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01/10/2011

PRI Ile Sud - Plan de restauration immobilière : l’inquiétude grandit rue Carnot

Le dossier de restauration immobilière du “35 r Lazare CARNOT”  est un des plus complexes, que la Ville de Sète devra traiter sur le plan humain.

En ayant pleinement le droit de préempter, exproprier ou procéder à des évictions, et expulser, la Ville a tous les outils en main pour arriver à ses fins. Tout un éventail de choix s’offrent à elle :
- permettre une restauration à la papa, en offrant beaucoup de facilités aux propriétaires de bonne foi (nous insistons sur la bonne foi) pour conserver leur bien, l’améliorer, ou le céder dans de bonnes conditions 
- ou à l’autre extrême, aller vers une restauration plus musclée que tout le monde appréhende et qui va permettre à un promoteur de  récupérer à un prix attractif l’essentiel des 800 m² de restauration et de réaliser une bonne opération en revendant les lots totalement restructurés à de petits investisseurs attirés par la pression démographique qui s’exerce sur Sète et la région.

De l’autre côté de la barrière, les copropriétaires “historiques” (hors SA ELIT) sont des personnes fragiles. La plupart d’entre eux ont toujours vécu dans cet immeuble. Ils ont contribué en dépit de l’exode massif vers le “Château Vert” qui a attiré tous ceux qui soufraient déjà de la vétusté de leur logement - à faire que cette rue ne soit pas totalement abandonné, par sa population d’origine.
Peu rompus à l’accélération du monde moderne, ils s'éternisent sur les difficultés passées imputables à l'aménageur, la SA ELIT, et à leur syndic; ils anticipent plus facilement sur les difficultés à venir possibles que sur les solutions qui pourraient les aider à mieux s'en sortir, c'est à dire estimer leur patrimoine de façon réaliste - en vue d’investir ou d’en tirer une valeur - au plus juste juste, qu’ils aient ou non les moyens suffisants pour faire les travaux imposés, en restant dans le cadre strict de la loi.
A leur décharge, ils ont chacun à affronter des situations  délicates autant que différentes. Comme on est loin du concept de copropriété à problème où les gens se chamaillent ou sont bloqués par l’attitude d’un copropriétaire, on est en droit d’attendre que la Ville les aident à franchir les étapes difficiles de façon plus évidente que cela n’a été fait jusqu’à présent.

En effet, la SA ELIT dans son rôle d’aménageur, qui peut rafler un maximum à la fin en faisant porter le chapeau aux copropriétaires, a du mal à imaginer qu’elle peut apporter un concours suffisant pour que ces personnes sortent des fausses solutions qu’elles espèrent sans les nommer. La Ville serait bien inspirée d’exhorter son aménageur à être plus didactique et serviable sur ce point.

En ce qui nous concerne, CETTE Evolution recommande à toutes les copropriétés touchés par une DUP de travaux obligatoires et à leur Conseil Syndical , de jouer pleinement leur rôle de décideur et de ne pas laisser la SA ELIT, leur Syndic, ou leur Architecte, les embarquer sur des solutions qui dépassent leur agrément ou les exigences de la DUP, qui conduirait ces derniers, de fait, à décider à leur place  :

  1. de s’assurer qu’il n’existe aucune divergence de vue entre copropriétaires sur leur règlement de copropriété. En cas de désaccord important notamment sur le financement des travaux des communs, les copropriétaires les plus diligents doivent exiger le recours à un expert ou un juge pour régler les points de litiges
  2. de choisir un syndic – si ce n’est déjà le cas - dont ils pourront mesurer la capacité à les guider dans leurs droits et leurs démarches pendant la DUP, et à permette aussi bien à la copropriété qu’à chacun des copropriétaires, de prendre des décisions réalistes en leur présentant à chaque étape, un lot complet d’alternatives répondant à leurs besoins 
  3. de rechercher et sélectionner, le plus rapidement possible, un homme de l’art, architecte ou un bureau d’étude, en demandant des devis sur une pré-étude et une estimation des travaux correspondant strictement aux exigences de la DUP telle qu’elle a été voté par le Conseil Municipal. Le coût de cette pré-étude, relativement modeste et accessible à toute Copropriété, permettra d’estimer sérieusement le coût des travaux réels, chose que ne permet pas de faire le barème standard appliqué par la SA ELIT évoqué en fin d’article.
  4. de s’imposer et d’exiger des échanges écrits, rédigés dans un langage compréhensible par tous, et totalement explicites de façon à éliminer tout non dits

Si ces pré-requis ne sont pas réalisés, la Copropriété et les copropriétaires, ne se donnent aucune chance  pour pouvoir

  • négocier correctement les cessions de bien qu’ils envisageraient
  • ou piloter convenablement leur projet de rénovation, en particulier pouvoir rechercher puis rentrer dans le détail des aides réelles consenties par les pouvoir public, et voir parallèlement comment étaler les travaux sur une période de temps la plus large possible pour lisser les efforts de financement.

