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25/05/2010

Earl of Pembroke – bienvenu à SETE.

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Midi Libre Édition du mardi 25 mai 2010

Sete. Le transport maritime à la voile jette son ancre au port

Photos Judy JANUARIUS
Le transport maritime à la voile jette son ancre au portCONTEXTE

Créée en 2008, la Compagnie de transport maritime à la voile (CTMV) est une société irlandaise dont l'activité commerciale est d'importer principalement des vins du Languedoc-Roussillon. Elle utilise des  qu'elle "loue" à différents armateurs en fonction de la taille de la cargaison. La société des alcools de Québec, premier importateur mondial de vins, utilise ce transport écologique.

Le développement de l'activité a incité les 15 associés de la CTMV à créer un bureau à Sète Pour assurer sa promotion ici, la société a fait visiter au public, sur le quai d'Alger, vendredi et samedi dernier, le Earl of Pembroke.

Qui l'eut cru ? Qui aurait pensé que le vent du commerce soufflerait à nouveau sur les voiles de ces fameux trois-mâts, construits dans un premier temps pour transporter des marchandises et qui, face à la concurrence des porte-conteneurs, n'accueillaient plus que des passagers en quête de sensations ?

Frédéric Albert, Jean-Jacques Vidal, Michel Perry et une dizaine d'autres personnes y ont non seulement pensé mais ont franchi le cap, en 2008, en créant la Compagnie de transport maritime à la voile (CTMV). Une idée géniale, à l'heure où la notion de développement durable induit un « transport propre, respectueux de l'environnement ».

Evidemment, pas question d'affréter des voitures, du bois ou du bétail. Non, dès l'avènement de la CTMV, c'est le transport de vin en bouteilles, sur palette, qui a été privilégié : « Ce sont des vins languedociens, élaborés dans le respect de la nature, que nous avons sélectionnés, souligne Jean-Jacques Vidal, directeur général. Du vin qui va en plus se bonifier pendant le voyage. » .

Les premières liaisons ont été opérées entre des ports français de l'Atlantique et l'Irlande, où est installé le siège de la CTMV, ainsi que le Danemark. La goélette Kathleen and May(construite en 1900), l'Etoile de France (goélette à huniers construite en 1938) et le Belem (construit en 1896) ont ainsi été loués à leurs armateurs pour livrer des sociétés britanniques telles que Gilbeys of Ireland ou encore Diageo, la plus importante entreprise mondiale sur le marché des alcools et spiritueux.

Malgré une année 2009 chaotique, dû au fait que le coût de ce type de transport se ressent sur le prix de la bouteille (+ 10 %), 2010 marque le véritable essor de la société. D'abord parce que la CTMV va affréter le Bessie Ellen (construit en 1904) pour livrer une cargaison de vin (28 palettes) à Montréal. Le contrat passé avec la Société des alcools de Québec (SAQ), premier importateur de vins au monde, en coopération avec le vieux Port de Montréal et la société de développement commercial du vieux Montréal (la CCI locale), offre désormais cette perspective transatlantique : « Le Kaskelot (construit en 1948) livrera ensuite 50 palettes.

A terme, la SAQ devrait réaliser 4 % de son flux avec le transport à la voile. » Une véritable manne pour la CTMV qui, dans la foulée, s'est mise à la recherche de locaux à Sète pour y installer un bureau : « On parle d'un jumelage entre le port de Sète et le vieux Port de Montréal. Faire partir les voiliers d'ici n'est pas pénalisant, au contraire puisque nous exportons des vins languedociens. Par ailleurs, notre présence à Sète pourrait nous permettre de développer notre activité en Méditerranée. Il y a beaucoup de produits naturels qui viennent du Maghreb. ».

Alternative au transport routier, la voile possède un atout majeur : « C'est 80 % de réduction des émissions de CO2 par rapport au transport routier et 30 % par rapport au transport maritime conventionnel. ».

Du coup, « pour coller au marché », la CTMV envisage même de faire construire « deux voiliers cargos modernes, un de 50 mètres pour l'Europe avec une cale pour 220 tonnes de marchandises et un trois-mâts de 80 mètres pour les liaisons transatlantiques, qui permettra l'acheminement de 800 tonnes de marchandises ».

