. Ce n’est pas un gadget, mais un outil de transformation des déplacements dans la ville. C’est pareil pour Autolib’, qui est un élément du passage du véhicule propriété au véhicule service. Durant cette mandature, nous allons essayer de tout mutualiser. Les parkings privés, les véhicules privés avec l’autopartage… La ville doit accompagner, orchestrer, réguler. Elle doit faire en sorte que l’idée d’un véhicule individuel soit la dernière qui arrive à l’esprit d’un Parisien ou d’un Grand-Parisien.

Qu’attendez-vous de votre politique de marque ?

Nous en attendons un peu d’argent, un minimum de qualité et la possibilité de capitaliser sur un certain niveau d’exigence. Paris est l’une des marques les plus connues de la planète. Je compte beaucoup sur le " .paris", lancé en mai, pour élargir le territoire numérique à l’ensemble des gens qui ont un lien avec Paris.

Quelles sont vos ambitions pour Paris, ville intelligente ?

Nous avons des objectifs quantitatifs très ambitieux. Nous voulons tripler les énergies renouvelables dans le mix énergétique de la ville, parvenir à 100 000 m² de végétalisation des toits et terrasses, et nous fixons un objectif zéro déchet, zéro carbone dans les nouveaux quartiers. San Francisco a réussi à recycler 80 % de ses déchets. Paris devrait pouvoir passer de 15 % aujourd’hui à 65 % en 2020. Et j’aimerais que l’intermodalité pour les déplacements des Parisiens soit complètement actée dans les outils qu’ils utilisent au quotidien. Ce qui suppose que l’on fasse bouger les lignes, notamment au Stif. On travaille également sur le dernier kilomètre de logistique urbaine, avec La Poste entre autres. Je voudrais surtout qu’il y ait une prise de conscience collective. L’intelligence de la ville est celle de ses citoyens, le comportement des Parisiens doit évoluer. L’idée que le citoyen soit au cœur de la démarche, ce n’est pas que des mots. C’est la spécificité de la ville intelligente à Paris. C’est pour cela que la même équipe qui traite des smart networks a aussi en charge les outils de l’engagement citoyen, pour capter l’intelligence collective. Un budget de 1 milliard d’euros est prévu, durant toute la mandature, pour faire de Paris une ville intelligente et durable.

Propos recueillis par Aurélie Barbaux et Pascal Gateaud

25/05/2014

Bus34 une Apps pour vos téléphones utilisant Android

Une application développé par Mathias Monnerville de Frontignan, pour avoir les horaires des 15 lignes de Thau Agglo, des 36 lignes de TAM (Agglo Montpellier, dispo mois prochain) et des 65 lignes Hérault Transport

Bus34 est téléchargeable sur le Play Store d’Androïd depuis janvier 2012 et gratifié de cinq étoiles par les utilisateurs.

Les détenteurs de téléphones qui ne fonctionnent pas sous Androïd, ou pour un ordinateur à la maison, accèdent, eux, par internet aux services de Bus34 grâce au moteur de recherche en ligne: 34.businfo.fr

http://www.midilibre.fr/2014/05/20/un-ingenieur-muscatier...

En espérant que d’autres développeurs prennent la relève sur d’autres sujets...
 
Sans aller jusqu'au développement d'applications, un projet alternatif qui inciterait les jeunes à documenter Wikipedia avec des articles sur Sète ou le Bassin de Thau, serait bienvenu : Par exemple un bel article sur le théâtre Molière rénové, qui avec ses plus de 1000 places pour sa salle principale, se classe dans des capacités d'accueil du public proches de  celle de l'Opéra Comédie de Montpellier ou du non moins célèbre Capitole de Toulouse. Il pourrait compléter cet aricle de 2007 sur ce Wiki sur Sète, un site http://www.regionsud.com/  moins connu que Wikipedia.

 


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Pour les horaires SNCF en région, télécharger sur le Play Store Androïd l’app “TER Mobile”.

14/05/2014

Médiathèque François Mitterrand : service de base très médiocre

Si les diverses animations, conférences, stages informatiques etc.  s’avèrent de très bonne qualité,  il n’en va pas de même du service prêt.

Récemment,  la ré-informatisation des équipements des médiathèques de Thau agglo, du 22 au 26 avril dernier, aurait entrainé de nombreuses défaillances,  nous dit-on à la bibliothèque François Mitterrand : 
- les bibliothécaires auraient été parfois dans l’impossibilité de saisir des prêts; mais ils auraient quand même prêté l’ouvrage …
Si bien que quand vous consultez le système informatique, et qu’après recherche vous sélectionnez un ouvrage marqué “disponible”, vous pouvez ne pas le trouver en rayon; ni nulle part ailleurs, après avoir sollicité le personnel, pour voir s’il ne se serait pas resté côté guichet.

L’ouvrage étant considéré comme “disponible” le système informatique ne vous permet pas de le réserver. Si vous demandez au personnel de vous le réserver, on vous répond tranquillement “non”, sans rien vous proposer d’autres. Même pas de noter l’incident, en vue de faire corriger les données par le responsable de l’informatique, pour informer le système que l’ouvrage est emprunté jusqu’à la date limite maximale à partir de ce jour, ce qui permettrait ensuite de le “réserver”.

En réalité je pense que le système informatique n’a pas de problème particulier, et qu’il s’agit d’un problème de personnel qui pour rendre service à des amis ou la famille,  se permet de retirer des livres ou des disques sans respecter les procédures prévues pour les clients réguliers.

En dehors de ces incidents de prêt, on a pu déplorer l’indisponibilité de 4 sur 5 des toilettes publiques, pendant environ 3 mois, ce début d’année ! Le seul WC  ouvert, au demeurant, ne fermant plus !

On peut aussi déplorer un inexorable appauvrissement du fonds :

- en musique classique, beaucoup de disques partiellement illisibles ou incomplets
- en variété française anciennes, d’énormes lacunes

Je ne parle pas des livres et des périodiques, il y faudrait y consacrer un article entier.

On a même le sentiment que cet appauvrissement s’accélère : l’ouverture de la Médiathèque de Frontignan, se serait-elle faite sur le dos des 2 autres ?   En tout cas s’il y a un déficit d’inscrits aux Médiathèques de Sète par rapport à celle de Frontignan,  la politique de gestion des fonds aberrante,  n’y est pas pour rien.

 

 

=> Au 25 mai, à Mitterrand, le livre en question est déclaré perdu - Son petit frère à Malraux est en réparation, 4 autres documents de ce même ouvrage sont affectés à Frontignan.

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