Les Copropriétés qui s'avèreraient incapables de prendre leurs responsabilités  en suivant ces recommandations, ne pourront se plaindre par la suite que la SA ELIT prenne par défaut la responsabilité complète de la restauration et de son pilotage.

MIDI LIBRE  29/09/2011, 16 h 35 | Mis à jour le 29/09/2011, 16 h 58

2 réactions

Claude Jouelle est l'une des habitantes d'un immeuble insalubre rue Lazare-Carnot.

Claude Jouenne est l'une des habitantes d'un immeuble insalubre rue Lazare-Carnot.
(PATRICE CASTAN)

Frappé par une Déclaration d’utilité publique depuis 2005, le n°35 de la rue Lazare-Carnot devra impérativement être rénové. Dans le cadre du Plan de restauration immobilière, la SA Elit  (Société d'équipement du littoral de Thau) doit orchestrer cette rénovation, et veiller notamment à ce que chaque co propriétaire verse sa quote-part de travaux qui seront très lourds.

Or, la majorité des résidents du “35” n’ont pas des revenus leur permettant de faire face à un investissement pouvant se monter, pour chacun, à plusieurs dizaines de milliers d’euro. Et pour autant, aucun des propriétaires occupants, parfois très âgés, n’envisage de quitter l’immeuble un jour.

La SA Elit assure que des aides seront accordées, que les travaux sont incontournables et qu’elle n’a pas l’intention de tyraniser les résidents.

Il faudra bien, pourtant, avancer... Plus d’informations demain dans votre édition locale.

Glossaire :

Déclaration d’utilité publique de travaux (DUP) :
Une procédure administrative qui dans le cadre d’une opération d’aménagement permet à la Ville d’obliger les propriétaires privés à entreprendre des travaux fixées par elle, en les expropriant au besoin.
En outre, de façon à attirer des investisseurs en leur permettant de bénéficier d’une fiscalité avantageuse,  la loi Malraux par exemple, l’essentiel de la Ville de Sète a été classé en
ZPPAUP. Il en en résulte que tous les travaux dans cette ZPPAUP passent par l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France, alourdissant ainsi la facture pour tout les propriétaires alors que l’intérêt fiscal pour les gros investisseurs n’est plus que virtuel.

 

Au 35 rue Carnot, le PRI hante les nuits des résidents

MIDI LIBRE 30/09/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 30/09/2011, 11 h 36
PATRICE CASTAN

8 réactions

Au 35 : 2 logements à la SA Elit, 3 locataires, 5 proprios occupants, dont C. Jouenne.

Au 35 : 2 logements à la SA Elit, 3 locataires, 5 proprios occupants, dont C. Jouenne. (© D.R)

Claude Jouenne a 66 ans. Et, en 2004, elle a investi 83 000 € dans un petit appartement de la rue Carnot, au cœur du quartier Quatre-ponts à Sète.
45 m2 en bon état, avec climatisation, mezzanine et terrasse. Tranquille. D’autant plus tranquille qu’autour, "la SA Elit grignote, rachète des logements pour rénovation dans le cadre du PRI. Du coup, il y a beaucoup moins de voisins." Sauf que le Plan de restauration immobilière qui avance dans l’objectif de "lutter contre l’habitat indigne" a, aussi, “frappé” à sa porte. Dès 2005, avec une première Déclaration d’utilité publique, renouvelée dernièrement, pour 5 ans, le temps que le projet de rénovation aboutisse.

Il faut dire que si l’appartement de Claude Jouenne est plus que décent, ce n’est pas le cas des parties communes du 35, rue Carnot, ainsi que de certains logements qui n’ont pas connu de rénovation en bonne et due forme depuis un demi-siècle. C’est de cela que l’on a parlé en juin, en réunion de copropriété, avec, à la table, des représentants de la SA Elit, qui s’est rendue propriétaire de deux logements.

Car pour mettre en musique la rénovation des lieux, la société d’économie mixte doit s’assurer que chaque copropriétaire (ils sont une dizaine) paiera sa quote-part. Et c’est bien là que le bât blesse. Car si Claude Jouenne est disposée à investir dans la rénovation d’un immeuble qu’elle ne compte pas quitter, d’autres copropriétaires, "âgés de plus 80 ans et qui ont de petites retraites", se voient mal engager de lourdes sommes. Et encore moins quitter une adresse où ils résident depuis parfois 50 ans.

Mais de quelles sommes est-il question, justement, pour chaque copropriétaire ? Difficile de savoir. Claude Jouenne pense que "ce sera certainement plus de 15 000 €".

Isabelle Giordano dont la mère, Manuela Mirales, 88 ans et 320 € de retraite, est propriétaire au 35, estime que ce sera bien au-delà. Et s’inquiète de la "vision globale" de la SA Elit : "Nous avions déposé un projet de rénovation de la terrasse. Il y a 3 ans, nous avions même trouvé une entreprise et provisionné l’argent. Mais là où lui nous demandait 15 000 €, la refaire “à l’ancienne” comme le veut l’architecte des Bâtiments de France et la SA Elit, revient à 37 000 € ! Pour le tout, à mon avis, ce sera 70 000 €... chacun !"