La présence du Earl of Pembroke, vendredi et samedi dernier sur le quai d'Alger, constituait une opération promotion. Les badauds ont été conquis. Les décideurs devraient suivre.

Yohan DOUCET ydoucet@midilibre.com

VOS REACTIONS

25/05/2010 à 08h03 | gaby

C'est bien, c'est......folklorique dirais je. Parce que 20, 50 palettes de marchandises ou même 800 tonnes si ces voiliers cargos se font, ce sera toujours "peanuts" et trop cher comparé aux grands porte conteneurs over panamax qui transportent 80.000 tonnes de marchandise. Ils ont juste inventé le transport maritime bobo. Quant à relancer le port, ce sera plus de l'affichage qu'autre chose

25/05/2010 à 06h43 | villeroy

A moins qu'il ne s'agisse "d'équipiers" bénévoles, traversant l'Atlantique ou la mer d'Iroise pour le fun ou la conviction environnementale de naviguer sur des voiliers historiques, je ne vois pas comment ce transport peut être viable : 28 palettes font une semi-remorque ou un container 60', donc une valeur de prestation transport modeste

11:05 Publié dans Actualités, Nature/Environnement, Traditions | Lien permanent | | Tags : vieux gréements, transport à voile | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

16/10/2009

Technologie de Traitement des Déchets – La torche à plasma

La conférence sur le développement durable organisé en 2008 par "Sète de Cœur" en présence de Gilles d'Ettore et de François Commeinhes avait tout juste effleuré le sujet de la torche à plasma comme technologie du futur pouvant sous réserve d’expérimentations complémentaires devenir la méthode de traitement des déchets la plus performante (aussi bien sur le plan écologique qu’industriel).

Du côté de Fabrègues, les opposants au projet de mégadécharge lancé à l'initiative de la Communauté d'Agglomération de Montpellieret pudiquement dénommé " pôle multi-filières par SITA Sud sur le Domaine de Mirabeau" ,
ont proposé depuis début 2008 de substituer à cette mégadécharge une usine utilisant la technologie de torche à plasma et les 2 procédés de gazéification et de vitrifications des déchets. Le rappel de leur requête fait l'objet de la fin de cet article. A ce jour, j'ignore si la proposition de Fabrègues, soutenue par Gilles d'Ettore, a obtenu une réponse ou sur quoi elle coïnce ?

Du côté d'Agde en revanche, Henri COUGUET, avec le texte qui termine cet article, justifie le rejet des projets Ecopôle et Torche à Plasma proposés à la communauté d'agglo Hérault-Méditerranée et rappelle que le tri poussé et le recyclage sont des solutions vertueuses à opposer aux choix industriels lourds et irreversibles.

Cet article fait le point sur cette technologie dont le leader est l’entreprise française EUROPLASMA
– En anglais http://www.europlasma.com/ – En français : http://www.europlasma.com/accueil_51.html
– Historique des cours : http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPMLEUP-OT...

Europlasma est spécialisé dans le traitement et la valorisation des déchets dangereux grâce à la technologie de la torche à plasma. En outre, le groupe développe une activité de production d'énergie renouvelable.
L'activité du groupe s'articule autour de 3 pôles :
- conception, fabrication et vente de torches à plasma : destinées à chauffer et à maintenir le contenu d'un four à une température supérieure au point de fusion des déchets.
En outre, le groupe réalise et exploite des unités de destruction de déchets dotées de systèmes à plasma ;
- conception, réalisation et vente d'unités clés en mains de traitement de déchets par vitrification : destinées notamment à la destruction des déchets d'amiante (schéma vitrification) et de cendres ;
- production d'énergie renouvelable : activité assurée notamment à travers la gazéification des déchets

Pour tout commentaire, vote ou pour en apprendre plus sur les techniques de l’ingénieur, veuillez vous reporter à la page http://www.techniques-ingenieur.fr/article/article_5612/e... qui contient l’article reproduit ci-dessous.

