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02/03/2009

PADD et DUP ...

A l'occasion des 3 enquêtes simultanées lancées pour déclaration d'utilité publique(DUP)  de 3 Îlots : EUZET - Quai des Moulins - Maréchal Juin, nous rappelons ce communiqué distribué avant la tenue du Conseil Municipal de 18 juin 2008 qui adoptait le PADD.

 

PADD

 

 

Le temps de la réflexion et de la démocratie locale

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable est l’une des pièces maîtresse constitutives du Dossier de Plan Local d’Urbanisme (ancien POS) puisqu’il expose le projet d’urbanisme de la commune de 2015 à 2030. C’est dire son importance capitale pour les Sétois et leurs enfants. C’est un moment essentiel de vie citoyenne et de démocratie locale.

Son élaboration dépasse donc la seule consultation des élus et des experts. Tous les habitants sont concernés et, en premier lieu, les acteurs sociaux, associatifs et économiques de Sète.

Or, le maire, contesté à juste titre par une partie du CM dont l’une de ses propres élues à l’Environnement, tente de passer en force sa vision de notre ville : pas de consultation de sa propre commission d’urbanisme municipale au préalable avant la première tentative de passage en Conseil Municipal, pas d’information détaillée à ses propres élus majoritaires...

Et la nouvelle présentation au vote prévue en Conseil Municipal ce mardi 25 novembre prochain n’a toujours pas permis une véritable lecture de ce qui est réservé à Sète demain.

En effet, la municipalité exprime sa volonté de faire croître la population de la ville de plus de 5.000 habitants pour 2015 et la porter ainsi à 47.000 habitants. Puis à pus de 50.000. Avec comme priorité de rentrer des recettes fiscales. Et même si ce nombre est aujourd’hui minimisé, rien n’atteste des limites fixées à cette croissance démographique.

 

 

Ensuite croissance démographique à quel prix?

Faute de réserves foncières, faudra-t-il rogner sur les espaces boisés pour trouver des terrains à bâtir ou devra-t-on favoriser la construction de hauts immeubles?
Ceux-ci pourront-ils s’ériger en tout point de Sète ou bien continueront-ils à défigurer l’environnement de certains quartiers identitaires à préserver?
Le développement économique, certes, indispensable de notre ville, doit-il se faire au détriment de la spécificité de notre ville ?

Autant de questions qui restent en suspens ! Et seul la présentation en réunion publique du PLU, qui fixe seul les règles d’urbanisme, en parallèle au PADD peut répondre à ces questions

On le voit, l’élaboration du PADD ne peut faire l’économie d’une réflexion approfondie et d’une vaste consultation.
Il nous faut, en effet, prendre en compte tous les paramètres qui constituent la vie des Sétois et l’identité de notre «île singulière » : l’emploi, les transports, les perspectives de développement économique, la circulation, la mixité sociale, la place des jeunes, des équipements et des espaces verts, le mode d’urbanisation, la préservation et la mise en valeur de notre patrimoine, l’intercommunalité... le tout inscrit dans un contexte de crise, de mutation sociale et de préoccupations écologiques.

C’est pourquoi nous réclamons:

• La présentation publique du PADD et du PLU en Conseil Municipal
• la création d’une commission municipale associant majorité et opposition et ouverte à des représentants de la société civile. Elle sera chargée du suivi et de l’information;
• des réunions de quartiers en présence d’élus et d’experts;
• des réunions de consultations avec les acteurs sociaux, associatifs et économiques de la ville
• la création d’un comité de contrôle par la population sur les engagements des élus, clairement énoncés

Lors de la séance du CM du mardi 25 novembre prochain, il nous faudra être nombreux, élus et public associés, à soutenir cette conception de la démocratie locale pour faire pression sur la Municipalité.

Grégory NAMIECH
Vice-Président « Force Citoyenne »

Marialys CARAMEL
« Entre Mer & Étangs – Sète Environnement »

16:30 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | | Tags : padd, plu | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

15/12/2008

Un nébuleux PADD

Télécharger le PADD  Version officielle de la Ville

Un projet qui manque de précisions, planifié à la louche et caractérisé par une absence totale de coordination, en tout cas pour le commun des mortels sétois.

Bref des gages de réussite qui brillent par leur absence, malgré l'acharnement thérapeutique de certains amis de Monsieur le Maire pour le défendre.

  • Le débat ouvert par Madame DEVINEAU au sein de la majorité est parfaitement justifié de ce point de vue.
  • Les lacunes pointées par l'opposition, aussi.

Est-ce que cela débouchera prochainement sur un débat constructif ?

Par exemple, comment favoriser l'implantation d'entreprises et l'investissement privé en complément des investissements de la région sur le port ?

Sans négliger les conséquences de l'accroissement de population sur l'environnement !

Gageons que le "haut responsable" du nouveau service "Développement Durable" sous la direction de l'adjoint délégué à l'environnement, rattaché directement à la Direction Générale, s'il ne passe pas son temps à chercher les calories perdues dans les bâtiments énergivores de la ville, pourrait peut-être, si on ne lui confie pas une mission trop terre à terre, faire oeuvre durable, dans ce sens ?

01:16 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : actualité, devineau, padd | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

09/12/2008

Midi Libre Sète 8/12/2008 : Interview Marion Devineau

Midi Libre Sète 8/12/2008 : Marion Devineau "J'ai votté contre le PADD, je n'ai pas eu le choix "


Nom : Devineau
Prénom : Marion
Age : 50 ans
Profession : agent commercial.
Signe particulier : conseillère municipale en charge des espaces verts, elle s'est opposée, lors du conseil du 28 octobre dernier, à ce que le projet d'aménagement et de développement durable de la ville figure à l'ordre du jour.

A sa demande, la délibération a donc été reportée au 25 novembre et adoptée ce jour-là. Marion Devineau a voté contre.