Sera-t-il possible d’envisager une rénovation a minima puis de progresser par palier, de façon à ce que chaque copropriétaire puisse suivre ? Rien n’est moins sûr. Pour autant, la SA Elit devra mener à bien la rénovation du “35”.

Quant à la perspective de vendre à l’aménageur à défaut de pouvoir financer, il faudrait apparemment le faire "à un prix ridicule : on nous parle de 700 € le mètre, assure Isabelle Giordano.

C’est vrai, l’immeuble est en mauvais état. Mais vous savez, ici, ce n’étaient que des pêcheurs et des ouvriers. Ils n’avaient pas de moyens et un syndic laxiste. Ce sont des gens qui ne sont jamais allés au resto, ou en vacances. Ces appartements, c’est tout ce qu’ils ont. Et il faudrait les mettre dehors ?"

Depuis quelques mois, Au 35 de la rue Carnot, les mamies sétoises s’enferment à double tour dès qu’elles entendent parler de PRI.

20/05/2010

Revue de Presse – Conseil Municipal du 18 Mai 2010

Midi Libre SETE Édition du jeudi 20 mai 2010

Conseil Municipal - Des chiffres, encore des chiffres et une lettre

Des chiffres, encore des chiffres et une lettre

Photo V.A.

Quarante-sept points à l'ordre du jour du conseil municipal de mercredi soir salle Brassens. Pendant quatre heures et demi, la majorité a voté comme un seul homme sans se poser de questions, l'opposition s'est opposée avec une belle régularité, et le public s'est ennuyé. Ferme.

Et ce n'est pas la présentation du compte administratif 2009 par le premier adjoint Antoine de Rinaldo qui a réveillé l'assemblée. Des chiffres avec virgule énoncées pendant deux heures pour aboutir à cette conclusion : un excédent de 8,6 M€ en fonctionnement, un besoin de financement de 4,5 M€ en investissement.


Après avoir digéré ce passage obligé de la vie démocratique, l'opposition s'est inquiétée d'une augmentation de la dette : + 20 % depuis 2001. Quoi d'autre ?

  • Une nouvelle polémique sur le festival Voix Vives (lire ci-dessous), les interrogations de Véronique Calueba-Rissolo sur le festival Worldwideun tourneur sans accroche locale »),
  • une joute verbale (sur roulettes) entre le maire et Janine Léger à propos de l'Alae (Accueil de loisirs associés à l'école)
  • ou encore une fausse note de Marion Devineau sur la surveillance des plages : « Si ça c'est si bien passé l'an dernier avec la fédération de secourisme, pourquoi avoir écrit aux pompiers pour leur demander de reprendre du service ? » « Je n'ai jamais écrit aux pompiers pour une telle demande », a répondu François Commeinhes. Marion Devineau a reconnu la méprise et s'est replongée dans ses dossiers.

L'élue avait été plus percutante au sujet de la SA Elit en dénonçant la multiplication des DUP (déclaration d'utilité publique), « un outil coercitif qui menace les habitants d'expropriation ».

Jacques Montagard a enfoncé le clou : « Nous sommes évidemment favorables à la réhabilitation de ces quartiers mais rien n'est fait ni n'est dit sur la question sociale. »

Pas de quoi émouvoir Emile Anfosso, l'adjoint à l'urbanisme : « Je n'ai eu connaissance que de cinq dossiers difficiles. Et je suis prêt à recevoir tous ceux qui sont mécontents ou inquiets. » Ça risque de lui prendre un peu de temps.

F.D.

VOS REACTIONS

20/05/2010 à 10h26 | combattante

Quel beau combat contre ce mégalomane de service, Marion Devineau a bien défendu, ses dossiers bien analysés, la population sétoise sur des points très sombres que l'on veut nous faire avaler. le maire n'est pas sorti gagnant de ces échanges de paroles surtout au sujet du PPRN. (plan de prévention des risques naturels)....ou il s'est embourbé dans des explications hasardeuses !!!!

 

Compte rendu de tous pour Sète

Mercredi 26 mai

http://www.touspoursete.fr/spip.php?article464

47 questions à l’ordre du jour…

Et finalement, comme d’habitude, aucun vrai débat : pour la majorité, la messe est dite avant qu’elle ne commence !

Le Maire, avant l’ouverture de la séance du Conseil a tenté d’ouvrir une polémique en faisant publiquement état d’une correspondance privée adressée à un Conseiller Tous pour Sète, correspondance qui, elle même, se référait à certains propos rapportés, propos tenus eux-mêmes dans le cadre d’une discussion privée. En vain. Mais que dire de la manœuvre ? Quelle moralité !

Entrant dans le vif du sujet, Sébastien ANDRAL a, une fois de plus, pointé les défauts structurels et récurrents du budget de la Ville (frais de personnels en constante augmentation malgré les transferts de compétences et d’agents à l’Agglo et le blocage des salaires des fonctionnaires territoriaux, déficits chroniques de certains services, celui des transports notamment, recours spontané à l’emprunt,...)