On trouvera plus de détails sur le site de l'industriel et quelques commentaires sur les sites de ACTU-ENVIRONNEMENT http://www.actu-environnement.com/ae/news/gazeification_d... et celui de l'ADEME http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=B69162024169A15E...:

Torche Plasma
+ -
http://www.europlasma.com/technologie-de-l-arc-non-transf...
+ - http://www.europlasma.com/systeme-plasma_70.html
FAQ
1 -
http://www.europlasma.com/torches-plasma-faq_76.html
2 - http://www.europlasma.com/destruction-de-dechets-dangereu...
3 - http://www.europlasma.com/production-energie-renouvelable...

Contrairement à l'opinion partagée par de nombreux responsables locaux, les procédés mettant en oeuvre la torche à plasma dans le domaine des déchets sont au point et opérationnels depuis 2007

Veille Techniques de l'Ingénieur : Environnement - Sécurité - Energie

ENERGIE

Entre les déchets et l’électricité, une torche à plasma

24 févr. 2009

Entre les déchets et l’électricité, une torche à plasma

Dès la fin de l’année prochaine, la construction d’une unité de production d’électricité à partir de déchets grâce à un procédé de gazéification avec étage additionnel plasma va débuter au Portugal. Fruit d’un partenariat entre Europlasma, spécialisée dans des procédés industriels basés sur la technologie de la torche à plasma, et Regenco, une société luxembourgeoise qui, avec plus de 350 MW en développement est spécialisée dans les sites de production d’énergie renouvelable, et d’une association avec Eneolica, filiale de Lena, grand groupe portugais de travaux publics, cette installation produira 8 MW d’énergie électrique dès le début de 2011. Il s’agira de la troisième unité de ce type, après Morcenx, en France (12 MW) et Port-Hope, au Canada (20 MW)

Cette future installation bénéficiera du procédé d’Europlasma pour convertir les déchets ménagers résiduels de la région en bio-syngas puis en électricité à l’aide de turbines à gaz.

Les torches à plasma sont des outils thermiques qui peuvent remplacer les brûleurs de combustible fossile avec une efficacité allant jusqu’à 85%. Appliquée au traitement des déchets, une torche à plasma permet une destruction totale du déchet : les composés organiques sont totalement transformés en gaz de synthèse (syngas) et les composés inorganiques sont transformés en un verre inerte qui peut être valorisé et revendu comme agrégat ou composé de sous-couche routière.

Elle trouve son intérêt dans tout type de traitement thermique apportant une facilité d’opération et une réduction de coûts basés sur un prix énergétique stable. De plus, le plasma n’engendre aucune forme d’incinération.

Créée en 1992, la société Europlasma a mis au point des procédés permettant de traiter et de valoriser différents types de déchets (amiante, cendres toxiques,...).

Les torches Europlasma sont des torches à arc non transféré développées au départ par EADS-LV (anciennement Aérospatiale) pour tester la résistance des matériaux des missiles ou des véhicules spatiaux lors de leur entrée dans l’atmosphère.

Elles permettaient en effet de produire, à partir d’un gaz standard, un plasma présentant des températures élevées, bien supérieures aux températures atteintes par les moyens de chauffage conventionnels.

La technologie plasma proposée par Europlasma est constituée de deux électrodes tubulaires connectées à une chambre d’injection d’un gaz tournoyant.

Des sessions de tests ont montré que la torche peut fonctionner avec quasiment n’importe quel mélange de gaz (air, Ar, CO, Hélium, CO2, H2, N2, CH4, O2).

L’allumage de l’arc est obtenu par un circuit court. La température du dard plasma résultant est typiquement de l’ordre de 4000°K alors que son enthalpie moyenne est dans la tranche de 5 MJ/kg air à 8 MJ/kg air.

Pour augmenter la durée de vie des électrodes, un champ magnétique contrôle le mouvement de la racine de l’arc de l’électrode amont tandis que le gaz d’injection contrôle naturellement l’électrode aval.

Les électrodes et la chambre d’injection sont refroidies par de l’eau déionisée et pressurisée.

Le dernier développement d’Europlasma est la valorisation des déchets par un procédé de gazéification avec étage additionnel plasma pour la production d’électricité. L’entreprise a, en effet, développé un nouveau système, Turboplasma, ayant pour but d’améliorer les unités de gazéification en maximalisant la génération d’énergie renouvelable.