 

 Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?

 Je suis abasourdie par le langage guerrier qu'a tenu le maire (Ndlr, "On ne peut pas être dans une équipe et tirer du camp adverse"). C'est un peu excessif. Je ne me voyais pas comme un ennemi.

Quand le maire m'a demandé de démissionner, j'ai d'abord été en colère. Puis triste et inquiète. Je me fais du souci pour Sète. Le maire veut que rien ne contrecarre ses projets. Comment le freiner dans son élan ? Le plan local d'urbanisme devrait livrer la ville aux promoteurs. Ce n'est pas mon idée de Sète.

Et puis, quand il parle des navettes fluviales, je me dis qu'après les routes remplies de voitures, les canaux vont être remplis de bateaux. La petite nappe de pétrole, à côté, sera ridicule. Bref, ça va être Shanghaï, Tokyo ou Dubaï, une course au gigantisme. Ça me fait peur.

 

Comment, le maire et vous, en êtes-vous arrivés là ?

 Pour moi, tout ça, c'est un échec. Je pensais que le maire avait l'intention de prendre mon avis. Il connaît mon caractère.

 

Pourquoi avoir voté contre ?

Je n'ai pas eu le choix. Puisque je n'ai pas été entendue. Mais j'ai signé et je ne démissionnerai pas.

 Oui, mais vous faites partie de son équipe, vous votez contre sa politique. Sa décision peut paraître logique...

 

Pour moi, le PADD, c'était vague. On n'est jamais rentré dans les détails. J'avais demandé, pourtant. Alors peut-être que tout le monde les connaissait, mais moi, non. Effectivement, il y avait des grandes lignes. Se loger, trouver un emploi. Mais derrière ? J'avais décidé de participer à sa liste mais pas seulement pour déterminer la couleur des massifs de fleurs.

Fallait-il vraiment s'opposer à ce vote ?

 Le maire connaît mes positions. Pourquoi m'a-t-il demandé de venir, alors ? Je n'ai pas la science infuse, j'accepte les arguments. Mais dire "Les Sétois ont voté pour nous, c'est comme ça"... Il retire la délibération pour qu'on en parle et on n'en parle pas. Le PADD, c'est quoi ? Un catalogue d'intentions. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Je me souviens qu'un cabinet nous avait présenté une vision de Sète dans le futur. C'était de la science-fiction. Il ne manquait plus que les ovnis. On n'entendait plus les voitures, il n'y avait plus de nappes de pétrole. C'était le monde des Bisounours.

 Et s'il vous prive de délégation ?

Les gens jugeront. Quant aux autres élus, il va falloir qu'ils se rendent compte de ce qui se passe. Ils espèrent encore pouvoir débattre. Mais ce n'est pas vrai Quand même... Je demande des explications et on me vire. C'est un crime de lèse-majesté ? Entre solidarité et complicité, il y a un fossé. C'est dommage car je me suis attachée au personnel municipal des espaces verts. J'espère quand même que la décision du maire n'est pas définitive. Je vais rester. Et, pendant cinq ans, je le vais marquer à la culotte sur l'urbanisme.

 

Envisagez-vous une conciliation ?

Pour acquiescer benoîtement, non. Pour garder ma liberté d'expression, oui. Je suis au service des Sétois, pas du conseil. Mais je ne vois sur quoi il peut céder. Je demande néanmoins une discussion. Car on peut parler, avec moi. Je n'ai pas d'a priori. S'il accepte, ce serait un signe fort, celui qu'il tient ses promesses d'ouverture et de démocratie.

 

Recueilli par Yohan DOUCET

00:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : actualité, devineau, padd | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

24/11/2008

FNAU : Qu’est qu’un PADD ?

Sourcehttp://www.fnau.org/urbanisme/contenu_fiche.asp?id_page=4

Le PADD,Projet d’Aménagement et de Développement Durable, est un des documents constitutifs du dossier du Plan local d’Urbanisme (PLU) et du dossier du Schéma de Cohérence Territoriale (ScoT).

Il définit les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement retenues par la commune, notamment en vue de favoriser le renouvellement urbain et de préserver l’environnement et de favoriser la qualité urbaine et architecturale.

Comment se présente le document ?

Ce document comprend deux parties :

  1. Une partie obligatoire qui exprime les orientations générales d’urbanisme et d’aménagement du territoire communal ou de l’ensemble de communes concernées si le PLU porte sur plusieurs communes. Cette partie peut être relativement courte et synthétique.

  2. Une partie facultative qui peut définir d’une manière plus précise les orientations et prescriptions particulières concernant des espaces ou des quartiers ou des actions publiques soit thématiques soit sectorisées (par quartier, ilôts, immeubles…). Cette partie est plus technique mais souvent plus détaillée.

A quoi sert le PADD ?

L’objectif du PADD est d’introduire dans les documents locaux d’urbanisme une plus grande réflexion sur l’avenir de la commune à moyen et long terme.

Les grandes orientations qu’il définit peuvent concerner différents domaines : le développement ou la préservation des centres-villes,la restructuration ou la réhabilitation d’îlots, de quartier ou de secteurs, le traitement des rues et des espaces publics, la sauvegarde de la diversité commerciale des quartiers, l’aménagement des entrées de ville et la préservation des paysages.

Où consulter le PADD de sa commune ?

La mairie de chaque commune détient un exemplaire de son PLU qui comprend ce document Elle est tenue d’en assurer la libre consultation.

Les Directions Départementales de l’Equipement conservent également souvent un exemplaire de tous les PLU des communes de leur département d’attache et en assure également la libre consultation.

Qui élabore ce document d’urbanisme ?

Le PADD dans le cadre de l’élaboration du PLU est élaboré par la commune sous la responsabilité du maire.