Le budget de l’eau a, une fois de plus, amené les élus d’opposition, non : de proposition !, à mettre en cause la délégation du service public et la gestion du fermier, VEOLIA, complaisamment tolérée par la majorité, aux frais des Sétoises et des Sétois >o<-. Tant de villes reprennent la gestion de l’eau en régie directe, pourquoi pas Sète ?

En matière d’urbanisme, le Maire s’entête, contre vents et marées. Le mépris des besoins sociaux et des habitants touchés par les opérations de rénovation immobilière (on ne reloge pas : on chasse) est toujours sa ligne de conduite, mise en application par M. ANFOSSO. Jacques MONTAGARD est encore monté au créneau (Île Sud -o-, quai des Moulins -o-, entrée Ouest -o-.

Le Maire a demandé au Conseil d’entériner le choix de transférer, en l’éloignant de la ville, la caserne des pompiers. Nous pensons que cette décision n’est pas bonne pour la qualité et la rapidité des interventions de secours tant sur la ville que sur le port ou les zones industrielles -o-. Mais peut-être a-t-il d’autres projets pour l’actuel terrain de la caserne ?

Et voici le temps des festivités.....

Le dernier week-end du mois de mai sera consacré aux activités nautiques. "Escale à Sète - Fête des traditions maritimes" permettra la mise en valeur de différents acteurs du nautisme dans notre cadre qui leur est indéniablement dédié. Mais un "truc bling bling" vient s’y greffer et Véronique CALUEBA-RIZZOLO pose quelques questions... -o-

Au mois de juillet, entre "Jazz à Sète" et "Fiest’à Sète", va s’insinuer "Voies Vives".

Une convention entre l’association "Libre culture" porteuse de cette manifestation (dirigée par Mme. BILLY et sise à 34700 LE BOSC) et la Ville est proposée à l’approbation du Conseil, convention qui précise, entre autres, que (article 7) " la Ville de Sète pourra faire la publicité de la programmation du festival et des spectacles qui y sont présentés, sous forme de dépliants mais aussi d’espaces publicitaires loués dans la presse écrite ou sur les radios ".

L’association reçoit déjà une subvention de 68 000 euros.  Or le Maire vient de signer, dans le cadre de son pouvoir de décision, deux chèques, l’un de 29 900 euros pour missionner une agence de communication pour ce festival (2 avril 2010) et un autre (20 avril 2010) pour louer plusieurs logements destinés à accueillir les artistes du festival pour un total de3 851,40 euros. Les deux chèques sont prélevés sur la ligne budgétaire ... du Musée Paul Valéry. Ah bon ?

Véronique CALUEBA-RIZZOLO et les Elus Tous pour Sète s’inquiètent..... pour les finances locales. -o-

Pour avoir accès aux interventions sur les sujets abordés, cliquer sur le signe -o-  qui suit l’évocation du sujet.

Ci-dessous : une brève revue de presse

Documents joints à cet article :

Midi Libre
Hérault du Jour (budget)
Hérault du Jour (Voies Vives)

Social, connais pas ! (DUP 5 et DUP antérieures du PRI)

Nous tenons en premier lieu à rappeler combien nous sommes favorables aux interventions publiques sur le bâti ancien de la ville de Sète et particulièrement dans le périmètre de restauration immobilière.

Ce qui nous gêne dans ce bilan c’est que celui-ci n’apparaît que sous ses aspects production de nouveaux logements et financiers. Il n’est strictement rien dit de la question sociale à savoir que deviennent les habitants ne pouvant rester dans leur logement durant les travaux ?, quels sont les bénéficiaires des logements conventionnés ? Sont ils originaires du quartier ?

L’an dernier nous manifestions notre inquiétude quant au trop petit nombre de logements conventionnés. Cette année nous constatons que le nombre prévu a bien augmenté et nous en sommes satisfaits mais nous devons constater qu’il s’agit, page 6, d’un tableau provisoire Quelle certitude avons nous que les 55 nouveaux logements prévus en loyers conventionnés le seront bien et pour quels occupants ? A ce jour pouvez nous nous préciser ce qu’il en est.

Je rappelle que l’objectif de cette opération s’étendant sur la période 2003-2012 portait sur le traitement de 65 immeubles soit un potentiel estimé de 400 logements (page 5) Fin 2009, seulement 95 logements étaient en phase opérationnelle soit 25%. Cela nous semble faible pour une opération commencée en 2003

Vous mentionnez page 13 une opération de 3 logements tiroirs. Pourrions nous avoir des précisions sur cette opération ? Merci

Nous abstiendrons lors du vote de cette délibération compte tenu de l’absence de bilan social.

Intervention de Jacques MONTAGARD

05/02/2010

Midi Libre 5/02/2010 Sète – Rénovation urbaine : la ville y va-t-elle trop fort ?