Il s’agit d’un réacteur tubulaire à haute température, garni de réfractaires, avec 1 ou 2 torches en entrée, positionné à la suite d’une unité de gazéification de déchets ou de biomasse standard.

Son principal avantage est de permettre un meilleur raffinage du gaz de synthèse et de se débarrasser des goudrons.

© EuroplasmaRetombée de l’aérospatiale, la torche à plasma peut remplacer les brûleurs de combustible fossile avec une efficacité de 85%.

24 févr. 2009

Mots clés :plasma, valorisation des déchets, Energie verte

http://www.techniques-ingenieur.fr/article/article_5612/e...

Méga décharge : quatre ans de combat … et une solution alternative

Ce mois-ci s'est avéré décisif dans la lutte contre le projet de méga décharge voulu par Sita Sud. La commune et les Gardiens, épaulés par de nombreux soutiens défendent aujourd'hui une autre solution pour valoriser les déchets : la torche à plasma.

Voilà maintenant quatre ans que Fabrègues, ses élus et ses habitants se battent, au côté des Gardiens de la Gardiole, contre le projet de méga décharge de la société Sita Sud, au pied du massif de la Gardiole.
Quatre années durant lesquelles nous avons pu compter sur le soutien de la société Areva, des députés de l’Hérault notamment M. Lecou, M. Domergue, M. D’Ettore, des élus et des maires de communes situées à proximité du massif de la Gardiole et de l’étang de Thau, et notamment le président de la communauté de communes du bassin de Thau.

Depuis le début de l’année, après un semblant de calme lié à l’instruction du dossier par les services de l’Etat, le dossier s’accélère.

En février 2008, M. le Maire et les Gardiens de la Gardiole ont rencontré Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, en présence de messieurs Lecou, Domergue et d’Ettore.
Conscients de la problématique des déchets dans la région, ils ont recherché des solutions alternatives à l’enfouissement des déchets. L’une d’elle pourrait être la technique de gazéification de déchets par torche à plasma, qui est connue comme une technologie alternative aux procédés de traitement actuel, mettant en jeu des techniques propres, respectueuses de l’environnement et innovantes.

Ce process alternatif au projet Sita a été présenté au mois de mai aux services de l’agglomération de Montpellier, de la DRIRE, à Mme le Maire de Montpellier, Hélène Mandroux Colas et à M. Le Préfet de l’Hérault.

Si cette solution alternative était validée par les pouvoirs publics, nous préserverions notre environnement, notre économie, notre tourisme, notre qualité de vie et le maintien de l’usine Areva, de ses 250 employés et de ses 1000 sous-traitants.

Parallèlement, l’instruction du dossier par les services de l’Etat au sujet de l’autorisation demandé par Sita Sud sur le projet d’une Installation Classée de Protection de l’Environnement s’est poursuivie et terminée.
M. Le préfet a donc demandé la réunion du CODERST, Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, le 22 mai dernier, pour un avis consultatif.
M. Le Maire, Philippe Massérini des Gardiens de la Gardiole et Alain Vittoz de Areva ont pu exposer leurs arguments et présenter le projet de torche à plasma devant les membres de ce conseil et en présence des représentants de la société Sita Sud et de l'Agglomération de Montpellier.

Le CODERST a décidé reporter sa décision à l'automne, après avoir écouté avec attention les propositions concernant l'alternative de la gazéification des déchets par la torche à plasma, proposée par les opposants à la décharge. La Mairie s'est même proposée de fournir gratuitement un terrain pour la construction de cette usine sur la commune, usine qui rappelons-le, est entièrement non-polluante et occupe dix fois moins d'espace que la décharge. Ceux qui croyaient encore que les anti-décharge sur Fabrègues étaient atteints du syndrome Nimby en sont pour leurs frais.

 

Vitrificat%20web.jpg
Le Vitrificat obtenu après le passage par la torche à plasma.

Torche à Plasma : comment ça marche.