Celle-ci peut confier l’élaboration du Plu ou  seulement du diagnostic et du PADD à des bureaux d’études privés ou à une agence d’urbanisme si celle-ci dispose de cet outil partenarial

Comment participer à son élaboration ?

Dans le cadre de l’élaboration des PLU, les habitants peuvent être associés à l’élaboration du PADD par le biais des réunions d’information, de consultation ou de concertation menées par la municipalité suivant les modalités que celles-ci a fixé.

Les habitants peuvent également être associés plus étroitement tout au long du processus d’élaboration de ce document s’ils appartiennent à une association locale d’usagers agréée.

Ils peuvent également exprimer à posteriori leur avis dans le cadre de l’enquête publique lancée avant l’entrée en vigueur définitive du PLU

22/11/2008

Rue89 : Abus et dérives de la rénovation urbaine à Marseille

Par Rémi Leroux | Rue89 | 21/11/2008 | 16H20

[Son ou video à consulter directement sur le site :
http://www.rue89.com/marseille/2008/11/21/abus-et-derives-...]

Les grands projets de réhabilitation menés dans la ville forcent les populations les plus fragiles à quitter leurs quartiers.

Rue de la République, Marseille (Rémi Leroux/Marseille89)

En une dizaine d'années, Marseille est devenue l'un des symboles, parfois jusqu'à la caricature, des politiques de "revitalisation" urbaine menées à travers de nombreux pays d'Europe. Des opérations de grande ampleur mises en œuvre au bénéfice de promoteurs privés et autres fonds de pension, au détriment des habitants des quartiers réhabilités.

Alors que Marseille s'apprête à accueillir une réunion informelle des ministres européens du Logement et du Développement urbain (du 24 au 26 novembre), un forum européen ainsi qu'une manifestation "pour le droit au logement" sont organisés à Marseille samedi.

L'occasion de reposer la question de l'impact des politiques libérales sur les conditions d'accès au logement pour le plus grand nombre, tandis que se met en place la "loi Boutin" et que les conséquences de la crise financière se font sentir.

Dans ce cadre, Marseille est donc devenue un symbole, la "capitale européenne du logement". Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au logement), rappelle ce qui fait l'originalité de la cité phocéenne. (Ecouter le son)

Il précise par ailleurs les principaux mécanismes qui définissent le processus de "gentrification", d'embourgeoisement. (Ecouter le son)

Cette restructuration urbaine a rencontré à Marseille de nombreuses résistances. Certaines ont permis de faire condamner des investisseurs peu scrupuleux. D'autres n'ont pas pu empêcher les délogements et les expulsions.

La rue de la République, le symbole

"Mme. X" habitait dans l'ilot 30, un bloc d'immeubles datant du XIXe siècle situé dans le quartier de la Joliette, au bout de la rue de la République, sur le périmètre Euroméditerranée.

Son appartement était l'un des trois derniers occupés dans ce bloc promis à réhabilitation. C'était il y a trois ans et elle témoignait, comme d'autres riverains et commerçants du quartier, dans le documentaire de Patrick Taliercio, "Indésirables".

Dans ce film, achevé au printemps, le réalisateur met en parallèle la parole de ces habitants finalement délogés et les ambitions "bling-bling" des élus et des promoteurs du programme baptisé "Marseille République". (Voir la vidéo)

A l'époque président d'Euroméditerranée, Renaud Muselier (UMP) avait salué l'action de Lone Star, le fonds de pension texan propriétaire de quelque 600 logements et 50 000 m2 de surfaces commerciales, sur un périmètre "où rien n'avait bougé depuis trop longtemps":

"Vous n'êtes pas la grosse société américaine là pour gagner de l'argent sur le dos des Marseillais. Vous êtes là pour restructurer un espace public, pour gagner de l'argent, pour donner des appartements pour les Marseillais qui ont besoin de se loger parce qu'il faut de tout, partout, pour tous."

En début d'année, Lone Star a effectivement gagné de l'argent en revendant 200 millions d'euros un patrimoine acheté 117 millions quatre ans plus tôt à la société Atemi, filiale française du fonds Lehman Brothers Real Estates Partners.

Entretemps, les appartements ont été vidés de leurs habitants et les pieds d'immeubles de leurs commerçants. L'espace public, lui, a été transformé avec l'arrivée du tramway et a également participé à valoriser le patrimoine des investisseurs texans.

Ce mécanisme a eu pour conséquence de provoquer une flambée du prix des loyers, dont certains ont été multipliés par trois en quatre ans, et ainsi de priver les ménages les plus modestes et les classes moyennes de la possibilité de se loger dans ce secteur.

Noailles, Belsunce... des quartiers encore populaires

Dans le même temps, les programmes de réhabilitation des autres quartiers de l'hypercentre semblent au point mort. Dans le quartier populaire de Noailles, le périmètre de restauration immobilière (PRI) -outil d'intervention activé par la municipalité en 2002-, est très loin d'avoir rempli ses objectifs. Si certains immeubles ont effectivement été rénovés, l'habitat reste très largement dégradé.

Dans le quartier Belsunce, Nourredine Abouakil, de l'association Un centre ville pour tous, rappelle que "les principaux bénéficiaires sont ceux qui ont investi dans des produits financiers défiscalisés grâce au PRI. Or, aujourd'hui, cette défiscalisation est considérée comme une niche fiscale".

"Les principaux perdants", poursuit-il, "sont les personnes vulnérables qui vivaient là." La plupart du temps, des travailleurs isolés à la retraite qui louaient à des marchands de sommeil un lit dans une chambre de l'un des nombreux hôtels meublés du quartier:

"La reconquête du centre-ville s'est toujours faite contre et pas pour, ni avec les Marseillais. Un vieil arabe qui a vécu pendant trente-cinq années dans la même chambre d'hôtel à Belsunce est Marseillais au même titre que n'importe qui. Sauf que, contrairement à n'importe qui, il a été expulsé."