La procédure de déclaration d'utilité publique N° 5 qui a été votée en décembre dernier, concerne non seulement des immeubles dégradés et insalubres ou avec des logements indécents, mais aussi des immeubles où tous les logements répondent aux normes d'habitabilité et sont décents au sens de la loi SRU

Édition du vendredi 5 février 2010

Impératifs

Le Périmètre de restauration immobilière (PRI) défini sur l’îlot sud est plus que nécessaire. Il répond, entre autres, à des impératifs de sécurité et de salubrité publique.

Lors de son lancement, le maire François Commeinhes avait d’ailleurs indiqué sa volonté d’en finir avec des « marchands de sommeil » profitant de la situation de bailleurs à petits revenus. Eux qui n’avaient pas voulu prendre le train des Opérations programmées d’amélioration de l’habitat... Ils devraient ainsi se plier aux exigences de la réhabilitation, ou céder leur bien.

Il s’agissait aussi de remplacer les logements vacants par des appartements dignes. Bref, d’améliorer le cadre de vie. Or, au fur et à mesure de l’avancée du PRI, on se rend compte que malgré des visées louables, un tel outil peut avoir ses travers. Surtout quand il invoque, pour avancer, l’utilité publique...

Utilité publique : la Ville trop gourmande ?

DR

Sète – Quatre ponts – Utilité publique : la Ville trop gourmande ?

RAPPEL : En décembre dernier, la majorité municipale votait une demande d'utilité publique (DUP) sur 45 immeubles de l'îlot sud

C'est volumineux mais franchement instructif. Une vraie mine d'or, en fait, que ce "dossier d'enquête publique". Il liste 40 des 45 immeubles pour lesquels a été demandée par les élus de la majorité une nouvelle déclaration d'utilité publique (DUP), la cinquième sur l'îlot sud, lors du conseil municipal de décembre.

Surtout si l'on s'en tient au sens premier d'une DUP : « Procédure administrative qui permet de réaliser une opération d'aménagement sur des terrains privés en les expropriant au besoin, précisément pour cause d'utilité publique. » Une qualification que l'on imagine donc toujours motivée par des raisons de vétusté, d'insalubrité, de sécurité... Et c'est bien là que le bât blesse. Car après voir épluché les 40 fiches concernant chaque bâtiment, comprenant un état des lieux et un estimatif des travaux à y réaliser, il apparaît qu'une grande partie d'entre-eux ne sont ni dégradés, ni insalubres. Ainsi, sur les 277 logements visés par la DUP n°5, 34 sont jugés en "bon état" - par les architectes de la SA Elit qui les ont visités dès 2006 -, 160 étant estimés en "état moyen", 83 étant en revanche qualifiés de dégradés ou insalubres. Mieux : sur les 40 bâtiments, 16 (pour 72 logements) ne comportent aucun logement insalubre ou dégradé qui justifierait une demande de DUP (lire également ci-dessous).

Véritable mouche du coche sur ce sujet particulièrement délicat, l'association Cette Évolution a bien sûr, la première, relevé ce qu'elle considère comme une incohérence : « On peut faire avancer un PRI (*) sans passer systématiquement par la DUP, insiste le président Jacques Vié. Une déclaration d'utilité publique donne seulement un blanc-seing, le pouvoir suprême aux autorités. » Et de demander tout bonnement que les 16 immeubles soient retirés de la DUP n° 5, « dans laquelle ils n'ont rien à faire ». Renseignements pris, il s'avèrerait également que la majorité des propriétaires des logements listés dans la DUP n°5 n'auraient pas encore été informés des prescriptions concernant leur logement (NDLR : les travaux à engager impérativement, lire ci-contre) alors qu'ils auront deux ans pour le faire (et les financer en grande partie) à partir du moment où la DUP sera acceptée.

On imagine que le commissaire enquêteur, qui avait demandé à la Ville un effort en terme de communication sur le sujet à l'issue de la dernière DUP, appréciera. Le 25 mars dernier, tout en émettant un avis favorable à la déclaration d'utilité publique présentée par la SA Elit pour un îlot de la rue Euzet, il recommandait à la Ville de « faire participer les habitants du quartier à l'avancement du projet ». Apparemment, on n'en est pas là. Photos Christophe FORTIN

Patrice CASTAN pcastan@midilibre.com

(*) Le périmètre de restauration immobilière présenté dès 2002 par François Commeinhes vise essentiellement à lutter contre l'habitat indigne.

Édition du vendredi 5 février 2010

Anfosso : « Je mets la pression sur l'aménageur »

DR

Sète -  Anfosso : « Je mets la pression sur l'aménageur »

ENTRETIEN : Émile Anfosso, adjoint au maire, est le rapporteur des questions touchant au périmètre de restauration immobilière
Comment expliquez-vous que des immeubles ne comportant aucun logement dégradé ou insalubre figurent dans la demande de déclaration d'utilité publique votée en décembre ?
La déclaration d'utilité publique (DUP) est basée sur un raisonnement par îlot. Et certes, dans ces îlots, tous les bâtiments ne sont pas dans le même état. Mais d'un autre côté je vous ferai remarquer que même dans un immeuble en bon état, on peut trouver du logement dégradé. Enfin, le commissaire enquêteur (qui devra donner son appréciation sur la demande d'utilité publique avant que le préfet ne tranche, Ndlr) pourra décider d'exclure certains bâtiments de la DUP s'il estime qu'ils sont en état...