La torche à plasma ou procédé de vitrification est un moyen possible de traitement thermique de certains déchets. Elle permet d'atteindre de très hautes températures (de 400°C à 2000°C), supérieures aux méthodes conventionnelles (gaz, charbon…). Les déchets sont d'abord déchiquetés puis dirigés vers la chambre du convertisseur où ils sont gazéifiés par la torche à plasma. On obtient ainsi des résidus solides et du gaz. Le gaz est immédiatement envoyé vers un générateur pour produire de l'électricité. Les résidus solides ou Scories sont refroisis dans un bain pour donner un vitrificat semblable à un verre grossier, proche du basalte, non toxique, inerte et propre. Ce dernier peut être utilisé comme matériaux de remblai ou pour fabriquer des dalles de sol.

QUELQUES CHIFFRES

Avec ce procédé, une tonne de déchets urbains solides produit :

  • 2600 Nm3 de gaz de synthèse
  • 300 l d'eau potable
  • entre 5 et 10 kg de métaux
  • 150 kg d'agrégats de construction à partir des scories
  • 5 kg d'engrais agricole à base de souffre
  • la possibilité de produire 1.4 MW/h d'électricité.

article daté de juin 2008

 

Réactions ultérieures :

CODERST donne son feu vert le 15/11/2008

http://accid.over-blog.com/article-24894647.html

CONSEIL THAU AGGLOMERATION du 25 mars 2009

http://entremeretetangs-seteenvironne.midiblogs.com/archi...

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Le rapport d'Expertises Hydrologiques (38 pages) auquel il est fait référence ci-dessus, livré par BRMG à la DRIRE/LR en mars 2006, peut être téléchargé en cliquant sur www.brgm.fr/Rapport?code=RP-54559-FR
Il impose au pétitionnaire des mesures compensantoires qui sont loin d d'être rassurantes - Rappels :
La société SITA SUD prévoit dans sa demande d'autorisation d’exploiter le site pour une durée d’environ 14 ans, d'y stocker sur 10,4 ha environ, 2 Millions de m3 de déchets ultimes (qui resteront là jusqu'à la fin des siècles) à raison d'un traffic de 150.000 tonnes par an aevc des pointes possibles de 190.000 tonnes par an.

Le rapport septembre 2006 (97 pages) de la commission d'Enquête ICPE et Institution de Servitudes d'Utilité Publique relatives à la demande d'autorisation d'exploitation (DDAE) de SITA-SUD pour le pôlé multifilière de tri, valorisation, traitement et stockage de déchets non dangereux sur le site de MIRABEAU, Commune de FABREGUES est disponible en consultation sur http://www.cce-lr.com/Enqu%C3%AAte%20%20publique%20FABREG...

Bien entendu il n'existe pas de rapport qui réponde directement aux observations remontées par les citoyens qui ont une expérience pratique et concrète de leur territoire ou qui ont gardé, de par leurs traditions familiales, des souvenirs précis des expériences passées.
Il y a là une attende à la quelle les enquêtes publiques ne répondent pas et qu'il conviendrait d'exiger à l'avenir.

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Hérault-Tribune14-11-09 - ECOPÔLE OU TORCHE A PLASMA ? NI L’UN, NI L’AUTRE

Il n’est qu’à observer le résultat plutôt catastrophique du procédé de méthanisation mis en place par l’agglomération de Montpellier (Amétyst) pour être convaincu, si c’était nécessaire, que le projet comparable d’Ecopôle à la Valasse n’est pas acceptable. Tout le monde se mobilise contre ce projet, et c’est bien.

Pour autant, le procédé de torche à plasma, avancé comme alternative par le président de notre agglomération, ne l’est pas davantage.En effet celui-ci, qui n’est rien d’autre qu’un incinérateur amélioré, où la turbine à vapeur est remplacée par une turbine à gaz, n’a pas apporté la preuve de sa fiabilité pour le traitement des ordures ménagères, en particulier pour sa part organique. Notons aussi que les études effectuées sur ce sujet n’abordent pas les questions de pollution pour l’environnement. Par contre, le risque d’explosion est évoqué.