Dans le cadre des programmes de financements de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) de la loi Borloo, un périmètre centre-nord a été défini et devrait inclure les quartiers Noailles et Belsunce.

Pierre N'Gahane, préfet délégué à l'Egalité des chances en charge des projets ANRU:

"Le projet Centre-Nord est un programme de 200 millions d'euros, dont 30 millions seront versés au titre de l'ANRU. Il est extrêmement complexe à mettre en place car, contrairement à une cité, gérée la plupart du temps par un voire deux bailleurs sociaux, nous avons dans le centre-ville une multitude de petits propriétaires."

Le dossier, poursuit le préfet, "devra être finalisé dans le courant 2009 et les conventions signées avant la fin de l'année prochaine". Ce qui est valable également pour les quatorze autres projets ANRU de la ville, des projets situés pour l'essentiel dans les Quartiers nord.

Les cités des Quartiers nord

Salif a grandi à la Savine (15e), une cité avec vue sur mer, comme souvent à Marseille. 2900 habitants, 944 logements, avec un bailleur social unique, la Logirem. Une cité, dit-il, "où il n'y a rien, rien à voir, rien à faire". 30% de la population marseillaise habite les Quartiers nord.

La réalisatrice marseillaise Charlotte Ramette a accompagné Salif à la Savine et suivi les premières étapes de la concertation avec les habitants. (Voir la vidéo)

Pierre N'Gahane rappelle que le coût des projets marseillais est estimé à 1 milliard d'euros, dont 300 millions seront des financements ANRU.

"2471 logements environ devraient être détruits et un peu plus de 3000 reconstruits pour quelque 5200 logement réhabilités à l'horizon 2012".

Il confirme que deux cités importantes de Marseille, Air Bel et Frais-Vallon, ne pourront pas bénéficier de cette première enveloppe de l'Agence nationale de rénovation urbaine (12 milliards).

Quelles perspectives?

Pour l'équipe municipale (UMP), si la crise internationale aura un impact sur les projets marseillais -"ce serait mentir que de dire le contraire"-, on le minimise, et on n'entend pas s'arrêter en si bon chemin!

Jeudi 20 novembre, la ville de Marseille était présente au Marché international des professionnels de l’implantation commerciale (Mapic) organisé chaque année au Palais des festivals à Cannes.

Son objectif était d'y vendre "de grands projets commerciaux pour une capitale euroméditerranéenne", via quelques "opérations structurantes" qui, dans les trois prochaines années, créeront 100 000 m2 de surfaces commerciales supplémentaires dans le centre-ville.

Benoît Eugène est membre du collectif du quartier du Midi, à Bruxelles, un secteur qui, depuis quinze ans, est "l'objet d'efforts laborieux et peu discrets pour redessiner les alentours de la gare", dans la même logique que celle qui prévaut à Marseille.

Il a par ailleurs coordonné le numéro de la revue marseillaise Agone, "Villes et résistances sociales" et il est sans concession:

"Depuis la mise en concurrence des villes européennes dans le cadre du traité de Lisbonne, c'est la course pour attirer des mètres carrés de bureaux ou de surfaces commerciales.

A l'occasion de rendez-vous comme le Mipim [Marché international des professionnels de l’immobilier, ndlr] ou le Mapic, les élus ne font qu'une seule chose: vendre en porte-jarretelles leurs quartiers populaires!"

Indésirables documentaire de Patrick Taliercio - inclus dans la revue Agone "Villes et Résistances sociales" (38/39, 2008).

A écouter aussi: Les émissions spéciales que Radio Grenouille consacre à la question du logement du vendredi 21 au mardi 25 novembre.

Photo : Rue de la République, Marseille (Rémi Leroux/Marseille89)


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Socrate Tchatcha | viouuuu du vent

16H25 21/11/2008

J’arrive pas à lire les vidéos. Rénover des quartier difficiles, c’est connu comme technique de chasse à l’homme non? http://adjimdanngar.over-blog.net/

14 vote(s)

elLolo

18H59 21/11/2008

Et les laisser devenir des poubelles les rend attirant ?

3 vote(s)

sarkophile | observateur hilare

23H27 21/11/2008

Et en plus Marseille est vraiment une ville carrément dégueulasse (centre ville et banlieue).
Et je ne parle pas des habitants….

0 vote

AC-89

16H39 21/11/2008

Intéressant mais pas très original : citez-moi une ville où les projets de rénovation n’ont pas embourgeoisé le quartier.

9 vote(s)

kawouede

19H00 21/11/2008

Exact. Haussmann est revenu, ou plutôt il n’est jamais vraiment parti.

Cela dit, la « rénovation » de certains grands ensembles en banlieue…

1 vote

sarkophile | observateur hilare

23H32 21/11/2008

A propos d’Haussmann, il est toujours très amusant de relire les critiques de Zola sur la rénovation de Paris à l’époque, d’y ajouter les flèches de Hugo sur Napoléon « le petit », et de constater, finalement, comment on peut être fier du Paris d’aujourd’hui, hérité du second empire.

0 vote

blablablaetblablabli

16H49 21/11/2008

Montpellier.

6 vote(s)

blablablaetblablabli

16H52 21/11/2008

fort heureusement Montpellier est toujour socialiste avec madame Mandroux.

6 vote(s)

kawouede

19H00 21/11/2008

et monsieur Georges 4x4 Frêche !

1 vote

blablablaetblablabli

19H08 21/11/2008

Fraiche est président de l’agloo, quoi qu’on dise il a fait beaucoup la ville ,les ghettos ne sont plus ,à part un tout petit qui reste ,sinon dans l’ensemble il a fait un bon boulot.