Pour quelles raisons demande-t-on à des propriétaires de changer des fenêtres en bon état pour des considérations purement esthétiques ? Cela n'a rien à voir avec de l'insalubrité...
Les périmètres de restauration immobilière sont en effet soumis à un avis des Bâtiments de France. Et il est vrai qu'il peut être demandé à certains propriétaires de s'équiper en menuiseries bois plutôt que de garder leurs fenêtres alu ou PVC. L'architecte des Bâtiments de France doit d'ailleurs passer le 18 février. Toutefois, que les propriétaires du quartier se rassurent : il n'aura qu'un avis consultatif, et pas de conformité. Donc, le maire peut décider de passer outre cet avis.

La plupart des propriétaires et bailleurs dont les logements sont concernés par cette 5 e demande de DUP ne sont pas au courant de ce qui leur sera demandé si, d'aventure, elle est acceptée. N'y a-t-il pas là une incohérence ?
Je déplore effectivement un manque de communication entre l'aménageur (*) et les résidants du quartier. La SA Elit est installée au parc Aquatechnique, et donc pas facilement accessible. Ma volonté, à moyen terme, c'est qu'ils ouvrent une antenne au coeur de ce quartier, pour mieux expliquer ce qu'ils font. Je serai particulièrement vigilant pour que désormais, la communication suive. Un PRI, doublé d'une DUP, c'est très complexe, il faut l'expliquer aux riverains et je mets actuellement la pression sur la SA Elit pour pallier cette carence.

* La société d'économie mixte SA Elit a été chargée par la Ville de coordonner le PRI. C'est notamment elle qui réalise les diagnostics et se rend maître du foncier pour faire avancer la réhabilitation.

Édition du vendredi 5 février 2010

La DUP estimée nécessaire sur 12 bâtiments au moins

DR

Sète – La "DUP" estimée nécessaire sur 12 bâtiments au moins

RAPPEL : L'utilité publique est aussi demandée sur des immeubles ne comportant aucun logement dégradé
L'association Cette Évolution a scindé en trois la "salve" de 40 bâtiments inclus par la ville dans la demande d'utilité publique.

Elle estime ainsi la DUP justifiée pour une première tranche de 12 bâtiments, comportant 64 logements dégradés ou insalubres (notamment rue de Tunis) pour seulement 31 en état moyen ou bon. Justifiée également « même si dans ce cas, la menace d'expulsion semble excessive », lui paraît être la demande de DUP sur une "2 e tranche" où ont été pointés 19 logements dégradés ou insalubres, pour 77 en état moyen, toujours sur 12 bâtiments.

En revanche, Cette Evolution demande donc le retrait des 16 autres bâtiments (qui ne comportent aucun logement insalubre ou dégradé) de la DUP. On y trouve le 23 de la rue Carnot mais aussi le 27 rue Sémard,  celui qui abrite en rez-de-chaussée le local du PC. Il comporte cinq logements jugés en "état moyen", aucun n'étant estimé dégradé ou insalubre. Or les prescriptions de la SA Elit concernant cet immeuble sont : réfection des menuiseries, ferronneries, la révision de la toiture, de l'escalier, une « redistribution des surfaces habitables pour améliorer la qualité résidentielle ». Rien que ça. Faut-il comprendre que si la DUP passe et que les propriétaires se refusent à engager des travaux, ils seront expulsés avant une vente du bâtiment au prix des Domaines ?

Édition du vendredi 5 février 2010

la parole aux riverains

DR

Sète – Demain la parole aux riverains

Nous poursuivrons demain notre tour d'horizon des immeubles inclus dans le Périmètre de restauration immobilière et visés par la demande d'utilité publique (DUP). Avec, notamment, le témoignage de résidants qui saisissent mal la raison pour laquelle leur appartement, ni dégradé, ni insalubre, est inclus dans une telle procédure. Car si celle-ci est acceptée, ils craignent d'être tenus de réaliser les travaux définis par l'aménageur, ou de consentir à céder un logement qui leur est cher.

Parallèlement à ces témoignages, nous mettrons également le doigt sur quelques-unes des adresses où l'utilité publique se justifie pleinement - elles sont nombreuses - tant l'insalubrité y règne en maître, en plein cœur de Sète...

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05/12/2008

Midi Libre 4/12/3008 - Revue de Presse PRI

SETE :  Édition du jeudi 4 décembre 2008

Coincés dans les tiroirs...

Parmi les paramètres ralentissant l'avancée du Plan de restauration immobilière (Pri) : la pauvreté de la ville en "logements tiroirs" permettant de reloger résidents et commerçants dont les immeubles sont touchés par des travaux lourds.

Un problème qui a notamment fait surface rue Euzet avec, outre le cas des Ets Aprile et Vié, celui de locataires qui, au n° 26 de la rue, sont en attente d'un relogement - les propositions de la SA Elit n'ayant semble-t-il pas permis de régler le problème à ce jour.