Dans ce projet, il est prévu que les camions collectant les ordures ménagères des 49 communes du Sictom convergeraient pour déverser leur contenu sur le site retenu, entre Bessan et Saint-Thibéry, au cœur de notre agglomération, à proximité immédiate de sites urbains, bien en vue pour accueillir les touristes en provenance de l’A9 et l’A75. Par ailleurs, Gilles D’Ettore soutient l’alternative «torche à plasma » proposée par la municipalité de Fabrègues, à l’autre bout de sa circonscription. Il est bien évident que deux torches à plasma expérimentales ne s’installeront pas simultanément dans l’Hérault. Cela signifierait-il que nous serions prêts à accueillir aussi les 120 000 tonnes de déchets annuels envisagés sur ce site ? Ainsi, avec les 60 000 tonnes prévues sur le territoire du Sictom, nous atteindrions à nouveau le niveau énorme avancé à l’origine du projet (identique à celui de l’Ecopôle). Tout cela est très inquiétant.

Pour argumenter de l’intérêt de la torche à plasma, il est mis en avant que l’investissement serait assuré par une société privée, et que le coût du traitement serait moindre qu’actuellement (comme pour l’Ecopôle d’ailleurs). Sauf que cette société se trouverait alors en position de monopole, d’exclusivité même. Qui peut nous faire croire qu’une société multinationale ne profiterait pas financièrement de cette situation privilégiée ? Le système de délégation de service public envisagé, censé maîtriser cet aspect, n’est pas une garantie totale. Par le biais des avenants successifs, les raisons d’augmenter le coût du traitement ne manqueront pas, nous y sommes habitués.

Au total, cela fait beaucoup de raisons de ne pas se lancer à l’aveuglette dans cette aventure. En vérité, ce sujet est bien trop déterminant pour notre environnement futur, et bien trop important en termes financiers, pour que nous le laissions à une société anonyme.

Nous devons donc nous emparer nous-mêmes du traitement des déchets, par le biais du Sictom probablement, ou de l’Agglo si nécessaire. Trop de temps a été perdu. Certes, cela nécessitera un investissement public, mais celui-ci ne nous coûtera pas plus cher que la redevance à une société privée.

A mon sens, s’il y a un sujet qui mérite une maîtrise publique, c’est bien celui-là. Ce serait un vrai placement d’avenir, et une garantie à tous points de vue. Au moment où des élus s’affichent à tout bout de champ comme les champions du développement durable, sur des sujets qui confinent souvent au gadget, il s’agit maintenant de montrer vraiment cette intention, et sur un sujet majeur, celui du traitement des déchets.

Défendre véritablement les intérêts de nos concitoyens, c’est assumer franchement cette question : en nous donnant les moyens d’un tri plus poussé (en particulier en milieu urbain et touristique), en favorisant encore plus le recyclage, en mettant en place la redevance au poids réel d’ordures enlevées, en séparant les bio-déchets des résiduels non valorisables, en créant des plateformes de bi-compostage traitant les déchets verts et organiques pour en faire un compost destiné à l’agriculture, en enfouissant les déchets ultimes inertes dans des décharges de classe 3 comme il en existe déjà 7 sur le territoire de notre Sictom.

Cette dynamique « vertueuse », initiée à moment donné, n’a aucune raison de rester en panne. Elle peut se poursuivre si nous le voulons, si nous prenons nos affaires en main !

Henri COUQUET, Conseiller municipal, « Agde Pays d’Agde ». (14-11-09)

31/07/2009

L'usine à gaz qui fait de l'huile

amethyst.jpgQuasiment 1 an jour pour jour, AMETYST l'usine de méthanisation censée dégrader 203.000 tonnes de déchets à MONTPELLIER http://www.air-lr.org/publications/c-25-19141.html, dégrade aussi l'air ambiant.

http://www.midilibre.com/articles/2009/07/04/MONTPELLIER-...

http://www.midilibre.com/articles/2009/07/30/MONTPELLIER-...

http://www.midilibre.com/articles/2009/07/31/MONTPELLIER-...

Synthèse de "Entre mer & étangs - Sète environnement" : http://entremeretetangs-seteenvironne.midiblogs.com/archi...