5 vote(s)

DBL8 | Retraité

20H03 21/11/2008

Tous les habitants ont été relogés dans le même quartier ?
Car c’est de ça qu’il s’agit, rester dans le quartier !

Trop de municipalité sous couvert de rénover les quartiers mette dehors des habitants indésirables, et la promesse de relogement ce fait plus loin, très loin …

1 vote

Clem | sous nicotine malgré tout

16H59 21/11/2008

très bonne émission de Là bas si j’y suis sur le sujet
elle date de 2006 mais elle est toujours juste

on peut la réécouter à cette adresse
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=984

6 vote(s)

_bulle_ | contemplative

23H00 21/11/2008

merci Clem pour ce lien !

0 vote

vangaet | de bonne humeur

16H59 21/11/2008

Je trouve que cet article décrit très bien l’évolution de l’urbanisme au centre de Marseille ces dernières années.

4 vote(s)

Ermite | Consultant IT

17H59 21/11/2008

A propos… que devient Atemi exactement ?
Et à partir de là, que deviennent les différents projets de rénovation que cette société a pris en charge ?

(Atemi… et pourquoi pas « Mawashi Geri » comme nom de société pendant qu’on y est ??? :-) )

0 vote

Rémi Leroux | Rue89

18H00 21/11/2008

Ce sera difficile de répondre avec exactitude. Sur le volet commercial, Atemi a normalement présenté au Mapic de Cannes ces jours-ci un gros volet de sa stratégie commerciale sur le rue de la République. Je crois que cela concernait plus de 200 commerces.

Pour le volet logement, les dernières nouvelles portaient sur la mise en vente de 124 appartements à destination des bailleurs sociaux. J'en avais parlé ici.

On ne sait par contre pas grande chose de la situation financière de la société ni des effets réels de la crise et de la faillite de Lehman Brothers. Côté communication, on assure que tout va bien. Mais lorsqu'on voit la situation des deux tours de Coeur Défense à Paris (Atemi + le fonds géré par Lehman Brothers), on est en effectivement en droit de se poser quelques questions...

2 vote(s)

Phil2922 | Retraite invalidité

18H18 21/11/2008

Bientôt encore plus de bidonvilles à la périphérie des grandes villes. Qui va bien pouvoir remplacer l’Abbé Pierre cet hiver…?!

http://phil195829.overblog.com

4 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

18H48 21/11/2008

Y A PLUS DE PLACE POUR LES immigres !
« population fragiles » on sait ce que ca veut dire !

encore un neologisme pour ne pas dire la realite des faits, et inventer des mots, on aime bien ca dans une certaine presse encore, exemple : population fragiles, jeunes pour ne pas dire « immigres ou d’origine, delinquants », « sans papiers » pour pas dire clandestins, etc, etc, minorité visible, vivre ensemble etc etc !

**** C’EST CLAiR ET NET !il vaut mieux qu’ils partent d’eux memes, je pense qu’ils l’ont bien compris, car sinon, ils vont se retrouver dans le desert lybien sinon! notre president, sarkozy, a fait ami ami avec kadhafi, et kadhafi sait s’occuper des immigres clandestins croyez moi a coup de triques minimum dans son pays, et il est ok pour en prendre d’autres dans d’autres pays que le sien!

c’est fini le relachement en france desormais les francais de souche ont le droit de vivre dans leur pays sereinement ! AUSSI !

15 vote(s)

anachronix

18H43 21/11/2008

je crains la meme chose pour un quartier de ma ville vannes detenu par UMP Goulard

2 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

18H49 21/11/2008

remercie le, tu pourras vivre en paix alors !

13 vote(s)

dommarco | travailleur

19H17 21/11/2008

La photo qui illustre l’article est celle d’une boulangerie qui à fermé il y a un an l’on y mangeait les croissants les meilleurs et les moins chers du quartier, La patronne était une femme très généreuse, vraiment très gentille. Ils se sont battus jusqu’au bout, on leur a pas fait de cadeaux.
Cette rue je la connais, ce quartier aussi. La nuit dernière on a tagué des slogans anti urbaniste sur les grands panneaux de pub de ANF, la veille ils avaient été tachés par des jets de peinture rouge.
Tous les rideaux sont baissés, les grandes marques qui se sont établies au début de la rue n’attirent aucun client, c’est le désert. On ne s’attaque pas seulement au familles pauvres mais aux vieux en leur faisant peur; évidement la police ne se déplace jamais sur un appel à l’aide comme si les derniers habitants n’en valaient pas la peine. On peut se faire braquer dans les halls d’escalier.
Il faut croire que la rénovation va prendre beaucoup de temps et le remplissage du vide, n’est pas prévu pour demain. celà veut dire qu’il y a beaucoup d’argent derrière tout ça, mais que le but ultime c’est un profit brut et non la rénovation d’un quartier.
Curieusement, il n’y as pas beaucoup d’immigrés, la plupart sont naturalisés, n’en déplaise au relachements des sphincters de « vive nicolas princen », pour cause de nervossité excessive, je présume, et pas mal de français de souche d’origines modestes.
Euromediterranée est une machine a broyer le tissus social, la problèmatique est strictement financière, elle se déroule dans le mépris le plus total et la logique la plus absurde.

10 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

19H36 21/11/2008

Curieusement, il n’y as pas beaucoup d’immigrés, la plupart sont naturalisés

ha ben si ils sont naturalisés alors!! ca empeche qu’ils puissent faire du proselytisme islamique non? et/ou qu’ils ne devinnent des racailles ? si ils sont naturalises alors !:)pour mon « relachement de sphincter » si tu as pas mangé, je peux t’offrir quelques truffes ..!qui combleront ton estomac d’alter mondialiste pro sans papiers pour le coup tu en auras pas besoin de papiers ! :-)

13 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H26 21/11/2008

n’importe quoi….

du bla bla et des façades crasseuses ….

je ne vois pas ça chez moi ….