Un souci inhérent à tout Pri, plus criant sur Sète, qui n'a pas empêché le chargé d'opération de la SA Elit de rappeler mardi que les propriétaires et peut-être plus encore les bailleurs ont tout à gagner à voir leur immeubles réhabilités, « au regard de l'état de certains logements dans lesquels les occupants sont parfois obligés de vivre.»

A condition, toutefois, comme l'a dit un résident, qu'ils puissent y revenir une fois les travaux finis. En s'acquittant de loyers quasi similaires à ceux qu'ils payaient avant les travaux. Une crainte que la SA Elit et la Ville ont tenté de dissiper en rappelant que dans presque tous les immeubles réhabilités seront proposés des logements à loyers conventionnés. Dont devraient bénéficier prioritairement ceux qui étaient là avant les travaux ?

SETE :  Édition du jeudi 4 décembre 2008 - Quartier des 4-Ponts - Le centre sportif Clavel sera rénové

Une réunion était organisée mardi autour du plan de restauration immobilière. L'initative de l'association des 4-Ponts de solliciter la tenue d'une réunion sur le devenir immobilier du quartier « tombait bien », comme l'a dit, mardi soir, François Commeinhes, puisque Ville et SA Elit (partenaire essentiel du Plan de restauration immobilière sur l'îlot sud) comptaient prendre langue avec les résidents.

Une réunion sise au centre sportif Clavel, où plus de 150 Sétois avaient fait le déplacement pour entendre élus et techniciens préciser les contours de ce que sera le quartier dans les cinq ans à venir. D'emblée, le maire rassurait la présidente du comité de quartier, Béatrice Gaeta, et l'assemblée, sur un sujet leur tenant particulièrement à coeur : la survie, ou plutôt la résurrection du centre Clavel.

Un équipement structurant du quartier, à l'architecture "stalinienne", mais particulièrement bien pensé qui, a assuré le maire, « sera restauré ». Seront ainsi inscrites au budget 2009, les sommes nécessaires aux premières études « en vue de la réhabilitation totale de l'édifice, qui s'échelonnera sur 2 à 3 ans ».

Ceci étant dit, Philippe Roussel, chargé d'opération Sud pour la SA Elit, rappelait que« la SA Elit n'intervient que sur les immeubles étant destinés à être entièrement restaurés la différence d'une Opération programmée d'amélioration de l'habitat, Ndlr) » et que l'objectif est bien de « lutter contre les marchands de sommeil ».

Et le technicien de dresser ensuite le bilan des actions engagées - et parfois achevées - dans le cadre du Plan de restauration immobilière : un immeuble de 42 logements livré en 2007 rue Euzet (à l'angle de la rue Clavel) ; la réalisation de 13 logements , dont 4 conventionnés, après réhabilitation du n° 26, rue Euzet ; le regroupement des n° 7 et 9 rue Fondère pour la réalisation de 10 logements accessibles aux personnes à mobilité réduite ; la réalisation de 5 logements conventionnés au 41 rue Clavel. Ces projets étant « les plus avancés, le permis de construire ayant été obtenu ».

A noter, en outre et à venir, la réalisation de 50 logements, avec accession sociale, toujours rue Euzet (2 e tranche en cours) , « une fois les commerçants relogés » et enfin un projet de 40 logements avec parkings, rue de la Savonnerie, après destruction de l'ancienne imprimerie.

Des "avancées" qui, hormis le problème du manque de logements tiroirs, ont été relativement bien perçues dans la salle, quelques résidentes regrettant même que ça n'aille « pas assez vite ». Certaines contraintes, évoquées çà et là, auront permis de comprendre pourquoi .... Photo Vincent ANDORRA 

PERPIGNAN :  Édition du lundi 1 décembre 2008 -

Fabrice Villard : "Le logement social a un coût"

Les services municipaux estiment qu'en ville pas moins de 8 000 logements insalubres doivent être "traités".  

Un chantier énorme qui aujourd'hui est entre les mains de Fabrice Villard délégué au sein du conseil municipal à la politique du développement du logement. Pour réaliser ces rénovations il faut des moyens et du temps.

L'opposition municipale tire à boulets rouges sur le programme concernant Saint-Matthieu, ce qui a le don d'énerver l'élu."La ville a initié dans le quartier Saint-Jacques, et notamment rue de la Révolution française des actions de réhabilitation, assure Fabrice Villard, et personne n'a rien trouvé à redire. Nous faisons le même type d'opération à Saint-Matthieu et là on nous accuse de gaspiller de l'argen t public. "

Vente à perte ?
Ce que pointent du doigt les conseillers municipaux d'opposition, c'est le différentiel financier entre l'achat des immeubles par la ville dans le périmètre de restauration immobilière (pour un montant de plus d'un million d'euros), et la vente de ces mêmes immeubles à un opérateur privé pour 550 000 euros.  "Bien sur que nous avons une différence entre ces deux sommes, convient Fabrice Villard. A l'achat nous étions en concurrence avec des sociétés immobilières et des particuliers, nous avons dû nous plier au prix du marché. Ensuite il faut réhabiliter. Nous ne le faisons pas nous-mêmes, ce n'est pas notre métier ". 