23/07/2009

Gestion de l’eau et assainissement : une nouvelle enquête auprès de 5 200 communes

Gestion de l’eau et assainissement : une nouvelle enquête auprès de 5 200 communes

Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer,
en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_...
Mis à jour le 23/07/2009

Usine d’eau potable de Méry-sur-Oise
Crédit photo : MEEDDM/Laurent Mignaux

Usine d’eau potable de Méry-sur-Oise - 27 ko

Une nouvelle sur la gestion de l’eau et l’assainissement va être réalisée, de septembre à décembre 2009, auprès de 5 200 communes par les services du ministère du développement durable et du ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche.

Les questionnaires porteront sur l’organisation et la gestion du service de l’eau, le prix de l’eau, la production et distribution d’eau potable, la collecte et traitement des eaux usées, la gestion des eaux pluviales ainsi que l’assainissement non collectif.

Les services statistiques du ministère du développement durable (SOeS : Service de l’Observation et des Statistiques) et du ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche (SSP : Service de la statistique et de la prospective) rééditent pour la 4e fois, l’enquête sur la gestion de l’eau et l’assainissement par les collectivités locales.

Cette nouvelle enquête, portant sur l’exercice 2008, va être réalisée sur un échantillon de 5 200 communes, représentatif tant au niveau national que départemental. Toutes les communes de plus de 10 000 habitants font partie de l’échantillon.

Cette enquête se déroulera de septembre à décembre 2009 et se fera, comme par le passé, par enquêteurs spécialisés du ministère de l’agriculture (DRAAF) auprès des autorités organisatrices des services d’eau et d’assainissement (communes et groupements).

L’information collectée à l’aide des questionnaires porte, pour l’essentiel, sur l’organisation et la gestion du service de l’eau, le prix de l’eau, la production et distribution d’eau potable, la collecte et traitement des eaux usées, la gestion des eaux pluviales ainsi que l’assainissement non collectif.

Cette enquête est la seule à fournir au niveau national de l’information sur la façon dont sont gérés l’eau et l’assainissement, domaines de compétence communale. Elle apporte aussi aux décideurs et aux usagers locaux d’intéressants éléments de comparaison.

Les résultats des précédentes enquêtes, réalisées en 1999-2000, en 2003, puis en 2006 sont accessibles sur le site internet du : Service de l’Observation et des Statistiques et sur le site du SSP

 

Autre sujet d’écologie ayant retenue notre attention

63ème foire de Châlons-en-Champagne, premier événement "sans carbone"

Pour atteindre cet objectif ambitieux, les organisateurs de la Foire de Châlons-en-Champagne, accompagnés par EDF, mettent en œuvre une démarche en trois étapes et mobilisent l’ensemble des acteurs de l’événement : exposants, visiteurs, fournisseurs...

• Etape 1 : Réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre en sensibilisant les parties prenantes de la Foire à travers des actions concrètes : encourager le covoiturage, l’utilisation des transports en commun, limiter les consommations de plastique et de papier lors de l’événement etc.

• Etape 2 : Réaliser un Bilan Carbone de la Foire-expo de Châlons-en-Champagne selon la méthodologie du Bilan Carbone© de l’ADEME , afin de fournir une photographie précise des émissions par poste : transport de personnes, énergie, ou encore restauration et hébergement.

• Etape 3 : Compenser les émissions résiduelles de Gaz à Effet de Serre pour atteindre la neutralité Carbone. EDF mettra à disposition des organisateurs de la Foire de Châlons-en-Champagne de crédits carbones certifiés par l’ONU correspondant aux émissions résiduelles de la Foire. Ces crédits contribueront au financement d’un projet de « développement propre » dans un pays émergent.

Valérie Létard a rappelé que cette démarche ambitieuse mené par la mairie de Châlons-en-Champagne et la Foire de Châlons s’inscrit dans la politique environnementale de la France, porté par le président de la République et Jean-Louis Borloo, de réduire d’ici 2050 les émissions de Gaz à Effet de Serre par quatre.

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10/07/2009

Greenpeace fait pression sur le G8

tous

MOSCOU « Dirigeants, agissez, sauvez le climat ».

UNESCO « Lula, sauve l’Amazonie ».

Mont RUSHMORE « L’Amérique honore ses chefs d’Etat, pas ses politiciens. Vous arrêtez le changement climatique? ».