Des façades qui méritent un bon coup de Karcher avant le ravalement….

cqfd

9 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H22 21/11/2008

En finir avec ces taudis…

Quelle honte pour la ville de Marseille de voir ça en centre ville ….
incroyable mais vrai….

Critiquer les fonds de pension, c’est facile mais quand on ne sait pas faire mieux, on se la ferme …

Au fait, pourquoi les gens aisés devraient être obligés de vivre en compagnie des plus pauvres???!!!!!

Ces fonds de pension qui investissent, doivent faire du bénéfice comme toute entreprise…
Sinon, il faut faire comme eux ou mieux ….
Mais pour cela il n’y a eu personne …

Grâce aux nouveaux venus… des gens assez riches et sympas, des gens sans problème, les façades auront une
autre allure , et la ville touchera des impôts locaux et non pas avec des logements sociaux …

Pour le social, c’est la spécialité des villes de gauche …
Que doivent penser les touristes étrangers en voyant ces horreurs…

Cette vente à la découpe est une aubaine pour Marseille qui a besoin surtout d’être occupée par la France qui se lève tôt …..

Je ne savais que certains endroits au centre ville de Marseille pouvaient être aussi vilains…

P.S. au fait , la construction de l’incinérateur … où est ce que c’en est ???!!!!

un magnifique projet citoyen…. comme à Bègles chez Mamère (33)…

hein ??!!!

16 vote(s)

blablablaetblablabli

19H23 21/11/2008

Décidement, je comprend pourquoi vous ètes célibataire, vous devez ètre invivable vous,pas possible ça.

5 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H27 21/11/2008

bla bla ….

alors … on râle ???!!!!

creusez vous les méninges au lieu d’écrire des idioties….
cqfd

8 vote(s)

blablablaetblablabli

19H36 21/11/2008

Alors là vous ,la méchante langue ,l’autre crétin de princen ,je préfére meme pas relever, c’est simple j’évite au maximum de vous lire,ha oui j’ai oublié le célibataire endurcie.C’est pas possible comment faites vous pour ètre aussi cons?

1 vote

Ouko | Célibataire

19H45 21/11/2008

réponse à bla bla ….

on écrit le célibataire endurci … i …..

vous me trouvez con???!!!!!
bravo …
j’adore qu’on me traite de con ….
mais je trouve le mot un peu faible même ….

réflechissez .. vous pouvez faire mieux encore , plus fort ….

arrivederci linguaccia …

5 vote(s)

vinz13 | Etudiant à Marseille

19H25 21/11/2008

Peut être, dans 20 ans, quand on reviendra au Panier, ou à Noaille, on se dira : « C’est beau et propre maintenant, mais, je sais pas, c’est pas comme avant, un peu comme si l’âme de la ville c’était envolée ». Il n’y aura plus de vieil arabes, le dos courbé par le labeur, de mamas aux vêtements colorés. Plus de linge aux fenêtre, les gens dans la rue ne parleront plus avec l’accent marseillais, mais avec un accent neutre, sans origine. Les seules langues exotiques que l’on entendra seront l’anglais, l’allemand peut être un peu. Le chinois aussi sans doute. Plus d’arabe, de kabyle, de comorien. Dans les rues commerçante ou dans les centre commerciaux (qui fleurissent au 4 coins de la ville, les terrasses du ports, celui de la Capelette…), on pourra s’acheter des livres à la FNAC ou à Virgin, des vêtements à Celio, Zara, H&M ou pour les plus fortunés Prada ou Louis Vuitton…, des chaussures chez France Arno ou Footlooker…les mêmes livres, les mêmes vêtements, les mêmes chaussures qu’à Paris, Lyon ou toutes les autres villes du mondes. On ira voir l’OM assis sagement sur nos sièges, si on a les moyens d’acheter des places. Sinon ce sera dans un bar décoré façon D(ébile) é c(onne) ou philipp Starck, ou tout autre gourou du prêt à décoré. Les gens seront beaux, propres et gentils. Des touristes, des profs, des cadres, des retraités. On se dira que notre ville ressemble au mieux à un jolie vase bien creux avec de jolies fleurs artificielles, au pire à une pute de luxe, aguicheuse, prête a te faire cracher ton fric (consomme mon lapin consomme) pour te laisser encore plus frustré que tu ne l’était avant. On regrettera le temps ou les cagoles riaient forts, on regrettera le petit épicier, le petit primeur de quartier que remplaceront toutes ces enseignes rutilantes. On se la raconteras avec le Panier, on en fera un mythe, qu’on évoquera quelquefois, avec nos petits enfants, sans bien savoir, finalement de quoi on parle.
Il y’a 20 ans, et mêmes plus, on bâtissait des HLM immondes gigantesque et inhumains. A ceux qui s’en offusquait, on répondait que c’était ça la modernité et le progrès. Aujourd’hui c’est pareil, on nous vends l’installation d’un nouveau magasin H&M ou de n’importe qu’elle ersatz merdique de l’uniformisation marchande comme le summum de la modernité, un signe du « progrès » de Marseille. On s’enthousiasme, on s’extasie, on se congratule, on exulte on se monte le chibre.

Moi de cette modernité là je n’en veux pas. Je veux que Marseille reste Marseille, parce quand elle deviendra à son tour, un non-lieu de la mondialisation, un quartier anonyme du village global, quand le capitalisme auras réussi à faire de Marseille ce que révait d’en faire les nazis, alors comme mes grands-parents, je serai un déraciné. Comme eux, je n’aurai plus de chez moi.
Mais moi, je n’aurai même plus l’espoir de jamais en retrouver un…

7 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

20H01 21/11/2008

va voir un pretre EXORCISTE !