Comme par exemple transformer les 39 logements existant en 25, donc plus grands, plus aérés plus accessibles. Outre les travaux sur la structure même des immeubles, il y a une obligation financière, car contractuellement les logements une fois terminés et qui seront à la vente, devront l'être en dessous de la valeur du marché, nous sommes dans une opération sociale, soit 1 800 euros le m 2 en moyenne. 

"Evidemment avec toutes ces contraintes, poursuit l'adjoint au maire, les opérateurs ne se sont pas bousculés pour prendre en charge le chantier. C'est l'entreprise Fondeville et sa filiale Agir qui ont accepté le marché". Et comptablement pour que l'opération immobilière soit rentable au bout du bout le prix d'achat maximum qu'il était possible d'accepter pour le lot était de 550 000 euros. CQFD.

Locataires toujours  prioritaires
A ce jour les immeubles concernés par le périmètre sont toujours la propriété de la ville. Si tout est conforme, alors la mairie signera le permis, encaissera les 550 000 euros, Fondeville deviendra propriétaire et les travaux pourront enfin commencer. Par contre il faudra que tous les locataires aient été relogés. 

Sur l'ensemble du périmètre 25 familles ont déjà déménagé, il en reste encore 3 "à convaincre". "Nous leur avons fait plusieurs propositions, assure l'élu, les locataires sont aussi prioritaires pour retrouver à la fin de l'opération leur logement restauré et réhabilité, le tout toujours avec un prix de logement social".

Oui, mais la différence sera là aussi. Les loyers payés actuellement par les locataires toujours en place sont (très) inférieurs au prix du marché, et encore bien moins chers que l'équivalent en logement social. On peut comprendre qu'ils aient alors des réticences pour déménager.

Denis Dupont 

22:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : pri, logements tiroirs, prix du marché, prix conventionés | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

03/12/2008

Réunion de Quartier 4 Ponts - Projets immobiliers de l'Ilot Sud

Télécharger l'enregistrement audio en mp3 de la rencontre ici

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01:08 Publié dans Actualités | Lien permanent | | Tags : pri, rénovation, 4 ponts, ilot sud | | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

01/12/2008

Quartier des 4-Ponts« Nous voulons en savoir plus... »

Édition du lundi 1 décembre 2008

DR

V. A.

L'association présidée par Béatrice Gaeta a sollicité et obtenu des élus une réunion autour du devenir de l'Îlot sud.

 

Vous avez créé, il y a presque 10 ans, l'association de quartier des Quatre-ponts. Dans quel objectif ?
Il s'agissait de se porter à l'écoute de tous ceux qui vivent et travaillent ici, d'insuffler de la convivialité et du lien social et enfin de définir, quand c'est nécessaire, le contenu des nos interventions auprès des institutions pour améliorer le cadre de vie.

En 10 ans, vous avez vu  le quartier évoluer. Quel bilan en tirez-vous ?
Franchement, l'évolution du quartier est assez positive. Nous avons constaté bien des améliorations en terme de salubrité publique et de réhabilitation. Alors certes, tout cela manque encore d'espaces verts et / ou aérés, comme de petites places, mais globalement, nous sommes satisfaits.

Pourquoi, dans ce cas, avoir sollicité la Ville en vue  de l'organisation, demain, de cette réunion rue Clavel ?
Car nous ne voulons pas avancer dans l'inconnu alors que notre quartier est au coeur de toutes les préoccupations. Le thème principal de la réunion sera "les projets immobilier" dans le quartier car nous ne savons pas vraiment où en est la deuxième tranche de réhabilitation de la rue Euzet et nous avons quelques interrogations sur divers projets rue de la Savonnerie, dans les chais Pascal, rue Clavel, ainsi que sur certains bâtiments préemptés rue Pierre-Sémard. Nous voulons en savoir plus.
En outre, nous aimerions nous voir confirmer par le maire François Commeinhes, comme il l'avait dit durant sa campagne, que le centre sportif Maurice-Clavel sera bien conservé et réhabilité

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Avez-vous eu du mal à motiver les élus pour la tenue de cette réunion ?
Pas du tout. J'ai écrit un courrier puis j'ai pris contact avec le cabinet du maire et je vous avoue que ça s'est décidé assez vite.
Nous comprenons qu'élus et techniciens n'ont pas que ça à faire mais estimons aussi qu'il est bien, une fois par an, de faire le point.
Demain mardi à 18 h 30, la réunion impulsée par l'association de quartier des 4-Ponts, aura lieu dans la salle de gymnastique du complexe sportif Maurice-Clavel.

Le maire François Commeinhes devrait y participer au côté des élus concernés par les questions d'urbanisme, ainsi que des techniciens de la Ville et de la SA Elit, partenaire du PRI.

Recueilli par Pa.C.