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28/06/2009

Midi Libre Sète 27 Juin – Port, Giordano : « La Région remet peu à peu de l'ordre »

Témoignage : La propreté des canaux, comme celle de la Ville, est le reflet de l’attitude des pouvoirs publics. Quand les autorités ferment les yeux, c’est un encouragement permanent aux incivilités !

Édition du samedi 27 juin 2009

Le vice président de la Région délégué aux ports s'explique sur les travaux qui vont débuter à l'automne dans les canaux et les bassins portuaires

Jeudi le conseil régional a voté 1,1 M€ de travaux dans le port, de quoi s'agit-il ?
Nous allons remettre en état les fonds des bassins et des canaux du port. Ils sont parsemés d'épaves de toutes sortes et de débris portuaires éparpillés. Ce chantier concerne les bassins Orsetti, Criée, Midi, Nouveau bassin, Colbert et les canaux urbains.

Quand se dérouleront ces travaux ?
Les études sont lancées, ils devraient donc débuter à l'automne. Des sociétés spécialisées ont la charge de cette mission qui va nécessiter du matériel maritime lourd. Il faudra retirer les différents obstacles à des profondeurs pouvant dépasser les 12 mètres. Par ailleurs, des moyens anti-pollution seront mis en place pendant toute la durée des travaux. On ne draguera pas mais on enlèvera les objets.

Pourquoi lancer ces travaux de "nettoyage" ?
Nous remettons en état et en ordre notre propriété. Aujourd'hui, le danger existe, des épaves de barques, des machines à laver, des voitures sont au fond. Et au delà, la fin de ces pollutions visuelles marque aussi notre ambition pour le port de Sète.

Depuis quand ce type d'intervention n'a-t-elle pas été réalisée dans le port ?
Des associations étaient intervenues ponctuellement il y a quelques années. Là, nous intervenons à une échelle professionnelle et sur l'ensemble du port. On espère ensuite une prise de conscience des usagers et de l'ensemble des collectivités partenaires pour inciter au civisme car vu le coût de l'opération, 1,1 M€, ce n'est pas reconductible tous les ans.

Recueillis par J.-P. S.

Vos réactions

27/06/2009 à 15h46 | bcat34200

"Les études sont lancées, ils devraient donc débuter à l'automne" on peut se demander de quelle année compte tenu des délais administratifs et des procédures régionales. Nettoyer les fonds c'est bien surtout que çà ne se voit pas et donc peu médiatique. Pour ce qui se voit, les ponts de Sète y a t-il un espoir de les voir repeints avant les régionales ! (En principe c'est nécessaire tous les 7 ans) Au delà du simple aspect peut-on espérer voir tomber les limitations de charge ? (Plutôt que les ponts)

27/06/2009 à 11h03 | villeroy

Les décharges sauvages dans la nature terrestre ou dans les eaux marines (d'un port, d'une côte,...) reflètent souvent un manque d’éducation, une paresse, composants de l'incivisme, ou de centres de tri des encombrants difficilement accessibles, ou manquants. Si, de plus, les "Autorités" ferment les yeux, pourquoi se gêner et, question annexe, à quoi servent-elles donc?.

27/06/2009 à 07h10 | delebar

j'ai pendant une trentaine d'années travaille pour le port de Sète sur et sous l'eau. Je peux affirmer que la majeure partie des pollutions viennent des professionnels de la mer,sociétés de nettoyages travaillant pour la CCI ou les compagnies maritimes et les pécheurs des petits métiers aux thoniers.Il faut savoir que les autorités maritimes que ce soit:les affaires maritimes,le service maritime ou la capitainerie étaient parfaitement au courant de ces faits et qu'elles fermaient les yeux. Il serait donc souhaitable en parallèle de ces travaux de nettoyages de responsabiliser les professionnels des canaux à plus de civisme. Et aux autorités compétentes à faire payer les pollueurs,comme cela se pratique pour les pétroliers;sachant que ce soit les pécheurs ou bien les portuaires ceux-ci reçoivent suffisamment d'aides et de subventions pour avoir un comportement responsable.Quand aux plaisanciers même si leur impact sur le milieu est moindre une participation sous forme de taxe à l'anneau ne me parait pas incongrue, qu'elle soit utiliser bien sur pour améliorer l’état des canaux.