Je veux que Marseille reste Marseille, parce quand elle deviendra à son tour, un non-lieu de la mondialisation, un quartier anonyme du village global, quand le capitalisme auras réussi à faire de Marseille ce que révait d’en faire les nazis, alors comme mes grands-parents, je serai un déraciné. Comme eux, je n’aurai plus de chez moi.
Mais moi, je n’aurai même plus l’espoir de jamais en retrouver un…

4 vote(s)

blablablaetblablabli

19H29 21/11/2008

Princen vous en faite un beau de français de souche vous ,franchement vous n’avez rien d’autre à faire que de raconter des salades.Faite gaffe le président Sarkozy vous surveille de trés trés prés à vous alors méfi.

5 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H40 21/11/2008

réponse à bla bla …

des beaux français de souche , soit …

mais aussi des belles touristes italiennes ressemblant à la signora Carfania, ministre de la culture du gouvernement Silvio il bellissimo….

Marseille devrait ressembler à Firenze ….
non ???!!!!

affaire à suivre…
arrivederci

4 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H33 21/11/2008

réponse à vinz 13….

si Marseille ressemblait à Monaco, cela serait sympa et donnerait envie d’y faire un tour……

non ??!!!!

Alors les Marseillais , réveillez vous , et exigez le meilleur ….

cqfd

5 vote(s)

vinz13 | Etudiant à Marseille

19H36 21/11/2008

Si Marseille ressemblait à Monaco ? Attends rassures moi, c’est de l’ironie

3 vote(s)

Ouko | Célibataire

19H39 21/11/2008

réponse à Vinz13….

non, j’avais oublié St Trop … là où il y a l’adorable Brigitte ….

endroit magique …..

5 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

20H03 21/11/2008

etudiant ! »»retournes a tes etudes !!

*** ne parles pas des nazis tu n’en sais rien, que ce que tuas lu dans des livres, tu n’etais pas né a cette periode, alors tais toi !, et d’ailleurs tu te declares italien? l’ italie etait avec hitler, tu ne peux l’ignorer ? et puis tu oublies qu’en ce moment les facistes avec la ligue du nord regnent en italie !

3 vote(s)

vinz13 | Etudiant à Marseille

20H29 21/11/2008

Oui et c’est pour ça que Marseille c’est « chez moi ». J’ai dit que mes Grands-Parents ETAIENT Italiens et que mon père l’étaient aussi. Tous ont acquis la nationalité Française. Je suis Français et Marseillais, heureux d’habiter cette ville qui accueille le monde comme nulle autre. Quand me suis-je déclaré Italien ?

2 vote(s)

vinz13 | Etudiant à Marseille

19H55 21/11/2008

Mon Dieu, qu’il ferait bon sur la terre des hommes
Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne :
La race des gens du terroir, la race des gens du cru.
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards,
Preuve peut-être bien de votre inexistence :
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.

4 vote(s)

Le requin rouge

20H01 21/11/2008

Si on n’a pas vécu dans une citée dite « sensible », alors on ne peut pas se rendre compte à quel point les habitants sont traités comme du bétail en temps normal.
Alors vous imaginez qu’avec tous ces projets de « nettoyage », le bétail est programmé pour l’abattoir!

2 vote(s)

vive nicolas princen | PARIS

20H07 21/11/2008

l’abattoir est fait sur des gens vicitimes depuis 30a en france, de ces racailles, comme ce pere de famille qu’on a tué car il prenait en photo un reverbere !

4 vote(s)

unagi | 

20H44 21/11/2008

au fait j’ai signalé ton post précédent, comme Marseille la Rue a ses déchets.

2 vote(s)

anini | enseignante

20H41 21/11/2008

Oh la la , ce soir rue 89 est envahi par l’extrème droite !…..

2 vote(s)

vinz13 | Etudiant à Marseille

20H57 21/11/2008

C’est Marseille 89 qu’est envahit par l’extrême droite. Et pis alors ceux-là ils sont pas tendre

2 vote(s)

_bulle_ | contemplative

23H03 21/11/2008

oui Anini !
ça pue !
et ça colle la nausée …

0 vote

Anna M | Kanata

21H23 21/11/2008

Marseille n’est déjà plus Marseille. J’en suis partie en 2001, pour le grand saut outre-atlantique, je suis revenue cet été, en Juin, pour quelques semaines. Je n’ai plus reconnu ma ville. Marseille m’est devenue étrangère, défigurée, méconnaissable.
Oui il fallait des travaux de rénovation, oui il fallait ravaler certains quartiers, mais en concertation avec la population. Et en respectant ce qui différenciait encore cette ville des autres : un centre populaire, animé, et non pas livré aux bureaux, aux banques, à toutes ces officines qui vous transforment le coeur d’une ville en un lieu déshumanisé.
Trop de marchands de sommeil profiteurs à Belsunce, trop d’appartements insalubres à Noailles, trop de propriétaires abusifs dans ces quartiers. Oui, il fallait refaire une beauté à Marseille. Mais pas ça ! Est marseillaise toute personne qui y vit, quelle que soit son origine et/ou sa situation. Or, on a enlevé Marseille aux marseillais.
Marseille a déjà perdu son âme, tous ces quartiers comme autant de villages. Reste une rue de la République hideuse, désincarnée, vidée de ses habitants qu’on a contraint au départ. Pour aller ou ? S’entasser dans des HLM à la périphérie de la ville ?
L’existence n’était déjà pas facile pour tout le monde à Marseille, mais maintenant…
Ciao Marseille, ce n’est pas demain la veille que je reviendrai !

PS/ Comme Clem, je vous invite à écouter l’émission de Mermet sur Marseille. Un vrai scandale, en plus d’être un désastre.

3 vote(s)

PATRICEMARS

23H04 21/11/2008

Je suis revenu, il y a peu dans la rue de la république, c’est lugubre . les anciens habitants sont partis en nombre, mais pas tous . Une ancienne identité ou visage disparaît, sans qu’une nouvelle apparaisse vraiement .
Si, j’avais du pognon je ne viendrais certainement pas dans le coin . Trop triste , plus de commerces de proximité ! Quel gâchis , Pour le moment .

A toutes choses , il faut raison garder . On ne peut pas être contre la rénovation urbaine ; faut-il encore la conduire intelligemment et qu’elle ne devienne pas le terrain de chasse des spéculateurs sans scrupule .

Le projet municipal de construire un grand pôle tertiaire, n’est pas une mauvaise idée, fallait-il encore le faire en conservant l’esprit des lieux .
Il est normal qu’il y est plus de gens aisées et éduquées dans l’hyper centre d’une grande métropole, mais toutes les couches sociales doivent aussi etre présentes . Faire évoluer sans bouleverser .

Une préoccupation demeure tragiquement abscente : La valorisation esthétique des lieux . Et le devellopement durable ? Une efficacité energétique ambitieuse es-elle demandée aux constructeurs ?
Recherche t-on une cohérence suffisante de tout le tissu urbain ?

1 vote

netchou | assis devant le clavier,m'sieur le commi...

23H25 21/11/2008

Je ne souhaite qu’une chose;que la crise freine les ardeurs de ces destroyeurs d’âmes que sont ces promoteurs sans scrupules.Le centre ville de Marseille,je l’ai toujours fréquenté,petits restos pas chers et épiceries UNIQUES en leur genre qui fournissent des produits qui te font voyager autour de la planète.Qu’il y ait de la délinquance,soit,mais elle ne s’arrête pas qu’au centre!Et puis l’autre était sensé karchérisé les gens mal intentionnés…De toute façon les Marseillais sont en train de s’apercevoir des abbérations du projet de réhabilitation menés par gaudin,un centre ville impraticable à certaines heures et particulièrement la Canebière.Ou de toute manière il est préférable de se ballader à pieds.

0 vote

anini | enseignante

23H30 21/11/2008

Certains coins comme la Madrague et les Goudes qui étaient les endroits où fleurissaient les petits cabanons et où les marseillais venaient prendre le frais au bord de l’eau sont devenus les nouveaux coins bobo des parisiens et de ce fait n’appartiendront bientôt plus qu’à ces derniers !
Aucun jeune du coin ne pourra les racheter ! (Marius et les autres peuvent aller se rhabiller )

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00:07 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | | Tags : padd, marseilles | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

04/11/2008

Penser Sète durablement

L'analyse du PADD par "Entre mer et étangs, Sète environnement" est autrement plus percutente que les poncifs servis sur le même sujet par Sete.fr

A vos clics pour comparer, quand le Sete.fr s'ouvre, allez page 28 pour lire l'article !

 

Source : "Entre mer et étangs, Sète environnement" http://entremeretetangs-seteenvironne.midiblogs.com/archive/2008/11/05/le-padd.html

 

PADD : Plan d'Aménagement et du Développement Durable

Dans le projet du PADD (Plan d'Aménagement et du Développement Durable), M.Commeihnes, afin de toucher une plus grosse dotation de l'état et engranger plus de fiscalité, s'est fixé comme challenge de gagner 7 000 habitants d'ici dix ans  en plaçant la commune au rang des villes de 50 000 habitant.

D'après les sources de l'INSEE, entre 1999 et 2006 le taux de croissance de la ville est de l'ordre de 2% mais contrairement aux autres communes du bassin de Thau,les nouveaux arrivants proviennent majoritairement d'autres régions que le Languedoc Roussillon et se compose en majorité de retraités.

Comment la commune va-t-elle développer sa politique de services à la personne et aux personnes âgées

  • d'équipement et de transport, d'une part, et
  • d'autre part, sachant qu'après la réalisation d'aménagement en cours ou prévu, les stocks du  fonciers seront largement consommés et les contraintes réglementaires ne permettront pas de projeter de nouvelles réalisations ?

Ce choix délibéré d'attirer des populations viellissantes, aura donc, à plus ou moins long terme, des conséquences sur les établissements scolaires du primaire et de la petite enfance, avec des fermetures de classes.

Comment aussi, attirer des populations jeunes, si en plus, la commune fait partir le peu d’industries, même polluantes, de son territoire ? La plaisance et le tourisme suffiront-ils à inverser cette tendance ? 

Si le projet est ambitieux beaucoup de questions nous interpellent notamment :

1) Sur la question de l'assainissement et du traitement des eaux usées,  compétence de la Communauté d'Agglomération :

Comment la commune va t-elle pouvoir faire face à la question de l'assainissement et au traitement des eaux usées? Sachant déjà,que sur les bases du taux de croissance de la population actuelle, la station d'épuration des eaux blanches où sont raccordées les communes de Sète, Frontignan la Peyrade, Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux et Gigean serad'ici 2012 sous-dimensionné.

2) Sur le traitement des Déchets,  également compétence de la Communauté d'agglomération :

En 2007, la population permanente et touristique de Thau Agglo a produit 48 000 tonnes de déchets. L'usine d'incinération, composée d'un seul four, ne peut accueillir que 42 000 tonnes/an; c'est 6 000 tonnes de déchets qui ont été exporté en région PACA contrairement au code de l'environnement, loi sur les déchets.

Une augmentation conséquente de population entrainera donc un surplus de déchets que l'incinérateur ne pourra traiter. Quelle solution, doublement du four ? Exportation illégale et coûteuse ?

Comment peux-t-on ainsi parler de "projet d'aménagement et de développement durablequi va engager et endetter la commune sur 20 ans, si ces questions ne sont pas mûrement pensées. 

Le projet de la municipalité nous engage tous devrait être discuté avec tous les acteurs concernés et tous les citoyens.

 

23:59 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | | Tags : padd, sete, 50000 habitants | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |